Pour 2018, ce n’est pas gagné !

Publié le 25 juillet 2015

Les Bleus joueront leur place pour la Russie contre les Pays-Bas, la Suède, la Bulgarie, la Biélorussie et le Luxembourg. Un tirage plutôt cruel pour la 22e nation au classement Fifa... Retour sur les bêtes noires et les porte-bonheur en phase qualificative.

La date du tirage du Mondial 2018, basé sur le classement FIFA plus d’un an avant le début de la phase qualificative (du 4 septembre 2016 au 10 octobre 2017), risquait de coûter très cher aux Bleus, actuellement 22e au classement mondial et 15e pays européen.

Ça n’a pas raté : de Saint-Petersbourg, Didier Deschamps ramène une bonne migraine et quelques gros poissons dans sa valise : Pays-Bas, Suède, Bulgarie, Biélorussie et Luxembourg. Rappelons que le premier des 9 groupes sera qualifié d’office, les 8 meilleurs deuxièmes se disputeront les 4 places restantes en novembre 2017 en barrages aller-retour.

Ciel, les Pays-Bas !

Ce ne sera que la deuxième fois que l’équipe de France va croiser celle des Pays-Bas en phase qualificative d’un Mondial ou d’un Euro. Le seul et unique précédent, c’était en 1981. Battus à Rotterdam (0-1), les Bleus de Platini s’étaient imposés en novembre au Parc (2-0) et avaient privé les vice-champions du monde du voyage en Espagne. La dernière fois qu’ils se sont retrouvés en compétition, les Pays-Bas l’avaient largement emporté en Suisse à l’Euro 2008 (4-1).

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La Biélorussie, on commence à connaître, pour l’avoir rencontrée en 2010-2011 avec une défaite au SdF (0-1) suivie d’un nul à Minsk (1-1) puis en 2012-2013 avec deux victoires, à domicile (3-1) et à l’extérieur (4-2).

Suède et Bulgarie, pas vraiment des amis

La Suède est la principale bête noire des Bleus : à chaque fois que l’équipe de France a rencontré les Scandinaves, elle a été éliminée. Pour la coupe du monde 1970 (0-2 et 3-0), pour l’Euro 1980 (2-2 et 3-1) et pour la coupe du monde 1994 (2-1, 1-1). L’équipe de France a perdu le dernier match de compétition joué contre les coéquipiers de Zlatan, en juin 2012 en Ukraine (0-2).

Si la Bulgarie n’a plus rien à voir avec l’époque dorée des années 86-94 (demi-finaliste de la coupe du monde aux Etats-Unis), c’est l’un de nos adversaires les plus souvent rencontrés en phase qualificative : cinq fois depuis 1961. Et deux qualifications pour trois éliminations, avec un piteux bilan de quatre victoires, un nul et six défaites...

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Enfin, le Luxembourg est un grand classique des phases qualificatives. Le Grand Duché est l’adversaire préféré des Français, qui l’ont croisé sept fois depuis 1934. Treize victoires sur treize, bien sûr, mais une élimination en 1979 (la Tchécoslovaquie avait terminé devant la France et la Suède, le Luxembourg fermant la marche).

Bêtes noires et porte-bonheur

L’équipe de France a rencontré 38 adversaires différents en phase qualificative de coupe du monde depuis 1933 et d’Euro depuis 1967. A noter qu’elle n’a pas disputé cette phase en 1930 (sur invitation), 1938, 1984 (pays organisateur) 1998 (pays organisateur) et 2002 (tenant du titre). Les coupes d’Europe des Nations 1960 et 1964 n’avaient pas de phase qualificative, mais des confrontations en aller-retour [1]. Elle s’est qualifiée 17 fois, pour 10 éliminations.

Le Luxembourg a donc rencontré sept fois, devant l’Eire (6), la Bulgarie, l’Islande et la Norvège (5), la Belgique, Chypre, Israël et la Yougoslavie (4), les Féroé, la Roumanie, la Suède et l’Ukraine (3). L’Angleterre l’Allemagne et le Portugal n’ont jamais été rencontrés en phase qualificative.

Les trois bêtes noires des Bleus sont l’URSS, la Hongrie et la Suède : à chaque fois qu’ils ont croisé la route de l’équipe de France, cette dernière a été éliminée (pas forcément par ces équipes-là). En 1971 par la Hongrie, en 1973 par l’URSS et en 1993, 1979 et 1969 par la Suède.

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Contre la Bulgarie, la Finlande, la RDA et la Norvège, le bilan est également négatif avec plus d’éliminations que de qualifications. 3 sur 5 contre la Bulgarie, 1 sur 2 contre la Finlande et la RDA, et 4 sur 5 contre la Norvège (une qualification en 1965 pour deux éliminations en 1989, 1987, 1971 et 1969). La seule fois où les Bleus se sont qualifiés en sortant du groupe norvégien, c’était en 1965.

Contre trois autres adversaires, le bilan est équilibré : l’Ecosse (qualification en 2007, élimination en 1989) et 1977, la Yougoslavie (qualifications en 1985 et 1965, éliminations en 1989 et 1949) et la Tchécoslovaquie (qualification en 2005, élimination en 1993).

Enfin, les portes-bonheur des Bleus, les adversaires contre lesquels l’équipe de France s’est toujours qualifiée, sont l’Ukraine (2013, 2007 et 1999), la Roumanie (2011, 2009 et 1995) et les Féroé (2009, 2007 et 2005) devant l’Espagne (2013 et 1991), la Biélorussie (2013 et 2011), la Géorgie (2013 et 2007), l’Autriche (2009 et 1991), l’Albanie (2011 et 1991), la Lituanie (2009 et 2007) et la Pologne (1995 et 1967).

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Si on regarde maintenant les résultats obtenus contre ces 38 adversaires en phase qualificative, hormis la Bulgarie, mieux valait éviter la Belgique (3 défaites, 2 victoires, 2 nuls), l’Ecosse (3 défaites, 1 victoire) et la Hongrie (1 défaite, 1 nul). La RDA, l’URSS et la Yougoslavie ont souvent posé des soucis aux Bleus, mais ces sélections n’existent plus. A noter enfin que la Suisse et la Hongrie n’ont jamais perdu contre la France en phase qualificative.

Les Bleus joueront-ils leur place en coupe du monde via les barrages, comme en 2009 (Irlande) et en 2013 (Ukraine) ? C’est l’hypothèse la plus probable. Elle pourrait même y retrouver l’un de ses précédents adversaires, si ces derniers finissent derrière le Pays de Galles et la Croatie. On en reparle à l’automne 2017, mais d’ici-là, il y a un Euro à la maison à disputer...

[1A partir de 1968, une phase qualificative par groupes a été mise en place avant les quarts de finale par aller-retour, puis des demi-finales en un seul match chez l’un des demi-finalistes.

A paraître le 25 octobre

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