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Le change au Mans, c’est maintenant

Publié le 5 juin 2012, mis à jour le 6 juin 2012

Un score large (4-0), une victoire nette face à une Estonie qui n’a pas fait illusion longtemps, des attaquants qui rassurent, les Bleus peuvent partir tranquilles en Ukraine malgré une défense un peu fébrile.

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Le résultat était-il prévisible ?

Compte tenu des bonnes dispositions montrées en fin de match contre l’Islande et en début de partie contre la Serbie, on pouvait s’attendre à une agréable partie de campagne contre les modestes Estoniens. On pouvait même espérer un score large, dans des proportions semblables à la victoire en Ukraine en 2011. Et c’est ce qui est arrivé, avec deux buts par mi-temps et une domination à peine tempérée par quelques largesses défensives.

L’équipe est-elle en progrès ?

Le peu de consistance des trois oppositions amicales ne permet pas de tirer de conclusions sur le niveau réel des Bleus, pas autant en tout cas que la belle victoire à Brême en février chez un des favoris de l’Euro. Mais il y a bien eu une progression sur les trois derniers matches, notamment au niveau du réalisme en attaque et d’une confiance retrouvée. Il y a aussi un peu plus de liant au milieu, même si le déchet dans les passes reste un peu trop élevé pour prétendre atteindre le plus haut niveau. Et un peu plus de simplicité et de vitesse dans les transmissions de balle permettrait certainement de faire de grosses différences dans des défenses regroupées.

Quels joueurs sortent de ce match renforcés ?

Franck Ribéry semble paradoxalement libéré en Bleu après son échec en finale de la Ligue des Champions avec le Bayern. Auteur d’un troisième but en trois matches, il a beaucoup apporté en attaque, créé des brèches et joué simple, même si son entente à gauche avec Evra et Malouda n’est pas évidente. Karim Benzema a lui aussi engrangé de la confiance avec deux buts et une passe décisive de grande classe. On regrette encore, au vu de son activité en attaque et de son jeu de passes, qu’il n’ait jamais été associé à Olivier Giroud, qui a réussi son entrée avec une déviation qui a ouvert le but à Jérémy Ménez.

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Yohan Cabaye a encore une fois beaucoup tenté, montrant qu’il pouvait apporter quelque chose offensivement comme il l’a fait cette saison avec Newcastle. Mathieu Valbuena a lui aussi été important devant, et nul doute que Laurent Blanc pensera à lui pour débloquer un match dans la dernière demi-heure. Enfin, Hugo Lloris a réussi son match avec quelques interventions autoritaires après un début de partie délicat.

Quels joueurs sortent de ce match affaiblis ?

Toute la ligne de défense, et ce n’est pas rassurant. Alors qu’il avait été très bon lors de ses sélections précédentes, Mathieu Debuchy est passé à travers au Mans, que ce soit défensivement ou offensivement, où son apport a été bien faible. De l’autre côté, Patrice Evra a joué presque tout le match en position haute, sans vraiment prendre de risques ni proposer de réels décalages, sauf en toute fin de partie. Mais il a été encore court derrière. Enfin, ni Adil Rami, ni Philippe Mexès n’ont semblé sereins. Heureusement que Wayne Rooney sera suspendu à Donetsk.

Florent Malouda n’a pas réédité sa bonne prestation de Reims. Mal positionné, il n’a pas fait de différences et a été malheureux dans sa tentative de frappe à mi-distance. Hatem Ben Arfa a été transparent, alors que la performance moyenne de Samir Nasri aurait pu lui offrir une opportunité à droite. Enfin, Jérémy Ménez a encore une fois manqué de lucidité, même s’il a clôturé la marque sur un bon service de Giroud.

Quelles sont les attentes pour le prochain match ?

Finie la rigolade : le 11 juin contre l’Angleterre, ce sera du sérieux, et probablement un match beaucoup plus engagé que celui de novembre 2010 à Wembley. Quand on connaît l’importance d’un début réussi en phase finale, la pression sera très forte sur la jeune équipe tricolore. Mais comme elle ne fait pas plus partie des favoris que les Anglais, elle devra jouer libérée. Avec le double avantage que lui confère son invincibilité de quinze ans face à ses adversaires, et le souvenir cuisant du doublé de Zidane dans le temps additionnel à Lisbonne, en juin 2004.

Revoir le match en intégralité



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