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On s’était dit rendez-vous dans dix ans...

Publié le 1er septembre 2016, mis à jour le 11 décembre 2016

Victoire de prestige des Bleus (3-1, dix ans après celle de 2006) qui n’ont plus perdu en Italie depuis 1962 et qui, comme à l’Euro, ont montré à la fois de belles choses devant et de grosses lacunes au milieu et dans les couloirs.

Le résultat était-il prévisible ?

Face à une Italie redevenue vaillante et riche d’un bel Euro, le plus probable était un nul dans la lignée de ceux de 2007, 2006, 1998 et 1997. Au lieu de quoi, on aura eu un 3-1 comme en septembre 2006, quand Govou avait réussi un doublé. Cette équipe italienne qui ressemblait en juin à une machine de guerre en défense était pleine de trous à Bari, souffrant à chaque accélération du quatuor offensif français. Et malgré un excellent Candreva devant, elle aura au final peu profité des espaces béants laissés dans les couloirs par les jeunes latéraux bleus. Si la première période a été animée à défaut d’être disputée à cent à l’heure, la deuxième mi-temps a ressemblé à la plupart des matches amicaux de nos jours, à savoir à pas grand chose.

L’équipe est-elle en progrès ?

Les Bleus ont retrouvé Anthony Martial qui s’était liquéfié en juin à l’Euro, et c’est une bonne nouvelle. Le but du Mancunien sur une ouverture de Pogba plein axe était remarquable, la défense italienne étant complètement déchirée dans la profondeur sur ce coup-là. Le liant devant entre Griezmann, Pogba, Giroud et Martial est prometteur. De grosses interrogations subsistent dans l’organisation au milieu entre un Matuidi qui ne retrouve toujours pas son niveau, un Kanté très décevant en sentinelle et un Pogba pas toujours inspiré et parfois énervant. Quant à l’animation des couloirs, le rajeunissement tenté par Deschamps pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Bref, l’équipe est encore largement en chantier.

Quels sont les joueurs en vue ?

S’il est responsable sur le but de Graziano Pellè, Raphaël Varane s’est bien repris par la suite, jusqu’à prendre complètement le dessus en deuxième mi-temps sur les attaquants italiens. Ses relances longues, son aisance technique et ses jaillissements pour couper les trajectoires parfois très haut sur le terrain font du bien et montrent rétrospectivement ce qui a manqué aux Bleus à l’Euro. Laurent Koscielny s’est bien battu à ses côtés, mais on aimerait bien voir une association Real-Barça dans l’axe avec Samuel Umtiti.

Devant, Anthony Martial et Antoine Griezmann ont été intéressants, avec beaucoup de permutations et d’appels croisés, même s’ils ont trop peu joué avec Olivier Giroud. Ce dernier n’a pas touché beaucoup de ballons mais il a encore marqué.

Quels sont les joueurs en retrait ?

Djibril Sidibé se souviendra longtemps de son premier match en Bleu, mais pas forcément pour de bonnes raisons, tant sa prestation a été décevante. Il a perdu beaucoup trop de ballons, fait de mauvais choix et laissé trop d’espaces dans son couloir. De l’autre côté, Laywin Kurzawa a été brillant en phase offensive, mais trop désinvolte dans son replacement, obligeant N’Golo Kanté à venir le couvrir. Lequel Kanté est passé à côté de son match, tout comme Blaise Matuidi. Quand il aura retrouvé le rythme de la compétition, Moussa Sissoko devrait retrouver facilement une place dans l’entrejeu si ces deux-là ne font pas mieux.

Quelles sont les attentes pour le prochain match ?

A Borisov contre la Biélorussie, l’équipe de France retrouvera très vite la compétition et on peut penser que c’est une bonne chose compte tenu du rythme faiblard du match de Bari. A condition bien sûr de ne pas laisser des points en route. Même si la Bulgarie et évidemment le Luxembourg sont sans doute plus faible que cet adversaire-là, il serait prudent de commencer par une victoire. Rappelons que seule la première place est directement qualificative, le deuxième du groupe devant passer par des barrages périlleux en novembre 2017. On se souvient que contre la République d’Irlande en 2009 et l’Ukraine en 2014, c’était passé au démonte-pneu. A chaque fois, pour une place en coupe du monde...



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