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2014, un bilan en bleu (3/6) : les milieux

Publié le 17 décembre 2014, mis à jour le 11 décembre 2016

C’est le secteur de jeu le plus stable cette année. Prenez Cabaye en sentinelle, placez Matuidi en relayeur à gauche et Pogba en meneur à droite, vous obtenez le cœur du 4-3-3 modèle 2014.

Sur ce tableau récapitulatif de l’année, les victoires apparaissent en bleu, les nuls en gris et les défaites en rouge. Les temps de jeu pour les titulaires sont en blanc sur fond de couleur, ceux pour les remplaçants sont en couleur sur fond blanc. A droite, le temps de jeu cumulé en minutes.

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Le triangle au milieu a pris le dessus

Le 4-3-3 s’est clairement imposé en 2014. Mathieu Valbuena a été le plus souvent utilisé comme attaquant droit, même s’il avait tendance naturellement à repiquer dans l’axe et à se retrouver dans la position d’un numéro dix dans un milieu en losange. Il sera donc traité cette année parmi les attaquants. Quatre fois seulement Didier Deschamps a opté pour un milieu à quatre, et à chaque fois, c’est parce qu’il alignait ensemble Benzema et Giroud (ou Lacazette).

Sissoko, le couteau suisse

Yohan Cabaye en pointe basse, Blaise Matuidi à gauche et Paul Pogba à droite forment le triangle type du 4-3-3 privilégié par Deschamps à onze reprises. Moussa Sissoko arrive juste après au temps de jeu, mais ce dernier a été utilisé essentiellement comme remplaçant de Pogba : il n’a joué au milieu comme titulaire que deux fois, contre la Suisse et l’Albanie, les deux fois en configuration en 4-4-2.

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Il a également été positionné cinq fois titulaire sur l’aile droite en 4-4-2 contre l’Arménie, l’Espagne, l’Equateur et la Jamaïque et en 4-3-3 contre la Serbie. Il se pose donc plus comme alternative au trio de base que comme concurrent direct. Et même s’il peut occuper tous les postes du milieu, le faire jouer sur l’aile droite est un peu dommage. On aurait aimé le voir jouer contre l’Allemagne, où sa percussion et son volume de jeu auraient pu gêner la défense adverse.

Cabaye perd du terrain

Pour autant, la position de Yohan Cabaye semble moins assurée à l’automne qu’auparavant. Le Nordiste joue très peu au PSG, et ses performances en bleu sont plutôt décevantes depuis la coupe du monde. Ce poste de sentinelle devant la défense reste l’un des chantiers de Deschamps d’ici l’Euro. Benjamin Stambouli, qui s’est un peu perdu à Tottenham, pourrait être un postulant, plus que Rio Mavuba qui pâtit du naufrage lillois et qui, à trente ans, ne représente pas l’avenir.

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Matuidi sur les traces de Tigana

Auteur de très grosses prestations en club et brillant au Brésil, Blaise Matuidi semble lui incontournable sur le flanc gauche du milieu de terrain, surtout si c’est Evra qui occupe le couloir. Ses quatre buts contre les Pays-Bas, la Jamaïque (doublé) et la Suisse ont montré aussi qu’il était un bon tireur et qu’il n’hésitait pas à se projeter vers la surface et à tenter sa chance. Sa combativité et sa capacité à ratisser un nombre incalculable de ballons en font un élément essentiel dans la lignée d’un Tigana, la finition en plus.

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Pogba toujours prometteur, mais…

2014 aurait pu être l’année de Paul Pogba. Le milieu de la Juventus a encore progressé, mais il est loin de son apogée, ce qui est tout à fait normal pour un joueur de 21 ans. Au Brésil, il a fait étalage de sa classe avec des gestes techniques que l’on n’avait plus vu depuis Zidane, mais il a pêché plusieurs fois par excès d’engagement ou, au contraire, par facilité et nonchalance, notamment sur des ballons perdus qui auraient pu coûter très cher.

Il lui manque encore de la maturité et de la régularité. Il devrait atteindre sa plénitude entre 2016 et 2022. C’est l’atout principal des Bleus à moyen terme. A court terme, c’est déjà un titulaire indiscutable : il a joué une poignée de minutes de moins que Raphaël Varane (une demi-heure), mais il est le seul des 34 joueurs à ne pas avoir manqué le moindre match.

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Schneiderlin, le cinquième homme

Ces quatre joueurs-là (Mathieu Valbuena est traité dans les attaquants) ont cannibalisé la plupart du temps de jeu du milieu français cette année. Ils n’ont laissé que des miettes à Morgan Schneiderlin — qui à défaut de s’imposer, a été titularisé trois fois à l’automne et s’est solidement installé dans le groupe — et à Rio Mavuba que l’on n’a plus revu depuis le Brésil. Joshua Guilavogui, Clément Grenier et Maxime Gonalons n’ont fait de brèves apparitions.



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