Tableaux de bord 735 après Angleterre-France (1-2)

Publié le 18 novembre 2010, mis à jour le 17 mars 2013

La première de Mamadou Sakho, le deuxième but de Valbuena, une quatrième victoire consécutive contre le deuxième adversaire préféré des Français et plein d’autres statistiques.

Les séries en cours

Si une des trois séries s’est achevée avec le but de Peter Crouch (celle de matches sans but encaissé) mercredi soir à Londres, les deux autres continuent et commencent à être conséquentes : quatre matches sans défaite, et quatre victoires consécutives, ce qui n’était plus arrivé depuis le printemps 2007 (cinq victoires d’affilée entre mars et août).

Une sélection expérimentée

Avec 258 sélections au coup d’envoi, l’équipe alignée par Laurent Blanc est à un niveau d’expérience comparable à celle de Jacquet début 1998, à quelques mois de la coupe du monde. C’est en tout cas la sélection la plus expérimentée de ces quatre derniers mois, les retours de Sagna et d’Abidal compensant l’absence d’Alou Diarra.

Mamadou Sakho, le douzième homme

Entré à la mi-temps à la place de Mexès, le défenseur parisien est le douzième joueur lancé par Laurent Blanc, et le 852ème international français. Au classement, Benzema en est déjà à 32 sélections alors qu’il n’a pas encore 23 ans : il a rejoint Evra et dépassera bientôt Maryan Wisnieski et Yannick Stopyra. Derrière, le trio Lloris-Nasri-Mexès atteindra normalement les 20 sélections en février prochain contre le Brésil, alors que Rami est, parmi les nouveaux, le seul à avoir joué les six matches depuis l’arrivée de Laurent Blanc.

Et de deux pour Valbuena

Le Marseillais a inscrit son second but en sélection à Wembley, alors que Karim Benzema s’approche de Didier Six et de Bernard Lacombe (12 buts chacun).

Les Bleus à Wembley

C’est le septième Angleterre-France de l’histoire à se dérouler à Wembley. Le premier date du 26 mai 1945, premier match de l’après-guerre (2-2). Viennent ensuite le 27 novembre 1957 (0-4), le 20 juillet 1966 (0-2), le 12 mars 1969 (0-5), le 19 février 1992 (0-2) et le 10 février 1999 (2-0). A noter que les Bleus ont également rencontré à Wembley le Mexique le 13 juillet 1966 (1-1) lors du premier tour de la World Cup. Ce stade de Wembley avait été construit en 1923 et a été démoli en 2003.

Quatre autres Angleterre-France à ont eu lieu dans d’autres stades à Londres : en 1908 au Park Royal, en 1933 à White Hart Lane (stade de Tottenham), en 1947 et en 1951 à Highbury (stade d’Arsenal).

Wembley avant sa démolition.

Les adversaires préférés

Celui contre qui la France a le plus souvent joué, c’est la Belgique. Et pas une fois, mais soixante-dix fois ! Ce qui représente, sur les 735 rencontres disputées depuis 1904, près d’un match sur dix. Le bilan est défavorable, avec 24 victoires contre 29 défaites. Ces derniers temps, le rythme a diminué, avec seulement cinq rencontres sur les vingt dernières années (trois victoires, un nul et une défaite). Français et Belges se sont rarement rencontrés en compétition : onze fois seulement, et trois fois en phase finale : en 1938, les Français battent les Belges (3-1) en huitièmes de finale de la coupe du monde, en 1984, les mêmes l’emportent à Nantes lors du premier tour de l’Euro (5-0) avec un triplé de Platini et en 1986, les Belges s’inclinent encore au Mexique pour la troisième place (2-4).

Vient ensuite l’Angleterre, avec 38 confrontations. Bilan cruel pour les Bleus, avec 23 défaites pour seulement 10 victoires (mais trois lors des trois derniers matches), quatre monstrueuses défaites pour les quatre premiers matches (0-15, 0-12, 0-11 et 1-10 entre 1906 et 1910) pour un total de 15 défaites à 2 avant la deuxième guerre.
Mais là aussi, si on se penche sur les matches en compétition, c’est beaucoup plus équilibré : deux victoires anglaises en coupe du monde au premier tour en 1966 (2-0) et en 1982 (3-1), une victoire française à l’Euro 2004 (2-1), un nul à l’Euro 1992 (0-0), un autre nul en éliminatoires en 1962 (1-1) suivi par une splendide victoire des Bleus en 1963 (5-2).

Deux autre nations viennent ensuite avec 36 rencontres. Il s’agit de l’Italie et de la Suisse. Si le bilan contre la première est largement défavorable, il a tendance à se rééquilibrer : sur les trente dernières années, les Bleus l’ont emporté cinq fois pour quatre nuls et une seule défaite. Pas suffisant pour compenser soixante ans de disette (aucune victoire entre 1922 et 1982), ni pour effacer la terrible frustration de la finale perdue à Berlin en 2006.

L’histoire avec la Suisse est plus étrange. Les 32 premières oppositions entre les voisins se sont toujours déroulées en amical ! Il faudra attendre le 21 juin 2004 pour voir un France-Suisse en compétition, remporté par les Bleus (3-1). Les trois matches suivants seront d’ailleurs eux aussi en compétition, et se termineront à chaque fois par un nul (0-0 et 1-1 en 2005, 0-0 au premier tour de la coupe du monde en 2006).

Enfin, l’Espagne et l’Allemagne ont pour leur part rencontré les Bleus trente fois. Si le décompte est simple pour l’Espagne avec un bilan presque équilibré (11 victoires pour 13 défaites), il est plus complexe pour l’Allemagne. En effet, les Bleus ont successivement affronté l’Allemagne avant 1939, puis la RFA et la RDA séparément entre 1952 et 1990, puis à nouveau l’Allemagne après la réunification. J’ai donc choisi de fusionner tous ces résultats.

Et surprise, ils sont favorables aux Bleus, encore plus si on retranche les sept matches contre l’Allemagne de l’Est (deux victoires, deux nuls et trois défaites). Curieusement, la France n’a rencontré l’Allemagne que trois fois en compétition, et à chaque fois c’était dans le dernier carré de la coupe du monde : à Göteborg en 1958 pour la troisième place (6-3), à Séville en 1982 en demi-finale (3-3) et à Guadalajara en 1986, toujours en demi (0-2). Pour l’anecdote, la dernière victoire allemande contre la France remonte à 1987.

Bon débarras !

Regardez bien cette horreur textile, cet attentat vestimentaire, cette chose innommable avec ses sangles noires sur les épaules et ses griffes blanches sur les côtes, mi-Skeletor, mi-Halloween, qui restera à jamais associé au désastre sud-africain. Regardez-le bien, puisqu’à partir de janvier vous ne le verrez plus, changement d’équipementier (et gros sous) oblige. Espérons seulement que la marque américaine à la virgule fera dans la sobriété. Un maillot bieu uni, dans le style de celui de l’Angleterre par exemple, irait très bien.

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