Tableaux de bord 818 après France-Espagne

Publié le 29 mars 2017, mis à jour le 18 septembre 2017

La troisième défaite (en six matches) sans Pogba et Varane, pourquoi l’Espagne aime bien le Stade de France (et les 2-0), la génération 1994 qui se renforce avec Tolisso et Bakayoko : avec les tableaux de bord, pas besoin d’assistance vidéo.

Zoom sur : jouer sans Pogba ni Varane

Depuis quatre ans et leurs débuts face à la Géorgie en mars 2013, Paul Pogba et Raphaël Varane sont, avec Hugo Lloris et Blaise Matuidi, les joueurs de base de Didier Deschamps. Sur les 55 matches joués par les Bleus depuis cette date, il n’y en a que six où Varane et Pogba ont été absents simultanément. Les quatre premiers remontent à leurs débuts, en 2013, où ils ont manqué les deux matches en Amérique du Sud contre le Paraguay (0-1) et le Brésil (0-3) en juin, l’amical en Belgique en août (0-0) et le match qualificatif pour la coupe du monde face à la Géorgie en septembre (0-0). Les deux suivants sont beaucoup plus récents, puisqu’il s’agit du déplacement au Luxembourg (3-1) et de l’amical contre l’Espagne (0-2) en mars 2017.

Le constat est clair : quand ils ne sont pas alignés ensemble, les résultats sont franchement mauvais : une seule victoire (au Luxembourg) pour deux nuls sans but et trois défaites. Par chance, il s’est agit quatre fois sur six de matches amicaux, et les deux en compétition n’ont pas été perdus.

Regardons maintenant ce qui se passe quand l’un des deux est absent. Privés de Paul Pogba (11 fois en 4 ans), les Bleus comptent 36% de victoires pour 45% de défaites. Sans Varane, ils gagnent un peu plus de la moitié des matches (55%) et en perdent un quart. Autrement dit, le milieu de Manchester semble plus influent sur le résultat que le défenseur de Madrid.

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Si on compare maintenant les résultats obtenus lors des 30 matches qu’ils ont joué ensemble avec le total des 55 rencontres sur la période 2013-2017, il y a bien une plus-value Pogba-Varane : 70% de victoires (contre 64%) et 13% de défaites (contre 20%).

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Pour autant, les associer n’est pas une garantie absolue de succès : avec eux, les Bleus ont perdu quand même quatre fois en quatre ans, dont trois fois en compétition face à l’Espagne en mars 2013, contre l’Allemagne en Coupe du monde 2014 et en Albanie en juin 2015. La seule défaite en amical est aussi la dernière de la série, à Wembley contre l’Angleterre en novembre 2015.

L’Espagne aime bien le SdF

C’était la cinquième fois que la Roja venait jouer au Stade de France, ce qui en fait l’adversaire des Bleus le plus fréquent à Saint-Denis depuis janvier 1998 (avec un France-Espagne inaugural, d’ailleurs). C’est la troisième fois que l’Espagne l’emporte après ses victoires de mars 2010 (2-0) et mars 2013 (1-0). Et la septième fois qu’elle gagne en France : à Lyon en 1968 (3-1), à Colombes en 1949 (5-1) et 1927 (4-1) et à Bordeaux en 1922 (4-0). A noter qu’en quatre oppositions au Parc des Princes entre 1978 et 1991, elle s’est inclinée trois fois (et fait un nul).

Voir le tableau des matches

C’est la quatorzième défaite en 88 matches au Stade de France. Outre les trois matches perdus par les Bleus contre l’Espagne, il y en a eu deux en amical face à la Belgique (1-2 en 2002, 3-4 en 2015), trois en compétition contre le Portugal (0-1 en 2016), la Biélorussie (0-1 en 2010) et la Russie (2-3 en 1999) et six en amical contre le Brésil (1-3 en 2015), l’Allemagne (1-2 en 2013), le Japon (0-1 en 2012), l’Argentine (0-1 en 2007), la Slovaquie (1-2 en 2006) et la République tchèque (0-2 en 2003). Didier Deschamps a déjà perdu sept fois au SdF en tant que sélectionneur (en 21 matches dirigés), alors qu’il ne s’était incliné qu’ à une seule reprise en tant que joueur (contre la Russie en 1999) en 14 rencontres.

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0-2, une habitude espagnole

C’est la 43e défaite sur le score de 0-2 depuis 1904. La troisième de l’ère Deschamps (après l’Angleterre en novembre 2015 à Wembley et l’Ukraine en novembre 2013 à Kiev), et la troisième au Stade de France (après la République tchèque en février 2003 et l’Espagne, déjà, en mars 2010). L’Espagne avait également battu les Bleus sur ce score en juin 2012 à Donetsk, en quart de finale de l’Euro.

Voir la matrice des scores

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Lloris rejoint Barthez, avec moins de temps de jeu

La 87e sélection de Hugo Lloris ne lui laissera sans doute pas un meilleur souvenir que celle de Fabien Barthez, le 9 juillet 2006 à Berlin, où ce dernier avait d’ailleurs fini le match capitaine et où il n’avait sorti aucun des cinq tirs au but italiens. Au classement des joueurs, le champion du monde est encore devant pour avoir joué 91 minutes de plus que le gardien de Tottenham, grâce aux prolongations qu’il a disputées lors des phases finales mondiales de 1998 et 2006 et à l’Euro 2000.

Voir le tableau des gardiens

Les arrivées de deux joueurs de la génération 1994, Corentin Tolisso (894e international français) et Tiémoué Bakayoko (895e) permet à Didier Deschamps de devancer Raymond Domenech au nombre de joueurs appelés (70 contre 69), même s’il est encore loin derrière Michel Hidalgo (89 !). Au nombre de débutants lancés en sélection, il dépasse Aimé Jacquet et Stefan Kovacs (34 contre 33) et se rapproche de Domenech (40). Mais là aussi, Hidalgo est inaccessible (64).

Joueur Sel Tps
jeu
mn
%
tit
G N P Buts
11 Hugo Lloris 87 7809 100% 47 22 18 0
30 Olivier Giroud 61 3065 59% 37 9 15 23
58 Laurent Koscielny 44 3672 91% 25 8 11 1
65 Antoine Griezmann 41 2720 76% 29 5 7 15
208 N’Golo Kanté 15 941 67% 12 2 1 1
229 Christophe Jallet 13 1015 77% 7 2 4 1
236 Kevin Gameiro 13 540 46% 6 5 2 3
349 Layvin Kurzawa 7 547 86% 4 2 1 1
389 Samuel Umtiti 6 487 83% 4 0 2 0
445 Ousmane Dembélé 5 192 40% 2 2 1 0
553 Adrien Rabiot 3 130 67% 1 1 1 0
647 Kylian Mbappé 2 77 50% 1 0 1 0
861 Corentin Tolisso 1 80 100% 0 0 1 0
871 Tiémoué Bakayoko 1 45 0% 0 0 1 0
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La feuille de match

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A paraître le 2 novembre

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