2020, un bilan en bleu (1/6) : les matchs

Publié le 3 décembre 2020 - Bruno Colombari

La rétro de cette année 2020 pleine d’imprévus commence avec, comme d’habitude, une première partie consacrée aux matchs. Six victoires, une qualification, beaucoup de buts marqués et quelques trous d’air sans conséquence.

2020 aura été l’année la plus étrange de l’histoire de l’équipe de France, du moins depuis 1945. Alors que ce devait être celle où Didier Deschamps allait tenter un double doublé inédit (champion du monde puis d’Europe en tant que sélectionneur, vingt ans après l’avoir été en tant que joueur), on aura eu à la place un grand vide de huit mois, un Euro annulé, et huit matchs compressés en 73 jours à l’automne, dont cinq joués à huis clos.

# Genre Date Ville Adversaire score
864 qLN 17/11/2020 Saint-Denis  Suède 4-2
863 qLN 14/11/2020 Lisbonne  Portugal 1-0
862 Amical 11/11/2020 Saint-Denis  Finlande 0-2
861 qLN 14/10/2020 Zagreb  Croatie 2-1
860 qLN 11/10/2020 Saint-Denis  Portugal 0-0
859 Amical 07/10/2020  Saint-Denis Ukraine 7-1
858 qLN 08/09/2020 Saint-Denis  Croatie 4-2
857 qLN  05/09/2020 Solna  Suède 1-0

Huit matchs donc, total le plus faible depuis 1997 mais le plus élevé de l’histoire sur les cinq derniers mois de l’année. Et au final, six victoires pour une défaite et un nul, et surtout une qualification pour le carré final de la Ligue des Nations, là où les mêmes avaient échoué en 2018. On relèvera que les deux résultats les moins probants (le 0-0 face au Portugal en octobre et le 0-2 contre la Finlande en novembre) ont été signés à domicile et lors des deux seuls matchs sans but marqué côté français.

Cinq victoires et un nul en compétition : mission accomplie

C’est donc une année certes tronquée, mais statistiquement correcte avec trois victoires serrées à l’extérieur, contre des adversaires pas faciles (Suède, Croatie et Portugal) et trois matchs prolifiques à domicile avec les 4-2 contre la Croatie et la Suède et le 7-1 face à l’Ukraine. La défaite contre la Finlande est autant surprenante (après huit victoires en autant de confrontations) qu’anecdotique, ayant été obtenue lors d’un match amical pour le moins mal placé, et avec une équipe bis alignée sans préparation sérieuse.

Dans le détail, on peut faire comme au patinage artistique en écartant la meilleure et la plus mauvaise note : d’évidence, les deux amicaux contre l’Ukraine et la Finlande n’avaient pas lieu d’être et ont été disputés dans des conditions très contestables. Autrement dit, il ne sert pas à grand chose de retenir quoi que ce soit du 7-1 contre une Ukraine décimée par le Covid ni du 0-2 contre la Finlande.

Restent donc les six matchs de compétition. Il ne faut pas se fier aux scores : la rencontre la plus maîtrisée et la plus riche en jeu et en occasions est celle contre le Portugal en novembre à Lisbonne, qui devient le match-référence depuis le titre mondial de 2018. Les deux victoires contre la Croatie ont été plutôt chanceuses, alors que celles contre la Suède ont été obtenues au terme d’un match sans grand relief à l’aller et plus débridé au retour.

Un certain manque de concentration en début de match à domicile

Les Bleus ont mené au score pendant 323 minutes (sur un temps de jeu total de 720), soit un peu plus que les moments où le score était nul (299). Et encore, ils n’avaient qu’un seul but d’avance pendant 215 minutes, ce qui est assez peu. Mais il est notable de constater qu’à l’extérieur, ils ont systématiquement tiré les premiers, en première période en Suède et en Croatie, en début de deuxième au Portugal, après s’être procuré quatre occasions franches en première mi-temps. Et hormis face au Portugal à domicile et contre la Finlande, ils ont toujours marqué les derniers, pas forcément très tard d’ailleurs.

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Si on cumule toutes les période où ils ont eu au moins deux buts d’avance, ça représente 108 minutes, toujours à domicile (Croatie, Ukraine et Suède). Enfin, ils ont été menés au score pendant 98 minutes : un peu plus d’une heure contre la Finlande, 24 minutes contre la Croatie en septembre et 12 minutes face à la Suède en novembre. Les trois fois, on le notera, à domicile. Et pour les deux derniers cas, ils ont su renverser le score et l’emporter 4-2.

Efficace dans le dernier quart d’heure de chaque période

Cette année, c’est dans le dernier quart d’heure de chaque m-temps que les Bleus ont été le plus efficaces : 6 buts entre la 30e et la 45e minute, 5 entre la 75e et la 90e. Mais ils ont connu des trous d’air en début de match (en étant menés au score par la Croatie à la 17e et par la Suède dès la 4e), à la demi-heure de jeu (deux buts encaissés en trois minutes contre la Finlande, ce qui n’arrive pas souvent), et deux autres en début de deuxième mi-temps, contre l’Ukraine et la Croatie. En revanche, ils n’ont encaissé qu’un seul but dans le dernier quart d’heure, lors du dernier match de l’année contre la Suède (à la 88e).

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