Accueil > Un nom sur un maillot > Toutes les listes depuis 1996

télécharger l'article au format PDF

Toutes les listes depuis 1996

Publié le 12 mai 2016, mis à jour le 1er juin 2016

PNG - 21.7 koMorgan Schneiderlin a remplacé Lassana Diarra dans la liste des 23. L’occasion de mettre à jour notre article comparatif sur les entrants et les sortants depuis vingt ans que les Bleus sont présents à chaque phase finale.

Sur les graphiques ci-dessous, sont représentées les listes deux à deux (1996-1998, 1998-2000...). En bleu, les joueurs qui ont été reconduits d’une phase finale à l’autre. En orange, les joueurs appelés lors de la première phase finale mais pas dans la seconde, et en vert les joueurs appelés uniquement pour la seconde phase finale.

A la suite des joueurs reconduits et des nouveaux joueurs appelés, figure le nombre de participations en phase finale pour de la deuxième liste. Enfin, le temps de jeu indiqué à droite en pourcentage correspond à celui de la deuxième phase finale du graphique. Par exemple, au Mondial 1998 Laurent Blanc a disputé sa troisième phase finale et a joué 71% du temps.

2016 : ça bouge en attaque

Par rapport à sa liste de 2014, Didier Deschamps a initié dix changements,
dont sept nouveaux joueurs en phase finale (Benoît Costil, Christophe
Jallet, Samuel Umtiti, N’Golo Kanté, Dimitri Payet, Anthony Martial et
Kingsley Coman) et trois rappelés des précédentes listes (Stève Mandanda,
Adil Rami, et André-Pierre Gignac).

PNG - 155.6 ko

C’est moins qu¹en 2014 (14 dont 12 nouveaux) ou 2012 (13 dont 11 nouveaux)
ou 2010 (12 dont 10 nouveaux). Il faut remonter à 2006 pour trouver une
liste avec autant de joueurs maintenus (13) et aussi peu
de nouveaux joueurs (7). Le nombre de rappelés (3) est lui aussi inédit,
jusqu’à présent il n¹y en avait eu qu’au maximum deux. Il y en avait même quatre avec Lassana Diarra avant qu’il ne déclare forfait le 31 mai.

PNG - 21.3 ko

Les anciens ont repris le pouvoir

Pour une analyse plus fine, regardons maintenant le temps de jeu moyen des anciens (en y incluant celui des rappelés) comparé à celui des nouveaux sur la période 1996-2014. Alors que le temps de jeu moyen des anciens était en nette baisse en 2010 et 2012 (et celui des nouveaux en forte hausse), signe d’un renouvellement en profondeur de l’effectif, Deschamps s’est essentiellement appuyé sur les anciens (Lloris, Evra, Debuchy, Matuidi, Benzema, Valbuena...) au Brésil en 2014. Même s’il a initié un rajeunissement des cadres en titularisant Varane, Sakho, Pogba et Griezmann.

PNG - 26.4 ko

Du côté des coiffeurs

Enfin, il est intéressant de recenser le nombre de joueurs qui ne sortent jamais du banc lors d’une phase finale. On peut s’en douter, les nouveaux sont évidemment plus nombreux que les anciens dans ce rôle ingrat, 22 contre 13 depuis 1996. Les anciens à n’avoir pas joué lors d’une phase finale sont plutôt rares : Alain Boghossian (2002), Jean-Alain Boumsong (2006), Patrick Vieira (2008) et Mathieu Valbuena (2012).

En bonne logique aussi, plus le nombre de matches est élevé, moins il y a de joueurs inutilisés (sauf en 2006 où cinq joueurs ne sont pas entrés en jeu). Ainsi, les éditions où les Bleus ont été éliminés au premier tour sont fatales aux nouveaux appelés : quatre n’ont pas joué en 2002 et 2008, et trois en 2010. Mais en 2014, avec cinq matches disputés, Didier Deschamps a laissé sur le banc trois nouveaux (dont deux gardiens).

Si on ne tient compte que des joueurs de champ, ils sont 18 à s’être retrouvés scotchés au banc depuis 2002. Et parmi eux, il y en a quatre de la liste actuelle : Lassana Diarra (en 2008), Laurent Koscielny et Blaise Matuidi (en 2012) et Eliaquim Mangala (en 2014) auxquels il faut ajouter Stève Mandanda (en 2008, 2010 et 2012). Mangala et Mandanda attendent toujours de disputer leurs premières minutes en phase finale.

Depuis 2006, l’équipe de France évolue donc avec 18 ou 19 joueurs seulement et un seul gardien. On verra si l’Euro 2016 en sollicitera plus, sachant que l’élément décisif est le troisième match du premier tour. En cas de victoires lors des deux premières sorties, le sélectionneur peut être tenté de faire tourner son effectif. Ce n’est pas l’option que Didier Deschamps avait retenue contre l’Equateur en 2014.

1998 : Petit, retour gagnant

Ce que nous apprennent ces graphiques que nous reprenont sur la période 1996-2014, c’est l’apport effectif des changements dans une liste. Cet apport ce mesure en temps de jeu effectif. Par exemple, en 1998, Aimé Jacquet change dix joueurs par rapport à l’Euro 1996. Hormis Lionel Charbonnier, troisième gardien, tous vont participer à l’aventure à des degrés divers. Petit, repêché de l’Euro 92, joue les trois quarts du temps, Henry et Trezeguet environ la moitié. Candela, Vieira et Pires ne font que des apparitions, mais les deux derniers se signalent par une passe décisive chacun. Parmi les anciens, Barthez et Lizarazu sont présents du début à la fin, alors que Desailly (expulsé contre le Brésil) Thuram (préservé face au Danemark), Deschamps et Djorkaeff ne manquent pas grand chose.

PNG - 173.4 ko

2000 : adieu les Auxerrois

En 2000, Roger Lemerre ne change rien ou presque. Il écarte les trois Auxerrois et se passe d’Alain Boghossian, blessé. Ramé, troisième gardien, ne joue pas, Micoud n’apparaît que contre les Pays-Bas, Wiltord est remplaçant et Anelka alterne en pointe avec Dugarry. On voit très bien l’effet d’une qualification acquise dès le deuxième match du tournoi : les temps de jeu sont mieux répartis, avec au moins un match entier pour Lama, Lebœuf et Karembeu.

PNG - 203.6 ko

2002 : on passer à 23

Deux ans plus tard, le sélectionneur fait face aux arrêts de Lama, Deschamps et Blanc, ainsi qu’à la blessure de Pires. Ses choix se limitent à la mise à l’écart de Karembeu et d’Anelka. Et il bénéficie d’un joueur supplémentaire, la liste passant de 22 noms à 23. Cinq des appelés ne jouent pas la moindre minute, alors que Makelele et Djibril Cissé ne font que des apparitions au cours d’un tournoi il est vrai très abrégé. Les cadres font clairement défaut : Zidane ne joue qu’un match sur trois, Henry est exclu après 25 minutes du deuxième, Djorkaeff débute contre le Sénégal puis disparaît.

PNG - 197.4 ko

2004 : Gallas se fait une place

Pour l’Euro portugais, Jacques Santini appelle neuf joueurs nouveaux plus Robert Pires. Landreau et Govou ne jouent pas, Rothen, Boumsong, Saha, Marlet et Pedretti ne se montrent que quelques minutes. William Gallas est le seul à se faire une place, alors qu’Olivier Dacourt joue les utilités. Chez les anciens, qui sont cinq à jouer leur cinquième phase finale, Barthez, Thuram, Zidane et Henry sont inamovibles, alors que Trezeguet ne manque presque rien. Sauf le cadre, évidemment...

PNG - 181.4 ko

2006 : Alou Diarra en clone de Vieira

En Allemagne, Raymond Domenech joue la continuité, avec seulement sept changements, dont trois tout à fait anecdotiques : Givet et Chimbonda ne sortent pas du banc, et Dhorasoo à peine. Alou Diarra ne joue qu’une heure et quart, mais c’est pour l’essentiel en finale de coupe du monde ! Abidal, Malouda et Ribéry gagnent eux une place de titulaire. Il y a très peu de mouvements dans l’équipe, comme en témoigne le temps de jeu famélique de Govou, Saha ou de Trezeguet.

PNG - 194.7 ko

2008 : Evra, Toulalan, la relève ?

Pour l’Euro austro-suisse, dix nouveaux arrivent, plus Nicolas Anelka qui fait son retour huit ans après l’Euro 2000. Les deux gardiens remplaçants, ainsi que Squillaci et Lassana Diarra ne jouent pas. Nasri et Gomis ont tout juste le temps de se montrer, alors que Evra et Toulalan sont titulaires. A noter que quatre joueurs seulement disputent l’intégralité des trois rencontres : Coupet, enfin titulaire, Gallas, Makelele et donc Toulalan. Aucun attaquant ne joue plus de 70% du temps, et Vieira fini sa sixième phase finale avec un zéro pointé.

PNG - 174.4 ko

2010 : Gallas et Ribéry sont dans un bateau

En Afrique du Sud, toutes les lignes bougent. Mais ça ne profite pas à Planus et Réveillère, et à peine à Valbuena. Lloris, Diaby et Sagna s’imposent comme titulaires et jouent tous les matches. Parmi les anciens, seuls Gallas et Ribéry en font autant, dans un collectif en pleine crise. Une fois de plus, la ligne d’attaque est atomisée, avec un temps de jeu qui varie entre 20 et 43%.

PNG - 169.4 ko

2012 : Valbuena l’incompris

En 2012, Laurent Blanc change tout ou presque. Mais sur ses onze nouveaux auxquels il ajoute Nasri et Benzema, quatre ne jouent pas (les deux gardiens remplaçants, Koscielny et Matuidi) et deux autres n’ont que des miettes (Martin et Giroud). C’est toujours mieux que Valbuena, qui ne sort jamais du banc. Lloris, Rami et Ribéry font quant à eux un carton plein.

PNG - 161.7 ko

2014 : Pogba et Varane pour préparer l’avenir

Encore un gros renouvellement pour la coupe du monde 2014 : déjà fortement remaniée au départ, la liste initiale a vu arriver Ruffier et Cabella pour pallier les forfaits de Mandanda et Ribéry, mais aussi Schneiderlin, qui lui remplace un nouveau, Clément Grenier. Sur les quatorze nouveaux appelés, deux (Landreau et Sagna) ont déjà participé à une phase finale, mais douze découvrent le haut niveau. Ruffier, Cabella et Mangala ne joueront pas la moindre minute, alors que Rémy et Mavuba auront moins d’une demi-heure pour se montrer. De tous les débutants, ce sont Raphaël Varane (389 minutes) et Paul Pogba (354) qui joueront le plus.

PNG - 157.2 ko

Et pour finir...

Cet article a été publié initialement en mai 2014, avant la coupe du monde au Brésil. Il sera mis à jour en cas de changement dans la liste des 23 pour l’Euro 2016, et au terme de celui-ci avec les temps de jeu de chaque joueur.



Voir le profil de Bruno Colombari sur LinkedIn



SPIP Site sous spip 3.0.17 et le plugin zpip | Hébergé par Mutins
Contact | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
Sauf mention contraire, le contenu rédactionnel de cette page est sous contrat Creative Commons.

Visiteurs connectés : 3