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Naguère, des étoiles

Publié le 10 septembre 2007, mis à jour le 20 août 2010

Après chaque match de l’équipe de France, site des cahiers du football publie mes carnets de l’archiviste. La dernière fois, après Italie-France, il était question de la belle série de Landreau, du retour du 0-0 et des matches opposant les Bleus à des champions du monde sortants.

Qui marquera le premier but à Landreau ?
Avec ses sept sélections en six ans, Mickaël Landreau ne pointe qu’à la vingt-septième place des gardiens des Bleus. Mais c’est le seul parmi ses 69 prédécesseurs à ne toujours compter aucun but encaissé sur ses 7 premiers matches. Lama en avait concédé six, Coupet cinq, Bats et Martini quatre, Barthez trois et Ramé deux. Et si certains esprits chagrins remarquaient que le gardien du PSG n’avait pas grand mérite à rester invaincu face à la Nouvelle-Zélande, aux Féroé ou à la Géorgie, il convient de saluer la performance milanaise de celui qui pourrait bien mettre Coupet en concurrence l’année prochaine.

En attendant, Landreau va pouvoir désormais s’attaquer à un autre record, celui de la série d’invincibilité pour un gardien. Elle est codétenue par les champions du monde Barthez et Lama, avec huit matches chacun sans but. Barthez avait réalisé sa série entre juin 2003 et juin 2004, interrompue par le but de Lampard lors de France-Angleterre à l’Euro portugais (2-1). Cette série s’inscrivait dans une autre, plus large, de 11 matches sans but encaissé par les Bleus (Coupet y avait aussi contribué). Mais Bernard Lama avait fait mieux entre septembre 1994 et juillet 1995, puisqu’il avait gardé les cages françaises sans interruption. C’est le Polonais Juskowiak qui avait mis un terme à la série en août 1995.

Nul et vierge sont à San Siro...
On les avait perdus de vue, ces zéro-zéro qui devenaient le symbole de la première année de Domenech (quatre lors des huit premiers matches). Ils s’étaient raréfiés la deuxième saison (un en amical contre l’Allemagne en novembre 2005 et un autre au premier tour de la Coupe du monde contre la Suisse en juin 2006) avant de disparaître après Berlin.

Sans entrer dans la controverse qui oppose les partisans du béton armé et les amateurs de cabanes dans les bois (adverses), on constate qu’avec sept 0-0 en 41 matches, Domenech reste sur des bases élevées : il n’y en avait eu que deux lors des 28 matches dirigés par Santini et quatre en 53 matches passés par Lemerre sur le banc. Le record est détenu par Jacquet, avec neuf 0-0 en 53 matches, dont trois consécutifs. Houllier n’en a concédé aucun (en 12 rencontres), Platini sélectionneur en avait obtenu quatre (sur 29 parties), contre cinq pour Henri Michel (en 36 matches) et pour Michel Hidalgo (en 75 sélections).

Chasseurs d’étoiles
À Milan, les Bleus ont rencontré un champion du monde en titre. Depuis la première Coupe du monde il y a 77 ans, c’est la quinzième fois seulement que ça arrive, et la quatrième fois sur terrain adverse. Les trois premières se sont soldées par des défaites (deux fois en Italie en 1935 et 1938 et une fois en Angleterre en 1969). Les Bleus se sont aussi inclinés à domicile contre l’Italie en juin 1938, en quart de finale d’une Coupe du monde organisée par la France (1-3) et contre le Brésil en 1963 (2-3) avec un triplé de Pelé qui vaudra ce titre tout en nuances de L’Équipe le lendemain : « Pelé 3, France 2 ». La dernière raclée date du 12 mars 1969, un 0-5 essuyé à Wembley contre l’Angleterre de Geoff Hurst (auteur d’un triplé), alors que deux futurs sélectionneurs étaient non pas dans la tribune, mais sur la pelouse : Roger Lemerre en libéro et Henri Michel au milieu.

La première victoire remonte au 23 février 1977. Ce soir-là, au Parc, une bande de gamins (44 sélections en tout, moins que Makelele tout seul) bat l’Allemagne de Beckenbauer, invaincue depuis 1974 ! C’est à la suite de cette victoire historique qu’a été lancée l’appellation contrôlée de « championne du monde des matches amicaux » dont la sélection sera si fière. C’était une autre époque.

Depuis, le bilan est parfait : sept matches joués, trois nuls dont deux sans importance en amical (contre le Brésil, 1-1 en 1997 et 0-0 en 2004) et quatre victoires en compétition, dont trois en phase finale de coupe du monde. L’Italie a perdu son titre le 17 juin 1986 à Mexico (avant-dernier but de Platini avec les Bleus) et le Brésil s’est incliné deux fois, en 1998 et en 2006 dans des circonstances qu’on ne rappellera pas. Le France-Italie de septembre 2006 est le seul de la liste à être une revanche d’une finale mondiale. Govou s’en souviendra toute sa vie.



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