Passage de témoin dans un vestiaire à Mexico

Publié le 15 septembre 2010, mis à jour le 15 août 2017

France-Italie 1986, huitièmes de finale de la coupe du monde. C’est la mi-temps. Dans le vestiaire du stade olympique de Mexico, Henri Michel donne quelques consignes, Platini encourage ses troupes. Depuis Clairefontaine en 1998, Djorkaeff et Blanc commentent.

La scène se passe il y a 24 ans, soit une génération, à une époque où Matuidi, Benzema, Lloris et Mvila n’étaient pas nés. Nous sommes le 17 juin 1986 au stade olympique de Mexico, plus précisément sous les tribunes, dans les vestiaires des Bleus. Ceux-ci mènent 1-0 face à l’Italie en huitièmes de finale de la coupe du monde, et s’ils continuent à bien gérer leur avance, un quart de finale somptueux les attend contre le Brésil. Les traits sont marqués, la chaleur (il est un peu moins de treize heures) et l’altitude sont les principaux adversaires des champions d’Europe en titre.


 

On voit Henri Michel, sélectionneur de l’époque, expliquer aux joueurs que Gérard (Banide), placé dans les tribunes, lui a dit « chaque fois qu’on a le ballon, qu’on écarte, ils sont emmerdés ». Le souci de passer par les ailes, déjà, alors que les Bleus jouaient en 4-4-2 avec Platini en pointe d’un losange, juste derrière les deux attaquants (Rocheteau et Stopyra). On voit Luis Fernandez reprocher quelque chose à Platini, qui lui tourne le dos, puis le même Platini qui tape dans les mains et secoue tout le groupe : « allez, les mecs, c’est le moment ou jamais aujourd’hui, on mène 1-0 à la mi-temps, on est bien. »

En même temps, on voit soudain Youri Djorkaeff, installé devant un grand écran, commenter les différents temps de la pause. On est le 7 juin 1998 à Clairefontaine, à quelques jours du début d’une autre coupe du monde. Comme en 1986, l’Italie et le Brésil seront sur la route des Bleus, et comme en 1986, les Bleus vont les éliminer.

Le deuxième témoin de ce sujet bref, c’est Laurent Blanc. En observant ce qui se passe dans le vestiaire de Mexico, pense-t-il déjà à cette époque, bien lointaine, où ce sera lui le sélectionneur ? « Certains arrivent à mieux analyser une mi-temps que d’autres, explique-t-il, à eux de faire en sorte que l’équipe progresse en deuxième mi-temps. »

1986, 1998, 2010 : de Mexico à Sarajevo en passant par Clairefontaine, tous les douze ans un passage de témoin.

A paraître le 2 novembre

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