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2012, un bilan en Bleu (6/6) : le changement, c’est maintenant

Publié le 18 décembre 2012

Des nouveaux joueurs, un nouveau sélectionneur, un nouveau maillot, un nouvel adversaire ; mais aussi toujours pas de défaite contre l’Ukraine, une invincibilité contre l’Allemagne qui se prolonge...

2012, année tournante

Les années tournantes sont celles qui voient un changement de sélectionneur. La plupart du temps, celui-ci intervient à l’été, après une phase finale (c’était le cas en 2004, en 2002, en 1998 et en 1992, pour s’arrêter aux vingt dernières années). Et hormis 1998, où Aimé Jacquet avait quitté le poste sur un titre mondial, le nouveau sélectionneur récupère une équipe en plein doute, ou désertée par ses cadres (Amoros et Fernandez en 1992, Dugarry et Djorkaeff en 2002, Zidane, Thuram, Makelele et Lizarazu en 2004 ou Henry et Gallas en 2010). Et la plupart du temps, les débuts du nouveau sélectionneur sont convenables, à l’exception de Gérard Houllier (deux défaites en 1992 contre le Brésil et en Bulgarie) ou de Laurent Blanc (deux échecs en Norvège et contre la Biélorussie).

Quant à Laurent Blanc, sa trajectoire en équipe de France aura été étrangement parallèle à celle de Jacques Santini : mandat de deux ans, annonce (plus ou moins officielle) de son départ avant la compétition, élimination en quart de finale après une longue série d’invincibilité.

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Martin, M’Vila, Benzema, Cabaye et Sakho lors de la présentation du maillot extérieur. Aucun d’entre eux n’a brillé cette année.

Un nouveau maillot

L’édition 2012 de la tunique à virgule n’aura pas connu la même réussite qu’en 2011, puisque les Bleus étaient restés invaincus. Ils se sont inclinés deux fois avec la version blanche (pourtant la plus réussie des deux) à l’Euro contre la Suède et l’Espagne, mais la bleue à rayures façon pyjama n’a pas été plus efficace contre le Japon en octobre. Les fétichistes retiendront que c’est en blanc et avec un short bleu nuit que l’équipe de France a obtenu ses deux victoires de prestige en février en Allemagne et en novembre en Italie.

Six débutants

Cette année d’Euro n’a pas été propice aux essais, mais il est vrai que Laurent Blanc en avait fait beaucoup en 2010-2011. Morgan Amalfitano a été le seul nouveau joueur lancé au premier semestre, sans lendemain. Didier Deschamps s’est plutôt appuyé sur l’existant : sur ses cinq essais, deux n’ont pour l’instant pas eu de suite (Chantôme contre le Japon et Trémoulinas dans le temps additionnel contre l’Italie). Christophe Jallet est plutôt un remplaçant, Mapou Yanga-Mbiwa a manqué les trois derniers matches et Etienne Capoue a profité des nombreux forfaits dans l’entrejeu. Aucun n’a pour l’instant gagné un statut de titulaire.

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Morgan Amalfitano contre l’Allemagne en février. Pour l’instant sa seule sélection en Bleu.

Huit nouveaux buteurs

La relative discrétion des attaquants a profité aux nouveaux buteurs de 2012 qui sont au nombre de huit, parmi lesquels trois défenseurs (Adil Rami, Mathieu Debuchy et Christophe Jallet) et trois milieux (Yohan Cabaye, Abou Diaby et Etienne Capoue). Olivier Giroud et Jérémy Menez sont les seuls joueurs offensifs du lot.

Quatre nouvelles villes d’accueil

Cette année, les Bleus seront passés pour la première fois au Mans et à Valenciennes, et auront découvert à l’étranger les villes de Brême et de Parme.

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Le stade du Hainaut à Valenciennes, où les Bleus ont battu l’Islande le 27 mai dernier.

Un nouvel adversaire

L’Estonie est le 84e adversaire des Bleus depuis 1904. Et en Europe, il ne reste plus que six sélections à n’avoir jamais joué contre la France : le Kazakhstan, le Liechtenstein, la Macédoine, la Moldavie, le Monténégro et Saint-Marin.

Les premières

Si l’Euro ne restera pas dans les mémoires côté performances, il aura apporté au moins deux premières statistiques : pour la première fois, l’équipe de France a battu un pays organisateur, en l’occurrence l’Ukraine, en phase finale. Les Bleus s’étaient inclinés quatre fois (Angleterre 1966, Argentine 1978, Pays-Bas 2000 et Afrique du Sud 2010) et avaient fait un nul (Suède 1992). Et pour la première fois également ils ont perdu en compétition contre l’Espagne, les treize défaites précédentes ayant toutes été concédées en amical.

La série d’invincibilité record de 1994-96 (30 matches) tient toujours, mais celle de monte à 23 (deuxième meilleure série de l’histoire), mais celle de 2003-2004 (21 matches) a été dépassée : La seule trace de Laurent Blanc dans l’histoire de la sélection a pris la forme d’une série de 23 matches sans défaite entre 2010 et 2012 (16 victoires et 7 nuls). Didier Deschamps, dont la série en cours s’élève à deux rencontres, fera-t-il aussi bien ?

Ce qui ne change pas

Après tous ces changements, voyons un peu ce qui n’a pas bougé en 2012 :
- Les Bleus sont toujours invaincus contre l’Ukraine (quatre victoires et trois nuls depuis 1999). Parmi les adversaires plus souvent rencontrés, quatre n’ont jamais battu la France : la Finlande, l’Irlande du Nord, Chypre et l’Islande.
- l’équipe de France n’a plus perdu contre l’Allemagne depuis le mois d’août 1987, soit plus de 25 ans.
- Marvin Martin n’a toujours pas perdu avec les Bleus en quinze sélections (9 victoires, 6 nuls). Seuls Ludovic Giuly (17) et Eric Di Meco (23) ont fait mieux.
- Les trois derniers France-Uruguay avant celui du mois d’août (2002, 2008 et 2010) s’étaient terminés sur un 0-0. Donc la rencontre du Havre a abouti à un 0-0. Rendez-vous dans quelques mois peut-être, pour la tournée sud-américaine.
- Ne pas gagner le premier match d’une phase finale est toujours mauvais signe pour la suite. Hormis à la rigueur 1982 (défaite initiale contre l’Angleterre, puis demi-finale) et 2006 (nul contre la Suisse, finale), une élimination précoce en est la conséquence logique (premier tour en 1966, 1978, 1992, 2002 et 2010, quart de finale en 2004). Et pour la quatrième fois d’affilée, c’est par un match nul que les Bleus ont débuté. Une bien mauvaise habitude à perdre au Brésil.



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