Jour de match 914 : Portugal-France

Publié le 5 juillet 2024 - Bruno Colombari - 1

Pourquoi un enchaînement Portugal puis Espagne serait une bonne nouvelle (à l’Euro uniquement), le code-barres du 914e match des Bleus, le seul précédent du 5 juillet et les stats à surveiller.

3 minutes de lecture
GIF - 3.8 kio

C’est le code barres de Portugal-France.

914e match depuis 1904 : 460 victoires, 192 nuls, 261 défaites, 1645 buts marqués, 1238 encaissés
396e match de compétition : 228 victoires, 86 nuls, 81 défaites, 770 buts marqués, 385 encaissés
48e match à l’Euro : 23 victoires, 14 nuls, 10 défaites, 72 buts marqués, 51 encaissés
111e match sur terrain neutre : 54 victoires, 27 nuls, 29 défaites, 188 buts marqués, 152 encaissés
29e match contre le Portugal : 19 victoires, 3 nuls, 6 défaites, 52 buts marqués, 31 buts encaissés

La question : Portugal puis Espagne, comme en 1984 et en 2000 ?

Il y a parfois des enchaînements de matchs qui interpellent. A l’Euro 1984, les Bleus avaient rencontré cinq sélections qu’ils avaient affrontées en amical en 1983 (Portugal en février, Yougoslavie en avril et novembre, Belgique en mai, Danemark en septembre, Espagne en octobre), avec un succès tout relatif d’ailleurs : 2 victoires, 3 nuls et une défaite. Ça ne les avait pas empêcher de gagner les cinq matchs à l’Euro. Et au cours de celui-ci, les Bleus ont rencontré le Portugal en demi-finale à Marseille puis l’Espagne au Parc en finale. On se souviendra aussi qu’ils avaient battu la Belgique au premier tour.

En 2000, rebelote, mais dans l’autre sens : d’abord l’Espagne en quart à Bruges, puis le Portugal en demi à Bruxelles (en Belgique donc), avec à chaque fois le même score, 2-1, et deux buts de Zidane sur coup de pied arrêté (coup franc, puis pénalty).

A chaque fois, l’histoire s’est très bien terminée, avec deux titres européens au bout, même si en 2000 il a été obtenu en finale face à l’Italie. Cette dernière est déjà en vacances cet été, mais s’ils atteignent ce stade de la compétition, les Bleus feront face à un adversaire inédit en finale (Angleterre, Suisse, Pays-Bas ou Turquie). La logique voudrait que ce soit les Pays-Bas, seul ancien champion d’Europe parmi les quatre possibles, comme l’étaient l’Espagne en 1984 (titrée en 1964) et l’Italie en 2000 (vainqueur en 1968).

Il y a quand même un contre-exemple, c’est celui de 2006. Après avoir sortis l’Espagne en huitièmes (3-1), les Bleus éliminaient le Portugal en demi (1-0), là aussi avec deux buts signés Zidane. Mais cette fois-là l’Italie l’emportait en finale. Comme c’était en Coupe du monde, mais en Allemagne, on espère que le type de compétition est plus important que le lieu de la finale.

Jouer un 5 juillet

Comme pour le 1er juillet, on ne trouve qu’un seul précédent à cette date estivale, et, comme les choses sont bien faites, c’était déjà en Allemagne (à Munich) et déjà un France-Portugal, avec Cristiano Ronaldo, d’ailleurs, qui avait passé une bonne partie de son match allongé par terre. L’attaquant portugais avait alors 21 ans et 37 sélections. Rappelons que les Bleus l’avaient emporté sur un pénalty de Zidane suite à une faute de Ricardo Carvalho sur Thierry Henry dans la surface. Trentième et avant-dernier but de Zizou en sélection, le suivant sera contre l’Italie quatre jours plus tard.

 Portugal (2006) à Munich - 1-0 - CM

Les stats à surveiller

 Quart de finale, attention, danger ! A l’Euro, l’équipe de France en a remporté trois (Pays-Bas 1996, Espagne 2000 et Islande 2016) mais elle en a perdu deux (Grèce 2004 et Espagne 2012), autant qu’en Coupe du monde (Italie 1938 et Allemagne 2014), mais pour six qualifications (Irlande du Nord 1958, Brésil 1986, Italie 1998, Brésil 2006, Uruguay 2018 et Angleterre 2022).
 S’il joue, Antoine Griezmann va égaler le nombre de matchs disputés en phase finale européenne et mondiale par Hugo Lloris (35). Grizou a aussi dans le viseur le record de buts de Platini à l’Euro (9), mais il n’en compte que 7 et n’en a inscrit que 2 depuis la dernière Coupe du monde, en 16 matchs joués. Assez peu probable donc.
 Mike Maignan va tenter d’enchaîner deux clean-sheets consécutives en matchs à élimination directe. Avant lui, Bernard Lama l’avait fait en 1996 (deux fois 0-0 contre les Pays-Bas et la République tchèque), Fabien Barthez deux fois, en 1998 (Paraguay 1-0 et Italie 0-0) et en 2006 (Brésil et Portugal, 1-0) et Hugo Lloris une fois en 2016 (Uruguay 2-0, Belgique 1-0).
 Les Bleus n’ont plus perdu à l’Euro en 90 minutes depuis juin 2012 (Espagne, 0-2). Ils ont enchaîné 8 victoires et 6 nuls depuis 2016, l’unique défaite ayant eu lieu en prolongations contre le Portugal cette année-là.
 En revanche, l’équipe de France sous-performe si le match va au-delà des 90 minutes : la dernière prolongation remportée remonte à novembre 2009 contre l’Irlande (1-1, 0-1 à la fin du temps réglementaire). Elle en a perdue une en 2016 (Portugal, donc) et n’a pas fait la différence en 2021 (Suisse) et en 2022 (Argentine), échouant à la séance de tirs au but, qu’elle n’a plus gagnée depuis 1998.

Les joueurs et les buteurs contre le Portugal

216 Bleus ont affronté le Portugal depuis 1926. Antoine Griezmann et Paul Pogba sont les plus fréquents (6 fois), devant Hugo Lloris, Raphaël Varane, Zinédine Zidane et Roger Marche (5). Dans le groupe actuel, Olivier Giroud et Kingsley Coman l’ont fait 4 fois.

Le meilleur buteur français contre les Portugais est Ernest Vaast aevc 4 buts , dont un triplé en 40 minutes aux côtés de Larbi Ben Barek en 1947. Viennent ensuite Just Fontaine, Youri Djorkaeff et Karim Benzema (auteur d’un doublé en 2021 à l’Euro) et de 31 autres joueurs, dont Jean-François Domergue et son doublé le jour de ses 27 ans en 1984 à Marseille.

209 Portugais ont joué au moins une fois contre l’équipe de France, le plus fréquent étant l’inévitable Cristiano Ronaldo (7 fois), devant Rui Patricio (6), Tamanqueiro, Pepe et Joa Moutinho (5). Côté buteurs, le plus efficace est Fernando Peyroteo (4 buts entre 1940 et 1947), devant José Manuel Soares, qu’on surnommait déjà Pepe dans les années 1927 à 1930 et six joueurs à deux buts dont Cristiano Ronaldo et Eusébio, les deux légendes du football lusitanien.

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Dossier spécial Jeux olympiques