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Tableaux de bord 741 après Pologne-France (0-1)

Publié le 10 juin 2011, mis à jour le 10 octobre 2014

Un gardien qui débute sans prendre de but, une nouvelle victoire face à un futur pays organisateur, une série à deux chiffres, la Pologne terre d’accueil : ce qu’il faut retenir de plus ou moins important après le match de Varsovie.

Un doublé contre les organisateurs

Les Bleus ont joué neuf fois contre le pays organisateur l’année avant le tournoi (Euro ou coupe du monde). La première fois, c’était en 1953 contre la Suisse (défaite 2-4). Vingt ans plus tard, l’équipe de France affronte la RFA et s’incline logiquement (1-2). En 1977, une tournée sud-américaine s’ouvre sur un nul probant (0-0) à Buenos-Aires contre l’Argentine. En 1981, les Bleus s’inclinent en Espagne (0-1), comme en 1987 à Berlin face à la RFA (1-2). En 2001, la coupe des Confédérations voit les deux premières victoires contre des pays organisateurs, en l’occurrence la Corée du Sud (5-0) et le Japon (1-0). En 2005, l’Allemagne vient chercher un nul (0-0) au stade de France, où l’Autriche est battue en 2007 (1-0). La double victoire en Ukraine et en Pologne est-elle de bon augure pour 2012 ? Réponse l’an prochain.

Plus belle la Varsovie

Les Pologne-France sont relativement peu fréquents, puisqu’on n’en compte que six, le premier datant de 1960. Et, chose curieuse, ils ont presque toujours été favorables, puisqu’on compte quatre victoires et deux matches nuls, 14 buts marqués et 4 encaissés. Il est vrai qu’un seul de ces matches a eu lieu pendant la grande période polonaise, entre 1974 et 1982. En comparaison, les France-Pologne à domicile sont moins bons, avec 4 victoires, 3 nuls et deux défaites, dont une cuisante en août 1982 (0-4), un mois après une autre sur terrain neutre en Espagne (2-3 pour la troisième place du Mundial).

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Les séries d’invincibilité à dix matches et plus

Il a fallu attendre la saison 1977-1978 pour voir la première série de dix matches d’invincibilité. Auparavant, et notamment avant-guerre, les Bleus collectionnaient plutôt des séries de défaites. La série record est établie entre 1994 et 1996, avec 30 matches sans défaite donc dix nuls. Entre 1998 et 2006, les séries s’enchaînent presque chaque année tant les défaites sont rares. Depuis, c’est plutôt vaches maigres, puisque avant la série en cours, la dernière datait de 2006 et avait pris fin lors de la défaite en Ecosse en septembre, après 10 victoires et 3 nuls.

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Carrasso, un début sans faute

Le 76ème gardien de l’équipe de France n’a pas encaissé de but pour sa première sélection. Il a fait aussi bien que ses concurrents directs Lloris et Mandanda, ou encore, pour ne remonter qu’aux trente dernières années, Mickaël Landreau (en 2001 contre le Mexique), Stéphane Porato (en 1999 contre la Croatie, première et dernière sélection), Ulrich Ramé (en 1999 contre Andorre), Fabien Barthez (en 1994 contre l’Australie), Bernard Lama (en 1993 contre Israël, match aller remporté 4-0 à Tel-Aviv), Gilles Rousset (en 1990 contre le Koweït) ou Bruno Martini (en 1987 contre la FRA, où il avait remplacé Bats en fin de match).

Ceux qui ont fêté leur première cape au fond des filets ont connu des fortunes diverses : carrière internationale avortée pour Stéphane Ruffier (deux buts encaissés face à la Norvège en 2010), Sébastien Frey (même tarif en Ukraine en novembre 2007), Lionel Letizi (un but face à l’Afrique du Sud en octobre 1997) ou Lionel Charbonnier (deux buts contre l’Italie en juin 1997), et cahotique pour Grégory Coupet (un but face à l’Australie en 2001).

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Mais les trois buts encaissés par Joël Bats contre le Danemark en septembre 1983 ne l’ont pas empêché de garder les buts tricolores à cinquante reprises jusqu’en 1989. C’est beaucoup plus que sa doublure au Mexique, Albert Rust (deux buts contre la Belgique en juin 1986), ou que ses prédécesseurs Jean-Pierre Tempet (un but contre les Pays-Bas en 1982), Pierrick Hiard (deux buts face à la Belgique en 1981) ou Jean Castaneda (un but en Espagne en 1981).

A noter enfin que Cédric Carrasso est déjà le quatrième gardien aligné par Laurent Blanc en moins d’un an, lequel n’a pas touché à la hiérarchie établie par Raymond Domenech depuis 2009. Il est vrai que Ruffier, Mandanda et Carrasso n’ont été titularisés qu’une seule fois chacun, contre neuf fois pour Hugo Lloris.

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