Platini, 29 juin 1984 : « on peut tomber du balcon ! »

Publié le 21 juin 2011 - Bruno Colombari

Deux jours après la victoire en finale de l’Euro 84 contre l’Espagne, Michel Platini répond aux questions d’un journaliste de FR3 Lorraine. Il explique qu’il compte jouer encore deux ans à la Juve, puis partir aux Etats-Unis. Il ne parle pas de la coupe du monde, mais admet qu’il sera difficile de maintenir un tel niveau de jeu.

A l’occasion du 56ème anniversaire de Platoche, un sujet diffusé sur FR3 Lorraine le 29 juin 1984, deux jours après la victoire à l’Euro face à l’Espagne. Platini ne le sait pas encore, mais il est alors au sommet de sa carrière. « On n’est pas des superstars, on peut tomber du balcon ! » répond-il, faussement modeste, au journaliste qui l’interroge à la mairie de Nancy.

« Au sommet de mon art ? Je ne sais pas, je n’espère pas. Vous savez, quand on gagne tout, on ne peut que se casser la gueule. On ne peut que tomber ». En 1985, il remporte la coupe d’Europe avec la Juventus, mais le carnage du Heysel casse quelque chose en lui, une certaine innocence, le plaisir du jeu. Il remporte encore un Ballon d’or, mais déjà le déclin est amorcé. Blessé à la cheville, il joue sous infitration la coupe du monde au Mexique où l’altitude et les deux très gros matches face à l’Italie et au Brésil achèvent de le griller, même s’il marque pour l’occasion ses deux derniers buts.

Et il ne finira pas sa carrière aux Etats-Unis, il laissera ça à Djorkaeff et à Henry. Mais il perdra pas mal de cheveux et gagnera beaucoup, beaucoup de kilos.


 

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

SOUTENEZ LE SITE

Si vous appréciez les contenus de Chroniques bleues, vous pouvez apporter votre contribution, à partir de un euro.

En savoir plus

Soutenez chroniquesbleues sur Tipeee