1954-2018 : 23 numéros en héritage

Publié le 25 mai 2018

Quels joueurs français ont porté le numéro 5 en coupe du monde avant Umtiti ? De qui Mbappé est-il l’héritier avec son numéro 10 ? Quels maillots ont le plus tourné ? Petit historique depuis 1954.

Mise à jour d’un article initialement publié en juin 2014.

La numérotation des maillots a été appliquée pour la première fois en coupe du monde en 1954, en Suisse. Il est donc possible depuis cette date de dresser, pour chaque numéro de maillot (22 jusqu’en 1998, 23 depuis 2002), la liste des joueurs qui les ont portés. Afin que ceux qui représentent l’équipe de France Russie sachent de qui ils sont les héritiers.

Nous avons choisi de représenter ce travail non pas sous la forme d’un tableau, mais plutôt par chacun des 23 maillots de l’équipe actuelle sur lesquels figurent les noms de leurs possesseurs successifs.

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Pas d’ambiguïté pour le numéro 1, qui a toujours été attribué à un gardien. Avant Hugo Lloris, qui en sera à sa troisième Coupe du monde avec ce numéro, seul Dominique Baratelli l’avait gardé deux fois, mais ça ne lui a pas porté chance, puisqu’il n’a joué qu’un bout de match contre l’Argentine en 1978, et rien du tout en 1982 alors qu’il partait a priori comme titulaire. De 1998 à 2006, c’est le deuxième gardien qui a récupéré le 1, Barthez ayant choisi le 16.

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Deux gardiens figurent dans cette liste d’arrières latéraux où s’est faufilé Boumsong en 2006 : César Ruminski en 1954 et Dominique Colonna en 1958. A l’époque, les numéros étaient attribués par ligne et par ordre alphabétique. Plus récemment, Amoros et Candela l’ont porté deux fois. En 2018, il est attribué à un potentiel remplaçant, Benjamin Pavard, comme c’était le cas entre 1998 et 2006 avec Candela et Boumsong.

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Ecore deux gardiens chez les numéros 3, Claude Abbes en 1954 et François Remetter en 1958. Ce dernier était d’ailleurs titulaire en Suède avant d’être remplacé par le premier lors du dernier match du premier tour. Presnel Kimpembe récupère le numéro porté précédemment par Evra et Abidal.

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Belle brochette de défenseurs parmi les prédécesseurs de Raphaël Varane. Seul Patrick Vieira, milieu relayeur, s’est glissé dans la liste et y est resté pendant trois Coupes du monde.

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Le seul numéro 5 à avoir gardé son numéro est William Gallas, en 2006 et 2010. A noter que le premier du lot, Jacques Grimonpon (1954), n’a jamais été aligné en Bleu. Samuel Umtiti, devenu titulaire depuis l’Euro, en a hérité.

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Avec le numéro 6 arrivent des milieux de terrain, comme Claude Makelele ou Youri Djorkaeff, qui avait même le profil d’un attaquant, en tout cas d’un neuf et demi. Pogba en est désormais le propriétaire, après avoir porté le 19 au Brésil et le 15 à l’Euro.

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C’est incontestablement un numéro compliqué à porter, et encore plus à garder. En douze éditions, il a connu douze propriétaires jusqu’à Antoine Griezmann (qui portait le 11 en 2014). Si Didier Deschamps le portait en juillet 1998 quand il a brandi la coupe du monde, il n’a pas cessé de tourner depuis. A noter que Robert Mouynet (1958) n’a jamais joué en Bleu.

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Le 8 reste pour l’histoire le maillot de Marius Trésor à Séville (il le portait déjà en Argentine) et de Marcel Desailly expulsé contre le Brésil (et capitaine malheureux en Corée du Sud). On espère pour Thomas Lemar une carrière en Bleu meilleure que celle de Valbuena, Gourcuff ou Dhorasoo.

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Voici un numéro qui a longtemps été un porte-poisse. Aucun des attaquants qui l’ont endossé entre 1998 et 2010 n’a marqué le moindre but. Une malédiction qui s’est aussi prolongée aux championnats d’Europe, jusqu’à ce qu’Olivier Giroud la brise contre la Suisse en 2014. Il a marqué trois autres fois à l’Euro 2016.

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C’est évidemment le numéro légendaire de Michel Platini et de Zinedine Zidane que va porter Kylian Mbappé, lequel l’a récupéré de Karim Benzema avec plusieurs intermédiaires (notamment Gignac à l’Euro 2016). A noter toutefois que le premier 10 bleu en coupe du monde était un défenseur, le grand Robert Jonquet, et que Michel Platini ne l’avait pas encore en 1978.

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Le 11 a beaucoup tourné. Seul Sylvain Wiltord l’a porté deux fois, sans grande réussite d’ailleurs. Auparavant, il était plutôt utilisé par des milieux de terrain, comme Henri Michel ou René Girard. C’est majoritairement un numéro de remplaçant. Ousmane Dembélé va-t-il renverser la tendance ?

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Celui-là est l’un des plus intéressants : hormis Jean Djorkaeff et Claude Papi, il a plutôt porté chance à ses possesseurs, le dernier en date, Thierry Henry, l’ayant porté quatre fois. Corentin Tolisso sera-t-il le suivant ?

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Les footballeurs sont-ils superstitieux ? Sans doute pas Mickaël Silvestre, qui a gardé le 13 en 2002 et 2006. Hormis Armand Penverne en 1958, on ne peut pas dire qu’il a beaucoup aidé ses propriétaires successifs : Larios en 1982, Genghini en 1986, Diomède en 1998 ont disparu de la circulation après la coupe du monde. Mangala n’a fait guère mieux. Mais il en faut plus que ça pour effrayer N’Golo Kanté.

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Le numéro de Jean Tigana va bien à Blaise Matuidi, qui ne le lâche plus depuis 2014. Boghossian l’a gardé en 1998 et 2002 sans laisser de souvenirs impérissables, tout comme Saha en 2006.

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Le 15 est un tout-terrain, porté par Platini lors de son premier Mundial, mais aussi par des défenseurs (Thuram, Sagna), des milieux (Vercruysse, Herbet, Ferreri), des attaquants (Malouda, Bellone, Ben Tifour...). Steven Nzonzi l’a récupéré.

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Jusqu’en 1986, le 16 était attribué à un joueur de champ. Puis Barthez l’a récupéré, gardé trois fois et transmis au deuxième gardien. Après avoir manqué 2014 sur blessure, Steve Mandanda l’a récupéré.

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Trois grands buteurs en bleu se sont transmis le 17 : Just Fontaine, qui le portait en Suède, Bernard Lacombe avec lequel il a marqué son but historique contre l’Italie en 1978 et Jean-Pierre Papin. En marquant le millième but des Bleus contre le Brésil en 1998 (encore une année en 8), Petit l’a définitivement fait entrer dans l’histoire.

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Kopa n’a jamais porté le 10 en coupe du monde. C’était le 18, aussi bien en 1954 qu’en 1958. Nabil Fekir n’a eu que six prédécesseurs avec ce numéro qui porte chance, puisque outre Dominique Rocheteau, qui l’a endossé trois fois, deux remplaçants ont bénéficié des circonstances pour se faire une place en finale mondiale (Lebœuf et Alou Diarra), sans compter Moussa Sissoko qui a joué la finale de l’Euro avec.

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Comme le 15, le 19 est un tout terrain qui a voyagé en défense (Sagnol) au milieu (Diaby, Karembeu, Leblond, Pogba) ou en attaque (Oliver, Robuschi, Six, Stopyra). Avec Djibril Sidibé, il revient au poste de latéral droit.

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Hormis Roger Piantoni en 1958, le 20 est un numéro de remplaçant. Rouyer et Xuereb ont très peu joué avec, Valbuena pas du tout, et Trezeguet, qui l’a porté trois fois, n’a été titulaire qu’en 2002, sans réussite.

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C’est le numéro porté par Jean Vincent en Suède, puis qui a été récupéré par quatre gardiens aux fortunes diverses (Carnus et Bergeroo n’ont pas joué, contrairement à Bertrand-Demanes, titulaire en 1978, et Castaneda, remplaçant en 1982). Lucas Hernandez l’a récupéré suite au forfait de Laurent Koscielny.

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Ce numéro qui a été longtemps le dernier de la liste a révélé deux surprises : le gardien monégasque Jean-Luc Ettori en 1982, titularisé à la surprise générale, et Franck Ribéry en 2006. Personne ne l’a porté deux fois.

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Ce n’est qu’en 2002 que la FIFA a autorisé un 23e joueur, permettant de doubler tous les postes en plus du troisième gardien. Mieux vaut ne pas avoir d’ambition avec ce numéro-là : ses trois premiers propriétaires ne sont jamais sortis du banc, et les chances du quatrième, qui ne compte toujours pas la moindre sélection, ne sont guère plus élevées.

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