L’Ajax, la Juventus, le Bayern ou le Real : c’étaient les matchs UNFP

Publié le 30 avril 2020 - Richard Coudrais - 2

Durant une décennie, entre 1974 et 1984, l’équipe de France avait pris l’habitude de démarrer sa saison par une rencontre au Parc des Princes contre une équipe de club, le tout au bénéfice du syndicat des footballeurs.

Le monde du foot fonctionne depuis toujours avec deux mondes parallèles : le football de clubs et celui des sélections. Deux univers hermétiques aux philosophies différentes qui s’autorisent parfois un petit écart dans ces matchs un peu contre nature qui opposent une sélection à un club.

Il s’agit souvent d’un match dans le cadre d’une tournée, d’une préparation, d’un jubilé. Ces rencontres ne sont pas reconnues par la FIFA et les joueurs qui y participent ne peuvent pas les compter comme une sélection.

L’équipe de France a affronté des équipes de clubs en de maintes occasions. Elle en a même fait une petite tradition durant une décennie, entre 1974 à 1984. Il s’agissait de sa première rencontre de la saison, disputée au Parc des Princes face à un grand club européen. La recette était reversée à l’UNFP, le syndicat des footballeurs professionnels de France.

Qui se souvient d’Alain Richard ?

C’est le 23 avril 1974 que l’UNFP organise son premier match. Le sélectionneur Stefan Kovacs s’est lui-même chargé d’inviter son ancien club, l’Ajax Amsterdam, au Parc des Princes. Le club néerlandais est alors toujours triple champion d’Europe en titre, mais il a perdu sa couronne à cause d’une précoce élimination de la C1 en novembre face au CSKA Sofia. Il a aussi perdu son joueur emblématique, Johan Cruyff, qui a rejoint six mois plus tôt le FC Barcelone. Grâce à un but d’Henri Michel (84’), les Bleus s’imposent (1-0) face aux Lanciers devant 37 000 spectateurs. Un succès populaire qui incite le syndicat à renouveler l’opération.

L’équipe : Bertrand-Demanes (Nantes) - Vanucci (Sochaux), Adams (Nice), Trésor ( Marseille), Bracci (Marseille) - Michel (Nantes), Guillou (Angers), Ravier (Lyon) - Chiesa (Lyon), Lacombe (Lyon), Molitor (Nice) [remplacé par Jouve (Nice) à la mi-temps].


 

Il est ainsi convenu que l’équipe de France démarre chacune de ses saisons fin août début septembre par une rencontre face à une équipe de club. Inviter chaque année le champion d’Europe en titre n’aurait pas manqué de cachet, mais le 20 août 1974, c’est le FC Cologne, cinquième de Bundesliga et quart-finaliste de la Coupe de l’UEFA, qui accepte de se rendre au Parc des Princes pour une prestation facturée 150 000 nouveaux francs. Devant 25 667 spectateurs, le score restera nul (0-0). Trois joueurs font ce soir-là leurs débuts en bleu : Patrick Parizon, Yves Triantafilos et Alain Richard. Pour ce dernier, cette rencontre sera même la seule qu’il disputera avec l’équipe de France. Son compteur sélections restera bloqué à zéro.

L’équipe : Baratelli (Nice) - Jodar (Reims), Adams (Nice), Trésor (Marseille), Bracci (Marseille) - Michel (Nantes)[puis Ravier (Lyon) 55’], Guillou (Angers), Larqué (Saint-Etienne) - Richard (Reims) [puis Parizon (Troyes), 46’], Molitor (Nice), Bereta (Saint-Etienne) [puis Triantafilos (Saint-Etienne), 46’].

Rocheteau et Trésor face à Breitner, sept ans avant Séville

Après les Pays-Bas et la RFA, l’UNFP se tourne en 1975 vers l’Espagne et invite le 19 août le Real Madrid, champion national en titre animé par un duo de champions du monde allemands à l’entre-jeu, Günter Netzer et Paul Breitner. Mais ce soir-là, c’est un jeune français qui crève l’écran pour sa première apparition en bleu : un certain Dominique Rocheteau, qui inscrit deux buts. Albert Emon fait aussi ses premiers pas en bleu à l’occasion de cette soirée, tout comme le gardien Dominique Dropsy qui entre à la mi-temps. Devant 35 000 spectateurs, la France l’emporte (3-1), Henri Michel et Carlos Santillana étant les autres buteurs de la soirée.

L’équipe : Baratelli (Nice) [puis Dropsy (Strasbourg), 46’] - Domenech (Lyon) [puis Lopez (Saint-Etienne) 46’], Adams (Nice), Trésor (Marseille), Bracci (Marseille) - Larqué (Saint-Etienne), Guillou (Nice), Michel (Nantes) [puis Huck (Nice), 46’] - Rocheteau (Saint-Etienne), Molitor (Nice) [puis Coste (Lille), 50’], Emon (Marseille).

Le “match UNFP” est désormais un rendez-vous incontournable de l’équipe de France. Il est probable que Michel Hidalgo, ancien président du syndicat devenu sélectionneur ait usé de son influence pour faire de cet événement un rendez-vous régulier. Le 24 août 1976, une frétillante équipe de France à forte densité stéphanoise (six Verts dans les rangs bleus) fait passer une très mauvaise soirée au Borussia Mönchengladbach, le champion de RFA éparpillé façon puzzle (5-0) devant 40 000 spectateurs. Buts de Six (deux fois), Platini (sur penalty), Lacombe et Rocheteau. On imagine alors mal retrouver en fin de saison cette équipe des Vogts, Bonhof et autres Simonsen en finale de la Coupe des Clubs Champions. Et pourtant...

L’équipe : Baratelli (Nice) - Janvion (Saint-Etienne), Lopez (Saint-Etienne) [puis Bossis (Nantes), 60’], Trésor (Marseille), Farison (Saint-Etienne) - Bathenay (Saint-Etienne) [puis Synaeghel (Saint-Etienne), 75’], Larqué (Saint-Etienne), Platini (Nancy) - Rocheteau (Saint-Etienne), Lacombe (Lyon), Six (Valenciennes).

Contre Hambourg, Platini inaugure le triplé tête-gauche-droit

Le 24 août 1977, c’est le Hambourg SV, vainqueur de la Coupe des Vainqueurs de Coupe, qui se rend au Parc des Princes avec son célèbre maillot rose et sa toute fraiche recrue, l’Anglais Kevin Keegan. 45 830 spectateurs sont présents au Parc qui voient surtout le nouveau venu Eric Pécout répondre à l’ouverture du score des Allemands sur une magnifique passe de Michel Platini. Puis Michel Platini lui-même animer la soirée en inscrivant trois buts (tête, pied gauche, pied droit, sept ans avant l’Euro 84), portant le score à 4-2.

L’équipe : Rey (Metz) - Janvion (Saint-Etienne) [Puis Battiston (Metz), 42’], Rio (Nantes), Trésor (Marseille), Bossis (Nantes) - Bathenay (Saint-Etienne), Synaeghel (Saint-Etienne), Platini (Nancy) - Rocheteau (Saint-Etienne) [puis Soler (Sochaux), 75’], Pécout (Nantes) [puis Dalger (Monaco), 57’], Sarramagna (Saint-Etienne).


 

Après Hambourg, c’est de nouveau le tenant de la Coupe des Coupes que la France reçoit au Parc des Princes le 12 août 1978. Le RSC Anderlecht, premier club belge de la série, compte dans ses rangs deux finalistes de la récente Coupe du Monde en Argentine, les Néerlandais Robby Rensenbrink et Arie Haan. Une opposition solide qui n’empêchera pas la France de s’imposer (1-0) sur un but de Didier Six. Deux Français disputent leur tout premier match en bleu, Léonard Specht et Daniel Sanchez. Ce dernier, à l’instar d’Alain Richard en 1974, ne connaîtra jamais d’autres sélections en bleu.

L’équipe : Rey (Metz) - Battiston (Metz), Lopez (Saint-Etienne), Specht (Strasbourg), Bossis (Nantes) - Bathenay (Paris Saint-Germain), Giresse (Bordeaux), Papi (Bastia) - Sanchez (Nice) [puis Rocheteau (Saint-Etienne), 60’], Lacombe (cap, Saint-Etienne), Six (Marseille).

Quand les Vert en Bleu corrigent le Bayern

Le mardi 21 août 1979, les hommes de Michel Hidalgo reçoivent le Bayern Munich à la recherche d’un nouveau souffle après sa domination européenne du milieu des années 1970. Trois ans après Glasgow, ce sont quatre Stéphanois qui signent une nette victoire des Tricolores (4-1) devant 36 000 spectateurs : Larios (23e), Lopez (40e), Zimako (67e) et Platini (79e). Ce match est l’occasion de voir les grands débuts en bleu d’Alain Moizan et du gardien Philippe Bergeroo.

L’équipe : Dropsy (Strasbourg) [puis Bergeroo (Lille), 46’] - Battiston (Metz) [puis Janvion (Saint-Etienne), 46’], Specht (Strasbourg), Lopez (Saint-Etienne), Bossis (Nantes) - Bathenay (Paris Saint-Germain) [puis Moizan (Monaco), 64’], Larios (Saint-Etienne), Platini (cap, Saint-Etienne) - Rocheteau (Saint-Etienne), Pécout (Nantes), Six (Marseille) [puis Zimako (Saint-Etienne), 64’].


 

Le 3 septembre 1980, l’équipe de France accueille son premier adversaire italien dans la cadre du match UNFP, la Juventus de Turin alors vice-championne d’Italie. Un gamin de 18 ans fait ses débuts en bleu, le Stéphanois Laurent Roussey. Devant 43 000 spectateurs, les hommes de Michel Hidalgo portent en deuxième mi-temps un étonnant maillot bleu à manches blanches. Une tenue qui inspire Jacques Zimako, auteur du seul but de la rencontre (1-0).

L’équipe : Dropsy (Strasbourg) [puis Baratelli (Paris Saint-Germain), 46’] - Battiston (Saint-Etienne), Specht (Strasbourg), Trésor (Bordeaux), Bossis (Nantes) - Christophe (Monaco) [puis Petit (Monaco), 46’], Larios (Saint-Etienne), Platini (cap, Saint-Etienne) - Baronchelli (Nantes) [puis Zimako (Saint-Etienne), 46’], Roussey (Saint-Etienne) [puis Lacombe (Bordeaux), 77’], Amisse (Nantes).


 

Et puis ce fut Stuttgart

Pour la neuvième édition du match de l’UNFP, la France reçoit le VFB Stuttgart le 18 août 1981 au Parc des Princes devant 36 000 spectateurs. Le club allemand, troisième du dernier championnat, a la particularité d’avoir recruté le seul international français de l’époque évoluant à l’étranger, Didier Six. Celui-ci est aligné du côté des Bleus et joue face à ses propres coéquipiers, une situation sans doute unique dans l’histoire du foot. Jusqu’alors invaincue dans ces rencontres amicales de début de saison, l’équipe de France va connaître une soirée très compliquée. Après un premier but marqué contre son camp par Marius Trésor, les joueurs allemands déroulent et mènent à 3-0 à l’heure de jeu face à une équipe de France complètement hors sujet. Le public du Parc gronde et s’en prend à Michel Platini qui, remplacé par Bernard Genghini, sort sous les sifflets. Alain Giresse réduit l’écart peu après, mais la défaite est consommée (3-1).

L’équipe : Dropsy (Strasbourg) [puis Baratelli (Paris Saint-Germain), 46’] - Battiston (Saint-Etienne) [puis Janvion (Saint-Etienne), 46’], Specht (Strasbourg) [puis Lopez (Saint-Etienne), 46’], Trésor (Bordeaux), Bossis (Nantes) - Larios (Saint-Etienne), Giresse (Bordeaux), Platini (cap, Saint-Etienne) [puis Genghini (Sochaux), 63’] - Lacombe (Bordeaux), Pécout (Monaco) [puis Zimako (Sochaux), 58’], Six (Stuttgart).


 

Cette rencontre perdue face à Stuttgart a eu un impact très fort. Michel Hidalgo lui-même en est venu à ne plus apprécier ces rencontres face à des clubs où selon ses dires la victoire n’apporte aucun enseignement alors que la défaite n’engendre que des problèmes supplémentaires. C’est même un état de crise chez les Bleus qui suivra le match de Stuttgart, qui ne prendra fin qu’en novembre avec la qualification presque miraculeuse pour le mondial espagnol.

Une valise polonaise pour Ettori

Ainsi selon les vœux de Michel Hidalgo, le dixième match de l’UNFP accueille pour la première fois, le 31 août 1982, une authentique sélection nationale, l’équipe de Pologne. Le match est alors reconnu par la FIFA, inscrit comme une rencontre amicale officielle que les joueurs peuvent compter comme une vraie sélection, notamment les novices Dominique Bijotat et Jean-Marc Ferreri, l’un ayant remplacé l’autre à la mi-temps. A peine deux mois plus tôt, cette équipe de Pologne avait terminé troisième du mondial espagnol après avoir battu… la France en match de classement.

Au Parc des Princes, devant seulement 16 221 spectateurs, la revanche attendue tourne à la déroute : les Polonais s’imposent 4-0 face à une équipe de France très remaniée. C’est la plus cuisante défaite des Bleus depuis le 5-0 de Wembley treize ans plus tôt. Ils n’en ont pas encaissé de pire depuis. Le gardien Jean-Luc Ettori est la cible des sifflets du Parc. Ce sera son dernier match avec les Bleus.

L’équipe : Ettori (Monaco) - Amoros (Monaco), Janvion (Saint-Etienne), Trésor (cap, Bordeaux), Bossis (Nantes) [puis Mahut (Saint-Etienne), 46’] - Delamontagne (Monaco), Bijotat (Monaco) [puis Ferreri (Auxerre), 46’], Tigana (Bordeaux), Genghini (Saint-Etienne) - Stopyra (Sochaux) [puis Bravo (Nice), 69’], Soler (Toulouse).


 

Contre Peñarol, un débutant nommé Joël Bats

Pour sa onzième édition, le 24 août 1983, le match de l’UNFP est décentralisé au stade municipal de Toulouse. Le sélectionneur aurait souhaité une sélection sud-américaine (le Mexique était sur les rangs), mais c’est finalement un club, le Peñarol Montevideo, que lui apporte l’UNFP. L’équipe uruguayenne, premier club sud-américain de la série, est la tenante de la Copa Libertadores et de la Toyota Cup. La rencontre est le premier match en bleu d’un gardien qui ne quittera plus les cages avant longtemps, Joël Bats. Grâce à un but de Jean-Marc Ferreri inscrit dès la première minute, les Français s’imposent (1-0) devant 10 438 spectateurs.

L’équipe : Bats (Auxerre) - Battiston (Bordeaux), Le Roux (Monaco), Bossis (cap, Nantes), Amoros (Monaco) - Fernandez (Paris Saint-Germain), Tigana (Bordeaux), Ferreri (Auxerre), Giresse (Bordeaux) [puis Rocheteau (Paris Saint-Germain), 63’] - Bravo (Monaco), Bellone (Monaco).

Le 5 septembre 1984, Henri Michel prend ses fonctions de sélectionneur de l’équipe de France A à l’occasion du match UNFP qui oppose, au Parc des Princes, les Bleus à l’Inter Milan. Tous les regards sont fixés sur l’Allemand Karl-Heinz Rummenigge que vient de recruter le club lombard. Au cœur d’une année où tout lui a réussi (12 matches, 12 victoires), l’équipe de France s’incline pourtant (0-1) devant 16 351 spectateurs. Le Nantais Michel Bibard rêvait sans doute à de meilleurs débuts pour son premier match en bleu.

L’équipe : Bats (Auxerre) - Bibard (Nantes), Le Roux (Monaco), Bossis (cap, Nantes) [puis Domergue (Toulouse), 63’], Amoros (Monaco) - Fernandez (Paris Saint-Germain), Bravo (Monaco), Bijotat (Monaco) [puis Tusseau (Bordeaux), 46’], Ferreri (Auxerre) - Anziani (Monaco), Bellone (Monaco).

De 1974 à 1981, le match de l’UNFP s’est joué devant 35 000 spectateurs de moyenne, mais l’affluence a chuté à partir de 1982 où aucune rencontre n’a dépassé les 16 000 spectateurs. Sans doute les bons résultats de la bande à Hidalgo en Coupe de Monde ont-ils déclenché auprès du public français un désintérêt pour les matches amicaux. Toujours est-il que le match UNFP ne fait plus recette et disparaît dès 1985, où la France préfère disputer une Coupe Intercontinentale face à l’Uruguay.


 
  • Le bilan : 12 matches, 8 victoires, 1 match nul, 3 défaites. 21 buts marqués, 12 encaissés.
  • L’équipe de France a rencontré 5 clubs allemands, 2 clubs italiens, 1 club néerlandais, 1 club espagnol, 1 club belge, 1 club uruguayen et 1 sélection nationale.
  • Les buteurs français : Platini (5 buts), Dominique Rocheteau et Didier Six (3 buts), Jacques Zimako et Henri Michel (2 buts), Bernard Lacombe, Eric Pécout, Jean-François Larios, Christian Lopez, Alain Giresse et Jean-Marc Ferreri (1 but)

Et aujourd’hui ?

Il est difficilement imaginable de nos jours de revoir l’équipe de France disputer régulièrement une rencontre amicale face à un club. D’une part parce le football-business a considérablement refroidi les relations entre les sélections et les clubs. Ces derniers n’ont plus de temps à perdre à servir de sparring-partner à une sélection nationale, fut-elle championne du monde. Il est devenu plus rentable de disputer des tournois montés de toutes pièces dans des pays lointains où le football représente avant tout un marché. On ne peut par ailleurs s’empêcher de penser que si l’équipe de France devrait affronter un grand club d’Europe, il est fort probable qu’à chaque fois un Tricolore au moins se retrouverait dans la situation de Didier Six en 1981...

Vos commentaires

  • Le 30 avril 2020 à 19:12, par Nhi Tran Quang En réponse à : L’Ajax, la Juventus, le Bayern ou le Real : c’étaient les matchs UNFP

    Je ne sais pas dans quel cadre mais je me rappelle d’un Sporting Lisbonne vs France en janvier 1993 pas en France mais au Portugal. Je crois que ça doit être vraiment la dernière rencontre entre la France & un club.
    Voici la composition d’équipe : Martini-Sassus (46e Angloma), Blanc, Boli (46e Petit), Roche, Lizarazu-Sauzée (75e Loko), Deschamps (63e Le Guen), Perez, Gravelaine, Ginola
    buts : 79è Loko, 82e Lizarazu

  • Le 5 mai 2020 à 16:42, par Richard Coudrais En réponse à : L’Ajax, la Juventus, le Bayern ou le Real : c’étaient les matchs UNFP

    Ce match de Lisbonne avait été mis sur pied au dernier moment à la demande du sélectionneur Gérard Houiller qui voulait réunir son équipe pour un match amical avant de reprendre les éliminatoires de la Coupe du Monde en février 1993. Finalement, le sélectionneur a essuyé quelques forfaits et n’a pas vraiment aligné l’équipe qu’il envisageait face à une équipe du Sporting, elle-même privée de ses internationaux. Les Français l’ont emporté 2-0, buts de Loko (69’), dont c’était la première apparition en équipe de France A, et Lizarazu (82’) qui ne comptait quand à lui qu’une seule sélection. Il s’agit en effet très probablement du dernier match à ce jour de l’équipe de France face à un club étranger.

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