Un premier tour de chauffe avant les chocs

Publié le 1er décembre 2017

Le Pérou, l’Australie et le Danemark seront les adversaires des Bleus en Russie pour le premier tour de la Coupe du monde. Une entrée en matière idéale, mais gare aux huitièmes...

L’équipe de France n’a généralement pas trop de raison de se plaindre du tirage au sort de la Coupe du monde, et ce n’est pas en 2018 que ça va commencer. Depuis les épisodes 1966 (Angleterre, pays organisateur et futur vainqueur, Uruguay et Mexique) et 1978 (Argentine, pays organisateur et futur vainqueur, Italie et Hongrie), les Bleus ont toujours figuré parmi les deux meilleures équipes de leur groupe. Le dernier tirage un peu ardu remonte à 2002 avec l’Uruguay, le Danemark et le Sénégal, mais c’est une impression rétrospective. En décembre 2001, il n’y avait certainement pas de quoi inquiéter une équipe championne du monde et d’Europe.

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On se souviendra aussi que les tirages 2006 (Suisse, Corée du Sud et Togo), 2010 (Afrique du Sud, Uruguay et Mexique) et 2014 (Suisse, Honduras et Equateur) ont été particulièrement cléments, même s’ils ont engendré des parcours très différents : une finale en Allemagne, une élimination calamiteuse en Afrique du Sud et un un quart de finale correct au Brésil.

C’est d’ailleurs depuis 2014 que les joueurs de Deschamps ont renoué avec la bonne habitude de commencer le tournoi par deux victoires, s’évitant un troisième match couperet comme en 2002 contre le Danemark (0-2), en 2006 face au Togo (2-0) et en 2010 contre l’Afrique du Sud (1-2).

On leur souhaite évidemment d’en faire autant en juin prochain face à l’Australie (le 16) et au Pérou (le 21), ce qui permettrait à Deschamps de faire tourner son équipe de départ contre le Danemark (le 26) et de ménager des forces pour la suite.

Le baromètre danois, le yoyo australien et l’exception péruvienne

Des trois adversaires, un seul a déjà été rencontré en phase finale : le France-Danemark du 26 juin sera le sixième du genre, le troisième en Coupe du monde (1998, 2002), les trois autres ayant eu pour cadre l’Euro (1984, 1992, 2000). Les Rouge et Blanc seraient même les porte-bonheur attitrés des Bleus sans les accrocs de Malmö en 1992 (1-2) et surtout Incheon en 2002 (0-2) qui avait précipité l’élimination prématurée des champions du monde en titre.

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Auparavant, les croiser au premier tour avait été synonyme de victoire finale, tant en 1984 (1-0 au Parc) qu’en 1998 (2-1 à Lyon) et en 2000 (3-0 à Bruges). Disons en tout cas que les Danois sont le baromètre de l’équipe de France. L’histoire récente est en tout cas très favorable aux Bleus, avec sept victoires et trois défaites depuis 1983.

L’Australie a croisé une fois la route des l’équipe de France en compétition, c’était à Taegu, en Corée du Sud, en juillet 2001, pour une défaite pour le moins inattendue (0-1). Les trois autres oppositions, toutes amicales, se sont soldées par un nul (en 2001 à Melbourne, 1-1) et deux victoires (1-0 à Kobé en 1994 et 6-0 au Parc en 2013). Des résultats aux allures de yoyo avec tout de même trois fois sur quatre un score très serré.

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Enfin, le Pérou n’est pas seulement l’équipe du chapeau 2 la plus abordable de la compétition : c’est aussi une des deux sélections invaincues contre les Bleus [1]. Certes, il n’y a eu qu’une seule confrontation depuis 1904, en avril 1982 au Parc, mais elle a été perdue (0-1).

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Un huitième contre la Croatie ?

La chance légendaire du sélectionneur ayant tout de même ses limites, les choses vont probablement se corser dès le huitième de finale. L’équipe de France sera opposée à une équipe du groupe D, de loin le plus relevé du plateau. Ce sera l’Argentine, l’Islande, le Nigéria ou la Croatie. La logique voudrait que l’Albiceleste finisse première et les Croates deuxièmes, auquel cas les Bleus pourraient affronter (s’ils finissent premiers de leur groupe) la plus redoutable équipe du chapeau 2. Ce serait aussi une revanche de la demi-finale de 1998, puisque la confrontation au premier tour de l’Euro 2004 s’était achevée par un score nul (2-2).

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Un quart contre l’Uruguay ?

Si l’obstacle est franchi, le tour suivant ne sera pas non plus de tout repos (mais un quart de finale mondial ne l’est jamais). Le huitième correspondant à celui des Bleus opposera le premier du groupe A (celui de la Russie et de l’Uruguay) au second du groupe B (Espagne et Portugal). Ce qui pourrait donner, si l’Espagne et l’Uruguay finissent en tête de leur groupe, un huitième Uruguay-Portugal très indécis, avec quand même un petit avantage aux Sud-Américains et leur duo d’attaque Suarez-Cavani.

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Le Brésil en demi ?

Il s’en est fallu de pas grand chose pour avoir un Brésil-France en demi-finale à Belo Horizonte en 2014, on l’aura peut-être à Saint-Petersbourg en 2018. Pour ça, il faudrait que les joueurs de Tite finissent premiers de leur groupe et battent l’Angleterre ou la Belgique en quarts. Ces deux derniers feraient toutefois des adversaires plus prenables.

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Et l’Allemagne en finale ?

S’ils viennent d’écarter deux ex-champions du monde en élimination directe, les hommes de Deschamps devraient jouer le titre contre l’Espagne, l’Argentine ou l’Allemagne, cette dernière ayant un tableau a priori plus simple avec sans doute la Serbie en huitième et la Colombie en quart. Une finale France-Allemagne, ça aurait de l’allure, et c’est surtout inédit : les précédentes confrontations en phase finale ont eu lieu en quart (2014), en demi (1982, 1986 et 2016) ou pour la troisième place (1958).

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[1Avec le Sénégal, rencontré une fois en 2002 (0-1 à Séoul).

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