Johan Cruyff, ce numéro 14 que les Bleus ont manqué

Publié le 24 mars 2016, mis à jour le 25 mars 2016

Ne cherchez pas dans les archives : Johan Cruyff, sans doute le meilleur joueur européen de tous les temps, n’a jamais joué contre l’équipe de France. Contrairement aux autres géants que furent Pelé, Di Stefano, Puskas ou Maradona.

Il y a comme ça des destins qui ne se croisent jamais. Johan Cruyff, mort le 24 mars à 68 ans, n’aura pas joué contre l’équipe de France. Peut-être est-ce préférable d’ailleurs, tant les Pays-Bas des années 70 semblaient au-dessus de Bleus en phase de reconstruction après une décennie en enfer. Dommage quand même, car à sa toute fin de carrière, il aurait pu croiser Michel Platini, pour qui il était l’idole absolue (« le meillleur joueur de foot de tous les temps », a-t-il déclaré à France Info) : les deux hommes ont joué en sélection simultanément entre le printemps 1976 et l’automne 1977. Cruyff face à Platini, on aurait volontiers payé pour voir cela.

Tout comme on aurait adoré voir, au Mundial 1978, une finale opposant les Pays-Bas de Cruyff à l’Argentine de Maradona... Mais le premier avait déjà pris sa retraite internationale (officiellement pour boycotter le régime argentin, officieusement parce qu’il craignait pour sa sécurité) et le second n’avait pas été retenu par Menotti pour le tournoi, bien qu’il ait débuté en sélection en février 1977, à l’âge de 16 ans.

Dans un numéro spécial de SoFoot qui lui était entièrement consacré l’été dernier, Rocheteau, Tigana (qui portait le numéro 14), Giresse, Genghini ou Fernandez ont exprimé toute l’admiration qu’ils portaient à Cruyff, pour qui il était indiscutablement le plus grand, là où les plus jeunes ne jurent plus que par Messi ou Ronaldo. Si les Bleus ont manqué Cruyff, ils ont croisé la route des quatre autres géants du XXème siècle.

Ferenc Puskàs (1956)

Courageux mais pas téméraires, les Français évitent soigneusement de croiser la route de l’immense équipe de Hongrie des années 50 qui restera invaincue pendant quatre ans. Ce n’est qu’au crépuscule de l’Equipe d’or, comme elle était surnommée, que les Bleus l’affronteront enfin, en octobre 1956 à Colombes. Ils faisaient d’ailleurs bonne figure, en s’inclinant 1-2 à quatre minutes de la fin. C’est le dernier match de Puskas (29 ans) en sélection hongroise (il jouera 4 fois pour l’Espagne en 1961-62).

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Pelé (1958 et 1963)

La bande à Kopa a essuyé les plâtres en Suède en affrontant le Brésil quelques jours avant son premier titre mondial. Pelé est alors présenté comme une curiosité surtout à cause de son jeune âge (17 ans et 8 mois). Ça ne l’empêche pas de faire des misères à la défense française diminuée par la blessure de Robert Jonquet. Il inscrit un triplé en 23 minutes et plie le match à lui tout seul. Cinq ans plus tard, en avril 1963 à Colombes, il remet ça avec un nouveau triplé qui donne la victoire aux Auriverde (3-2).

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Alfredo Di Stéfano (1958, 1959, 1961)

Naturalisé espagnol en 1957, il joue avec la Roja contre la France pour la première fois en mars 1958 (2-2 à Paris), puis en décembre 1959 (4-3 pour la France à Paris), en avril 1961 à Madrid (0-2) et en décembre de la même année à Colombes (1-1). Ce dernier match est d’ailleurs l’ultime match de Di Stéfano en sélection, à 33 ans.

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Diego Maradona (1986)

Deux mois avant l’ouverture du Mundial mexicain fin mars 1986, ce France-Argentine au Parc a des allures de finale potentielle. Mais si Maradona est bien là, Michel Platini est forfait, tout comme Giresse. Les Bleus l’emportent pourtant sur deux buts de Ferreri et Vercruysse (2-0). Diego sera sacré champion du monde à Mexico et ne jouera plus jamais contre les Bleus.

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