2012, un bilan en bleu (4/6) : les attaquants

Publié le 12 décembre 2012

Quatre quasi-indéboulonnables pour trois postes : en 2012, l’attaque aura été le secteur le moins soumis à la concurrence. Franck Ribéry est d’ailleurs le seul des 36 sélectionnés de l’année à avoir participé à tous les matches.

Devant, rien de nouveau

Comme dans l’article consacré aux milieux de terrain, il convient de préciser d’abord de quoi on parle avec les attaquants : à partir d’un schéma tactique en 4-3-3, le plus souvent utilisé en ce moment, sont considérés comme attaquants les milieux offensifs excentrés, ainsi bien entendu que les avant-centres. Ainsi, huit joueurs ont été appelés dans ce secteur de jeu en 2012 : Franck Ribéry et Hatem Ben Arfa à gauche, Jérémy Ménez et Jimmy Briand à droite, Karim Benzema, Olivier Giroud, Bafétimbi Gomis et Louis Saha en pointe.

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Huit joueurs pour trois postes, c’est peu (il y en a eu douze pour quatre postes en défense et seize pour trois postes au milieu), et cela signifie qu’il existe une hiérarchie claire dans ce secteur, qui est pourtant celui le plus concerné par les remplacements en cours de match. Ainsi, Franck Ribéry n’a manqué aucune rencontre, même s’il a été remplacé six fois. Karim Benzema, Olivier Giroud et Jérémy Ménez ont joué douze fois, avec des temps de jeu très variables : l’avant-centre du Real totalise ainsi presque autant de minutes sur le terrain que le joueur d’Arsenal et celui du PSG réunis, comme on le voit sur le schéma ci-dessous où les minutes jouées sont indiquées en bleu). Giroud et Ménez ont d’ailleurs été plus souvent remplaçants (sept fois) que titulaires (cinq), alors que Benzema et Ribéry ont été titularisés douze fois chacun.

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Jérémy Ménez a obtenu la confiance de Deschamps et a gagné sa place de titulaire sur le côté droit.

Hatem Ben Arfa (cinq matches, mais aucun en entier) et Bafétimbi Gomis (quatre sélections pour moins d’une heure de jeu cumulé) viennent ensuite, alors que les participations de Jimmy Briand et de Louis Saha (un quart d’heure chacun) sont anecdotiques.

Karim et Olivier, pas le couple de l’année

La très belle prestation d’Olivier Giroud à Brême contre l’Allemagne a lancé le débat qui a duré au moins jusqu’en septembre : faut-il aligner deux attaquants de pointe, à savoir l’ex-Montpelliérain et Benzema, dans un dispositif plutôt en 4-4-2 ? Laurent Blanc ne s’y est jamais vraiment plié, alternant un Benzema titulaire et un Giroud remplaçant (contre l’Islande, la Serbie, l’Estonie et l’Ukraine) avant d’aligner les deux quelques instants en fin de match contre la Suède (7 minutes) et l’Espagne (11).

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Olivier Giroud a marqué deux buts décisifs en Allemagne en février et en Espagne en octobre.

Il faudra attendre les débuts de Deschamps contre l’Uruguay pour voir enfin le duo Benzema-Giroud titularisé, mais l’heure de jeu commune n’a débouché sur rien de concluant. L’expérience est renouvelée contre la Biélorussie pendant une heure, sans résultat non plus, et pendant une mi-temps face au Japon, avec un nombre de passes famélique entre les deux attaquants (cinq). En Espagne, Giroud remplace Benzema en toute fin de match et égalise, et contre l’Italie le Madrilène est forfait mais le Londonien ne montre pas grand chose avant d’être remplacé par Gomis. Retour à la case départ, donc.

Le minimum syndical

L’autre constat que l’on peut faire pour 2012, c’est que si les Bleus ont peu marqué (21 buts en 14 matches, dont 13 sur les 4 premières rencontres amicales), les attaquants se sont attribués à peine la moitié de ce total. Ribéry a fait mouche quatre fois, Benzema, Giroud et Ménez deux fois chacun, ce qui est bien peu, même si le Munichois et le Madrilène n’ont pas été avares de passes décisives (cinq chacun, plus trois de Giroud).

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Franck Ribéry et Karim Benzema ont été meilleurs passeurs que buteurs cette année. Ils sont aussi les attaquants les plus capés.

Il serait tout de même temps que Benzema retrouve le chemin des filets : 2012 aura été pour lui une année noire, avec seulement un doublé contre l’Estonie le 5 juin dernier. En comparaison, Giroud n’a marqué lui aussi que deux fois, mais ses buts ont eu beaucoup plus de poids : le premier a ouvert la voie à une victoire de prestige en Allemagne, le second a contraint l’Espagne au partage des points à Madrid. Il n’est donc pas exclu qu’en 2013, la complémentarité impossible entre les deux hommes se transforme en concurrence acharnée.

A paraître le 25 octobre

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