Bleu de presse #49

Publié le 18 novembre 2021 - Bruno Colombari - 1

Le déclic de Mbappé en octobre raconté par Martin Mosnier, Le Graët parle de Benzema dans Le Parisien, la fin du SdF pour les Bleus envisagée par Nicolas Ksiss-Martov, les clubs qui ont pesé le plus lourd en internationaux français dans L’Equipe et François da Rocha en podcast sur l’équipe de France.

Pour Eurosport, Martin Mosnier retrace le parcours de Mbappé du tir au but manqué à Bucarest contre la Suisse jusqu’à son action extraordinaire qui clôture l’année des Bleus à Helsinki. « Son tir au but raté en 8e de finale face à la Suisse a injustement cristallisé les reproches, pas toujours injustes eux, sur ses excès d’individualisme durant la compétition. Trois ans après son explosion à la Coupe du monde, Mbappé était enseveli par le monstre qu’il avait créé, semblait se débattre avec impuissance et se murait dans un silence de plomb qui n’arrangeait pas les jugements, souvent excessifs, sur sa personne. ». Le déclic serait venu de son interview dans L’Equipe le 5 octobre dernier. « Après des mois de silence passés à maugréer son Euro et à attendre un transfert au Real, il a repris la main sur sa carrière. Depuis son interview, il en est à 10 buts et 9 passes décisives en 9 matches. Tout est devenu plus facile, plus fluide. » Et c’est rien de le dire : « Mbappé a inscrit sept buts lors de ses sept dernières sélections soit autant que lors des 24 précédentes. Mieux, il vient de marquer 44% de ses buts en Bleu depuis la Coupe du monde en Ligue des Nations et lors du double rendez-vous de novembre. C’est dire le volume qu’il a pris en un mois. »

« Un rêve de gamin », c’est ainsi que Mattéo Guendouzi a qualifié ses débuts en équipe de France, à la 67e minute du match contre la Finlande mardi soir. « C’est une très grande fierté et beaucoup d’émotion, a confié Matteo Guendouzi en conférence de presse. C’est un rêve de gamin qui vient de se réaliser ce soir. C’est le rêve de tout footballeur de jouer avec la plus belle équipe du monde. Je suis très heureux, j’espère que c’est la première d’une longue série. Ça faisait pas mal de rassemblements que j’étais ici mais je sais qu’il y a de très grands joueurs à mon poste, une très grande équipe qui fonctionne très bien. J’avais à coeur de pouvoir commencer, j’ai continué à travailler et je suis récompensé de ces efforts aujourd’hui. » Le néo-international, prêté à l’OM depuis le début de la saison, est sous contrat à Arenal jusqu’à 2023. Comme William Saliba, actuellement capitaine chez les Espoirs, il n’était pas considéré comme suffisamment performant pour le club londonien.

Quel que soit le résultat du jugement prononcé le 24 novembre dans l’affaire dite de la sextape, Karim Benzema (qui risque dix mois de prison avec sursis et 75.000 euros d’amende), Noël Le Graët l’a dit dans Le Parisien : son avenir en bleu n’est pas lié au verdict. « Le sélectionneur restera toujours responsable de sa sélection, et Benzema ne sera pas exclu par rapport à une éventuelle sanction judiciaire. Même s’il écope d’une peine de prison avec sursis, il lui reste la possibilité de faire appel d’une condamnation. »

  • Noël Le Graët : « Benzema ne sera pas exclu » propos recueillis par Frédéric Gouaillard dans Le Parisien du 10 novembre.


Un petit message des Irrésistibles Français à la FIFA samedi aux abords du Parc :

Le retour des Bleus au Parc contre le Kazakhstan ne sera-t-il qu’une option sans lendemain ? Pas si sûr, explique Nicolas Ksiss-Martov : « Il intervient dans un contexte bien particulier. La FFF se pose en effet de plus en plus la question de savoir si elle va continuer de lier à ce point son sort à cette seconde cathédrale de Saint-Denis. Une interrogation avant tout économique confortée par le succès des déplacements en province, par exemple à Strasbourg en septembre. Alors que le contrat entre la Fédération et le consortium touche bientôt à sa fin, l’heure du bilan sonne. » Et il n’est pas favorable au SdF, loin de là : « Le stade de France a bénéficié au départ, lors de son lancement à l’occasion de la Coupe du monde de 1998, d’un rapport de force très favorable. L’État a beaucoup cédé aux constructeurs, puis à la structure qui le gère (jusqu’à accorder un dédommagement pour l’absence de club résident) ». Dès lors, pourquoi ne pas jouer régulièrement dans de vrais stades de foot, comme le Parc, le Vélodrome ou la Meinau ?

C’est une riche idée qu’a eue Sébastien Buron : tenter de former des équipes de France à partir des internationaux en fonction de leur club. Le critère n’est pas de choisir les meilleurs poste par poste, mais ceux qui ont obtenu le plus de sélections pendant qu’ils évoluaient dans un club donné. L’étude porte sur les clubs français et les clubs étrangers, et le résultat est étonnant. Pour les clubs étrangers, où il manque la plupart du temps un gardien, Arsenal est très spectaculaire, avec un milieu Petit-Vieira-Pirès-Wiltord et une attaque Henry-Giroud. Chelsea n’est pas mal non plus, avec son entrejeu blindé (Kanté-Makele-Deschamps), mais la Juve n’est pas mal non plus, avec Zidane, Platini et Trezeguet dans un triangle offensif dingue, servi par le trio Deschamps-Matuidi-Pogba. Côté clubs français, la défense nantaise claque : Ayache, Rio, Budzynski et Bossis (même si les latéraux sont placés à l’envers sur le schéma). Presqu’autant que celle de l’OM, avec Amoros, Trésor, Boli et Jean Djorkaeff.

  • Real Madrid, Barça, Arsenal : les équipes de France club par club à l’étranger, par Sébastien Buron sur le site de L’Equipe le 15 novembre


Enfin, François da Rocha Carneiro et Nicolas Ksiss-Martov étaient les invités de @mrfootdefoot sur le thème très intéressant « De quoi l’équipe de France est-elle le nom ? » dans le cadre du podcast Sur la ligne. François y développe plusieurs thèmes qu’on retrouve dans sa thèse consacrée aux Bleus, notamment sur qui sélectionne et qui choisit les représentants de l’élite que sont les joueurs de l’équipe de France. Nicolas Ksiss-Martov rappelle aussi l’importance politique liée à la création de la Coupe du monde en 1930, juste avant l’arrivée du professionnalisme dans l’Hexagone deux ans plus tard, sans parler du rapport à la diversité et des débats qu’il a provoqué depuis le début des années 1980. « C’est trompeur de réduire l’équipe de France à ce seul prisme. Il existe, mais ce n’est pas le seul », précise François da Rocha.

Vos commentaires

  • Le 18 novembre à 10:50, par Richard Coudrais En réponse à : Bleu de presse #49

    La défense nantaise proposée par Sébastien Buron dans L’Equipe, avec Ayache à gauche et Bossis à droite, a en effet une disposition plus nantaise que tricolore. A Nantes, Willy Ayache a plus souvent joué arrière gauche, le poste à droite étant occupé par Michel Bibard, puis Christophe Frankowski. Max Bossis quant à lui, a évolué plutôt à droite durant ses années latérales, le poste à gauche étant pris par Thierry Tusseau... ou Willy Ayache. La tendance est un peu inversée chez les Bleus.

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