Qui sont les 51 finalistes français en Coupe du monde ?

Publié le 31 janvier 2023 - Bruno Colombari

En 1998, 2006 et 2018, ils sont 75 à avoir figuré sur les feuilles de match à Saint-Denis, Berlin et Moscou, plus deux suspendus. Et 51 à avoir eu du temps de jeu, comme titulaire ou remplaçant. Voici le détail joueur par joueur.

9 minutes de lecture
Mise à jour d’un article initialement paru en janvier 2018.

Après l’Argentine-France de Lusail le 18 décembre 2022, ils sont désormais 51 internationaux français à avoir disputé une finale de Coupe du monde. Les deux premières ayant eu lieu à huit ans d’intervalle, quatre joueurs ont participé aux deux (Barthez, Thuram, Vieira et Zidane) tandis que deux autres avaient suivi la première sur le banc et joué la seconde (Henry et Trezeguet). Soit 24 joueurs différents (14 en 1998 et 10 autres en 2006). En 2018, le renouvellement était complet : le seul cumulard était le sélectionneur, Didier Deschamps. Ce qui faisait 14 nouveaux finalistes, donc 38 en tout. En 2022, sur les 18 joueurs qui ont participé à Argentine-France, seulement 5 avaient eu du temps de jeu à Moscou (Lloris, Varane, Griezmann, Giroud et Mbappé). Ce qui fait donc 13 nouveaux.

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Barthez, Thuram, Lloris et Mbappé, les inamovibles

Le premier a détenu le record de sélections pour un gardien pendant près de 15 ans [1], le second a été dépossédé de celui du nombre de matchs joués en équipe de France par le troisième. Et le quatrième n’a pas manqué la moindre minute des deux finales qu’il a jouées, pendant lesquelles il a inscrit le total record de quatre buts. Il était donc logique qu’on les retrouve tous en tête du nombre de minutes jouées en finale mondiale : 210 chacun, soit les 90 minutes contre le Brésil en 1998 et les 120 face à l’Italie en 2006 pour Barthez et Thuram, et les 90 minutes contre la Croatie en 2018 plus les 120 face à l’Argentine en 2022 pour Lloris et Mbappé.

Barthez a été parfait lors de la première finale, hormis une sortie aux poings aventureuse en deuxième mi-temps qui aurait pu coûter un but. Il a été plus en difficulté à Berlin, battu deux fois en première période sur des têtes de Materazzi (égalisation italienne) et Toni (repoussée par la barre). Avec le brassard de capitaine récupéré à la sortie de Zidane, il n’a rien pu faire lors de la séance des tirs au but, en encaissant cinq sur cinq.

Thuram aura fait deux énormes finales à deux postes différents. Contre le Brésil, il joue dans le couloir droit où il ne laisse rien passer et lance des contres ravageurs en première mi-temps. Face à l’Italie, il forme avec Gallas une charnière centrale redoutable contre laquelle Toni ne trouve pas de solution.

Les deux finales de Lloris ne sont pas ses matchs les plus aboutis en sélection : il a encaissé cinq buts en tout, et même s’il n’est fautif que sur un seul d’entre eux (celui de Mandzukic en 2018, face auquel il tente un crochet et il est contré), il n’a pas fait basculer le match du bon côté. Sa prestation contre l’Argentine a toutefois été meilleure, avec plusieurs parades importantes.

Quant à Kylian Mbappé, s’il a été transparent lors des deux premières mi-temps, il est monté en régime par la suite, avec un but à la 65e contre la Croatie, et quelques situations chaudes dans la surface, et évidemment ce doublé express (en 94 secondes !) face à l’Argentine à dix minutes de la fin. Et un deuxième pénalty transformé au bout de la prolongation. Si on ajoute à ces prestations hors normes le but marqué face à l’Espagne en octobre 2021, qui a offert la Ligue des Nations aux Bleus, il ne fait aucun doute que les finales subliment le Bondynois.

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Vieira, Zidane, Griezmann et Varane, la symphonie interrompue

Patrick Vieira aura connu la particularité de disputer deux finales mondiales, mais aucune en intégralité. Avec 70 minutes au compteur, il est même dans les huit Bleus qui ont passé le moins de temps sur le terrain. Contre le Brésil, il entre à un quart d’heure de la fin suite à l’expulsion de Desailly, et délivre une passe décisive à Petit lors de l’ultime contre français. Face à l’Italie, il est le meilleur bleu en première mi-temps mais abandonne dix minutes après la reprise, victime de contractures aux cuisses.

Zidane aura vécu lors de ses deux finales mondiales une sorte de concentré de sa carrière : trois buts improbables (deux de la tête sur corner, pas vraiment une spécialité française, et une panenka presque ratée), des actions de grande classe, et une sortie de route inexplicable, le douzième et ultime carton rouge de sa vie de footballeur professionnel. A dix minutes d’un éventuel deuxième sacre mondial.

Raphaël Varane a souffert lors de ses deux finales, encore plus à la deuxième où il était manifestement hors de forme, et remplacé beaucoup trop tard par Ibrahima Konaté, alors que Messi avait inscrit son deuxième but. Antoine Griezmann est impliqué sur les trois premiers buts français à Moscou, où il a été brillant, mais il est passé à travers de sa deuxième finale, sortant à la 71e minute. C’est encore pire pour Olivier Giroud, déjà très peu vu contre la Croatie, et sorti après 41 minutes face à l’Argentine, pour ce qui était peut-être son dernier match en sélection.

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Sagnol, Gallas, Abidal, Makélélé, Malouda : Berlin n’était pas mûr

Ces cinq-là ont également joué l’intégralité de la finale de 2006, et s’en sont globalement bien tirés. Si Eric Abidal et Florent Malouda ont semblé un peu tétanisés en première période, il faut mettre au crédit du premier d’avoir transformé un tir au but et au second d’avoir provoqué le pénalty. Sagnol a lui aussi marqué un tir au but et failli donner une passe décisive à Zidane en prolongation. Makélélé a pour sa part bien contrôlé le milieu italien.

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Henry, Trezeguet : sur le banc quand il ne fallait pas

Avec Thuram, Barthez, Vieira et Zidane, ils font partie des six joueurs à avoir vécu les deux finales sur la feuille de match. Mais en 1998, Henry et Trezeguet sont restés sur le banc pour la seule fois de la compétition. Huit ans après, Henry est titulaire en pointe, mais ne réussit pas sa finale. Trop isolé devant, il se crée deux occasions nettes en début de deuxième mi-temps sans arriver à les convertir. Il sort juste avant l’expulsion de Zidane.

Le sort de Trezeguet est encore plus cruel. Domenech ne compte pas sur lui en 2006 et s’il remplace Ribéry après dix minutes de prolongations, c’est sans doute parce que le sélectionneur, superstitieux, espère refaire aux Italiens le coup de l’Euro 2000 (d’autant que Wiltord vient de remplacer Henry). David aura une occasion, une seule, quand Wiltord percera côté droit mais ne parviendra pas à redresser la trajectoire de son centre alors que Trezeguet arrivait seul devant Buffon. Et le tir au but du Turinois tapera le dessous de la barre avant de rebondir devant la ligne.

Pavard, Dembélé : une fois, pas deux

Benjamin Pavard et Ousmane Dembélé ont joué une finale sur deux, mais pas la même. Le premier a disputé celle de Moscou mais fait partie des quatre joueurs de champ remplaçants qui ne sont pas entrés à Lusail, ce qui est cruel. Le second a vécu 2018 sur le banc, mais il était titulaire en 2022, et il est passé complètement à travers de sa finale, provoquant le pénalty transformé par Messi et sortant avant la mi-temps.

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Pogba, Umtiti et Lucas Hernandez : les absents de 2022

Deux ans après celle perdue contre le Portugal à l’Euro, Paul Pogba, et Samuel Umtiti ont eu leur revanche en finale en 2018. Lucas Hernandez a quant à lui gagné sa seule finale jouée, mais les trois seront absents au Qatar, pour des raisons diverses : éloigné du groupe pour Umtiti, forfait avant la compétition pour Pogba et forfait sur blessure au début du tournoi pour Lucas Hernandez.

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Guivarc’h, Ribéry, Hernandez, Pavard et Mbappé : les petits derniers

L’avant-centre d’Auxerre dispute face au Brésil sa 13e sélection seulement. Ce sera aussi l’avant-dernière, Roger Lemerre ne l’appelant qu’une seule fois pour une deuxième mi-temps amicale contre la Croatie, en novembre 1999. Franck Ribéry, lui, fait encore mieux puisque la finale de Berlin contre l’Italie n’est que son dixième match international. A 23 ans, il lui reste près de 8 années de carrière avec les Bleus. Lucas Hernandez a seulement 22 ans et 12 sélections au compteur lors de la finale 2018, mais il manque celle de 2022 pour une blessure après huit minutes de jeu contre l’Australie.

2022 est d’ailleurs l’occasion d’un grand renouvellement chez les finalistes titulaires, puisque Dayot Upamecano n’a que 11 capes avant la finale, Théo Hernandez 12, Jules Koundé 17 et Aurélien Tchouaméni 20.

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Lizarazu, Lebœuf, Deschamps, Petit : l’occasion de leur vie

Trois de ces quatre-là seront encore dans la liste en 2002, Deschamps ayant mis un terme à sa carrière internationale après l’Euro 2000. Mais ils savent bien que le 12 juillet 1998, ils ont une occasion unique d’entrer dans l’histoire, et il ne faut pas la manquer. Des quatre, Franck Lebœuf est le moins attendu. Il remplace au pied levé Laurent Blanc, suspendu, et gère presque sans souci un Ronaldo très diminué. Manu Petit offre une passe décisive pour le premier but de Zidane, voit un tir du droit frôler le poteau de Taffarel et marque le troisième but qui est aussi le millième de l’histoire des Bleus. Chapeau.

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Djorkaeff, Desailly, Karembeu, Kanté, Matuidi, Giroud : sortis avant l’heure

Auteur d’une prestation très brouillonne, et averti par l’arbitre, Christian Karembeu est remplacé à la 57e minute par Alain Boghossian. un changement défensif alors que lors des matchs précédents, le Kanak sortait au profit de Thierry Henry plutôt. Marcel Desailly, lui, est victime de deux cartons jaunes à vingt minutes d’intervalle (48e et 68e), le premier pour contestation, le second pour un tacle sur Cafu au-delà de la ligne médiane. Enfin, Youri Djorkaeff sort pour compenser le recul de Petit en défense centrale, Patrick Vieira prenant sa place au milieu.

En 2018, si les sorties de Matuidi (pour Tolisso) et Giroud (pour Fekir) sont purement tactiques afin de préserver le score qui est alors de 4-2 pour les Bleus, celle de Kanté dix minutes après la pause n’était pas prévue et ressemble beaucoup à celle de Vieira en 2006, qui a eu lieu au même moment. Avec des causes (contractures pour Vieira, stress pour Kanté) et des conséquences différentes, puisque en 2018 la sortie du milieu défensif a été bénéfique.

En 2022, Dembélé et Giroud sortent très tôt, dès la 41e minute, suivi à la 79e par Griezmann et Théo Hernandez. Raphaël Varane ne finit pas non plus le match, remplacé à la 113e.

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Koundé, Upamecano, Théo Hernandez, Tchouaméni, Rabiot : titulaires par défaut ?

Sur le papier, aucun de ces cinq-là n’était sûr d’être titulaire quatre mois avant la Coupe du monde et la vague de forfaits de l’automne. Pavard, Kimpembe, Lucas Hernandez, Kanté et Pogba, tous champions du monde sortants, étaient logiquement favoris à leurs postes respectifs. Mais le premier a failli dès le match initial face à l’Australie et n’est plus réapparu sur le terrain. Et les quatre autres ont été mis hors course par les blessures. C’est comme ça que Rabiot, en Bleu depuis 2016 mais non retenu en 2018, s’est retrouvé titulaire en finale de la Coupe du monde, tout comme Dayot Upamecano (arrivé en bleu fin 2020), Jules Koundé (appelé à l’Euro en 2021), Aurélien Tchouaméni et Théo Hernandez, les révélations de l’automne 2021.

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Boghossian, Dugarry, Diarra, Wiltord, Nzonzi, Tolisso, Fekir : entrants, pas décisifs

Les quatre premiers remplaçants (en plus de Vieira et Trezeguet) ont fait le job, sans plus. Deux d’entre eux, Alain Boghossian et Alou Diarra, ne pensaient certainement pas être de la fête : le premier, titulaire une fois sur les quatre premiers matchs, n’avait joué ni en quart ni en demi. Quant au second, son expérience en Coupe du monde se limitait à neuf minutes en fin de rencontre contre le Togo. Dugarry aura eu une balle de 3-0 à neuf minutes de la fin, gâchée devant Taffarel, tandis que Wiltord marquera son tir au but contre Buffon.

En 2018, on l’a dit, l’entrée de Nzonzi a rééquilibré le milieu de terrain français qui prenait l’eau avec un Kanté dépassé et hors de forme. Mais celles de Tolisso et de Fekir ont été neutres, à un moment du match (le dernier quart d’heure) où les Bleus s’appliquaient surtout à garder le ballon et à contenir les velléités croates.

Kolo Muani et Marcus Thuram indirectement décisifs en 2022

En 2022, avec un nombre record de sept changements, il y en a deux qu’on peut qualifier d’indirectement décisifs : ceux de Marcus Thuram et de Randal Kolo Muani, entrés à la 41e à la place du duo Giroud-Dembélé. Kolo Muani a provoqué le premier pénalty de Mbappé à la 80e avant de se procurer une occasion monstrueuse en fin de prolongations. Thuram a été passeur décisif sur le deuxième but de Mbappé. Les deux étaient inscrits sur la liste des tirs au but, mais si Kolo Muani a marqué le sien, Thuram n’a pas eu à le tirer, les Argentins ayant déjà gagné la série (4-2).

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Et les 26 qui n’ont pas joué

24 autres joueurs ont assisté à une finale mondiale depuis le banc de touche. Il s’agit des gardiens Bernard Lama, Lionel Charbonnier (1998), Grégory Coupet, Mickaël Landreau (2006) Steve Mandanda et Alphonse Areola (2018 et 2022), des défenseurs Vincent Candela (1998), Gaël Givet, Jean-Alain Boumsong, Pascal Chimbonda, Mikaël Silvestre (2006) Djibril Sidibé, Adil Rami, Presnel Kimpembe, Benjamin Mendy (2018) et William Saliba (2022) des milieux Robert Pirès (1998), Vikash Dhorasoo (2006), Thomas Lemar (2018), Mattéo Guendouzi et Jordan Veretout (2022), et des attaquants Bernard Diomède (1998), Sidney Govou (2006) et Florian Thauvin (2018). Deux autres joueurs étaient suspendus : Laurent Blanc (1998) et Louis Saha (2006).

Le tableau des 51 finalistes

Ils sont triés d’abord par nombre de finales jouées, puis par temps de jeu en finale, puis par nombre total de sélections. En gras, les joueurs encore en activité en 2022.

Joueur J
fin.
Temps
de jeu
finales
Temps
de jeu
1998
Temps
de jeu
2006
Temps
de jeu
2018
Temps
de jeu
2022
J
CM
Temps
de jeu
CM
total sel
Hugo Lloris 2 210 90 120 20 1830 145
Lilian Thuram 2 210 90 120 16 1524 142
Fabien Barthez 2 210 90 120 17 1614 87
Kylian Mbappé 2 210 90 120 14 1132 66
Raphaël Varane 2 203 90 113 18 1540 93
Zinédine Zidane 2 200 90 110 12 1109 108
Antoine Griezmann 2 161 90 71 19 1403 117
Olivier Giroud 2 122 81 41 18 1134 120
Patrick Vieira 2 69 14 55 12 941 107
William Gallas 1 120 120 10 930 84
Florent Malouda 1 120 120 9 655 80
Claude Makélélé 1 120 120 8 750 71
Eric Abidal 1 120 120 8 750 67
Willy Sagnol 1 120 120 7 660 58
Aurélien Tchouaméni 1 120 120 7 623 21
Dayot Upamecano 1 120 120 5 480 12
Jules Koundé 1 119 119 6 479 18
Thierry Henry 1 107 107 17 1168 123
Franck Ribéry 1 100 100 10 786 81
Adrien Rabiot 1 96 6 483 35
Didier Deschamps 1 90 90 6 594 103
Bixente Lizarazu 1 90 90 9 864 97
Paul Pogba 1 90 90 11 893 91
Emmanuel Petit 1 90 90 8 688 63
Frank Lebœuf 1 90 90 5 301 50
Benjamin Pavard 1 90 90 7 629 47
Lucas Hernandez 1 90 90 8 603 33
Samuel Umtiti 1 90 90 6 540 31
Marcus Thuram 1 79 79 5 146 9
Randal Kolo Muani 1 79 79 3 181 5
Youri Djorkaeff 1 76 76 9 657 82
Blaise Matuidi 1 73 73 10 764 84
Théo Hernandez 1 71 71 6 508 13
Marcel Desailly 1 68 68 10 932 116
Stéphane Guivarc’h 1 66 66 6 267 14
Alou Diarra 1 65 65 3 156 44
Christian Karembeu 1 57 57 4 243 53
N’Golo Kanté 1 55 55 7 595 53
Kingsley Coman 1 49 49 6 164 46
Eduardo Camavinga 1 49 49 2 139 6
Ousmane Dembélé 1 41 41 11 602 35
Steven Nzonzi 1 35 35 5 141 20
Alain Boghossian 1 33 33 5 209 26
Christophe Dugarry 1 24 24 6 202 55
Youssouf Fofana 1 24 24 6 225 8
David Trezeguet 1 20 20 12 716 71
Corentin Tolisso 1 17 17 5 194 28
Sylvain Wiltord 1 13 13 10 459 92
Nabil Fekir 1 9 9 6 68 25
Ibrahima Konaté 1 7 7 5 295 7
Axel Disasi 1 1 1 3 92 3

[1Il a dépassé celui de Bats (50 capes) en juin 2002, avant d’être dépassé par Lloris en juin 2017 (88 contre 87).

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