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Décembre dans la cheminée

Publié le 3 décembre 2010

Si les Bleus ne jouent plus lors du dernier mois de l’année, calendrier normalisé oblige, décembre leur a plutôt réussi, surtout en compétition. A condition d’éviter les Pères Fouettard belges, qui les ont battus cinq fois.

En France, on aime bien se moquer de nos voisins Anglais, dont le championnat redouble d’intensité pendant la trêve des confiseurs, avec le traditionnel Boxing day le 26 décembre. Et pourtant, à une époque pas si lointaine, l’équipe de France disputait un match le jour de Noël. Ce fut le cas le 25 décembre en 1952 (défaite contre la Belgique, 0-1 à Colombes), en 1955 (rebelote contre la Belgique, défaite 1-2 à Bruxelles), en 1957 (match nul 2-2 contre la Bulgarie au Parc) et la dernière fois en 1963 (on vous le donne en mille, contre la Belgique, et encore une défaite au Parc 1-2). On pourrait ajouter à cette liste un match joué peu avant le réveillon, le 24 décembre 1944 (toujours contre la Belgique au Parc, victoire 3-1).

Si les résultats en amical sont plutôt mauvais, dès que les matches avaient de l’enjeu, l’équipe de France trouvait généralement les ressources pour finir l’année sur une bonne note. Ce fut le cas lors des trois derniers matches de décembre, en 1981 contre Chypre (victoire 4-0 et qualification pour le Mundial espagnol), en 1984 contre la RDA (victoire 2-0, la douzième de l’année en douze matches) et en 1994 contre l’Azerbaïdjan (victoire 2-0 en Turquie, à Trabzon). De quoi compenser dux défaites cuisantes contre la Bulgarie en 1971 et en 1961, qui coûtèrent aux Bleus une qualification pour la coupe d’Europe des Nations et pour la coupe du monde au Chili et contre la Yougoslavie en 1949.

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8 décembre 1984, France-RDA au Parc. Victoire 2-0 et carton plein des Bleus avec un record (douze victoires sur douze) qui tient toujours.

Ce match d’appui (Français et Yougoslaves s’étaient séparés sur deux nuls 1-1 à Belgrade et à Colombes en octobre) devait déterminer laquelle des deux équipes participerait à la première coupe du monde de l’après-guerre, au Brésil. A Florence, sur terrain neutre, la Yougoslavie l’emporte 3-2 après prolongations. La France est éliminée, puis repêchée fin avril 1950 suite à l’abandon de l’Ecosse. Mais après deux défaites en amical contre l’Ecosse (0-1) et surtout la Belgique (1-4), la Fédération française décide de déclarer forfait ! Le motif officiel était la trop grande distance entre les deux villes du premier tour, Porto Alegre au sud du pays et Recife, au nord. Le motif officieux était plutôt le faible niveau de l’équipe, dont les dirigeants craignaient qu’elle se ridiculise en Amérique du sud. Peut-être aurait-il fallu faire de même l’été dernier, avant de franchir l’équateur pour la troisième fois en coupe du monde...

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11 décembre 1949, France-Yougoslavie à Florence. Défaite 2-3 après prolongations.



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