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Les recalés ont-ils un avenir ?

Publié le 29 mai 2012, mis à jour le 11 mai 2014

Il en fallait deux, ce furent ceux-là : Yoann Gourcuff, ex-futur Zidane, et Mapou Yanga-Mbiwa, peut-être futur Desailly sont partis en vacances avant les autres. Péripétie ou coup d’arrêt ? Depuis 1998, c’est selon.

Mapou Yanga-Mbiwa et Yoann Gourcuff ont donc quitté le Touquet et les Bleus ce mardi en milieu de journée, après l’annonce officielle de la liste des 23 qui les prive de l’Euro 2012. Avant eux, depuis 1998, dix-sept autres joueurs avaient connu le même sort. On ne parle ici que des joueurs qui ont quitté le stage après l’annonce de la liste définitive, ou, comme dans le cas de Lassana Diarra en 2010, Cissé en 2006 et Giuly en 2004, de joueurs forfaits sur blessure après l’annonce de la liste.

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Cette éviction a-t-elle porté un coup fatal à leur carrière en équipe de France ? Pour le savoir, nous avons compté combien de sélections ils comptaient avant leur départ du groupe (en violet dans le schéma ci-dessous), et combien ils en ont obtenu après (en bleu).

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Pour la très grande majorité d’entre eux, cette éviction aura été fatale. Ibrahim Ba, Pierre Laigle (en 1998) ou Mickaël Landreau (en 2008) n’ont plus porté le maillot bleu après ce coup du sort. Sabri Lamouchi (en 1998), Mathieu Flamini (en 2008) et Lassana Diarra (en 2010) n’ont eu droit qu’à une seule chance. Letizi (1998) deux, Djetou (1998) trois. Cissé est plutôt bien reparti après son forfait de 2006, mais son éviction de 2008 lui aura coûté très cher, puisqu’il comptait 37 sélections avant, et seulement 4 depuis.

Trois joueurs seulement ont pu rebondir après une éviction. Philippe Mexès, qui faisait partie d’une préliste de 30 en 2004 (sans être convoqué pour la préparation puisque Santini avait donné sa liste définitive avant), a été écarté en 2008 alors qu’il avait 8 sélections. Depuis, il a triplé ce total. Même chose pour Alou Diarra, qui comptait 13 capes en 2008, et qui en est à 39 aujourd’hui.

JPEG - 43.8 koLe cas le plus atypique est bien entendu celui de Nicolas Anelka. Sélectionné une fois (à 19 ans) au printemps 1998 contre la Suède, il est finalement écarté de la liste des 22 par Aimé Jacquet, mais il fera ensuite une longue (et chaotique) carrière puisqu’il comptera au total 69 sélections, après avoir toutefois manqué les coupes du monde 2002 et 2006, ainsi que l’Euro 2004.

De quelles trajectoires se rapprocheront le plus celles de Yanga-Mbiwa et de Gourcuff ? Le capitaine montpelliérain semble avoir le potentiel pour aller très loin, et peut encore espérer faire aussi bien qu’Anelka (qui a toutefois débuté quatre ans plus tôt). Quant au Lyonnais, sa carrière ressemble plutôt à celle d’un joueur qu’on disait pétri de talent et héritier d’un géant, qui a évolué à Bordeaux et participé à une coupe du monde à 24 ans avant de disparaître dans un trou noir : Philippe Vercruysse.

Mise à jour du 30 mai :
Ainsi que me l’a fait remarquer un lecteur attentif, il manquait Philippe Christanval dans la liste des recalés (le graphique a été mis à jour). L’ancien monégasque est tellement tombé dans l’oubli que personne ne s’en est aperçu... Christanval a été convoqué en mai 2000 à Tignes par Roger Lemerre, mais n’a pas été retenu au moment de l’annonce de la liste des 22. Il ne comptait aucune sélection à cette époque, et en aura six en tout jusqu’en 2002. Il fera partie du groupe qui ira en Corée du Sud, mais il ne disputera aucun des trois matches des Bleus. On souhaitera à Mapou Yanga-Mbiwa, convoqué sans sélection puis recalé, une meilleure carrière en équipe de France.



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