Nous ne sommes plus les champions, mon ami

Publié le 26 mai 2012, mis à jour le 5 mai 2015

JPEG - 6.2 koPour la première fois depuis 1998, l’équipe de France va se présenter à l’Euro avec dans ses rangs pas le moindre champion d’Europe ou du monde. We are the champions, c’est terminé. Il fallait bien que ça arrive un jour...

Ne cherchez pas trace du moindre joueur titré en Bleu dans la liste de Laurent Blanc, il n’y en a pas. Le filon découvert à l’été 1998 à Saint-Denis et prolongé à l’été 2000 à Rotterdam s’est tari il y a deux ans au Cap dans la fraîcheur de l’hiver sud-africain. Après le départ de Thierry Henry, dernier champion du monde en activité, précédé de quelques jours de celui de Nicolas Anelka, dernier champion d’Europe, l’équipe de France va se présenter en Ukraine bien démunie.

Bien entendu, il fallait bien que ça arrive. Et la dernière fois que c’est arrivé, justement, c’était en 1998 et on ne peut pas dire que ça a porté préjudice à la sélection. Il faut tout de même rappeler qu’avant 1998 il y a eu l’Euro 1996 en Angleterre où là aussi il n’y avait aucun champion en équipe nationale dans l’effectif d’Aimé Jacquet, la génération de 1984 s’étant éteinte à l’Euro 1992 avec la fin de carrière des deux derniers vétérans, Manuel Amoros et Luis Fernandez.

Autrement dit, l’expérience de l’Euro anglais a beaucoup servi lors de la coupe du monde française. On peut donc espérer qu’il en sera de même en 2012 pour préparer des lendemains qui chantent en 2014 ou plus probablement en 2016.

A l’Euro 2000, Roger Lemerre ne se casse pas la tête : il prend 18 champions du monde (moins Guivarc’h, Charbonnier et Diomède, au niveau de jeu insuffisant, et Boghossian, blessé) auxquels il ajoute Ramé, Micoud, Wiltord et Anelka, qui vient de gagner la ligue des Champions avec le Real.

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Fort du triomphe aux Pays-Bas, Roger Lemerre ne change pas une équipe qui gagne, ou le moins possible. Deschamps, Blanc et Lama ont arrêté, Karembeu est écarté, de même qu’Anelka, alors que Pires est blessé. Comme Boghossian revient, ça nous fait 14 champions du monde auxquels s’ajoutent les 3 champions d’Europe Ramé, Micoud et Wiltord. Mais, même si sur le papier cette sélection est la plus impressionnante de l’histoire des Bleus, le conservatisme ne marche pas à tous les coups.

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Au Portugal, les Bleus ne comptent plus que dix champions dans leurs rangs : neuf champions du monde (les mêmes qu’en 2004 moins Djorkaeff, Dugarry, Lebœuf et Petit, et plus Pires) et un champion d’Europe (Wiltord). Sans grand résultat, hormis un coup d’éclat tardif lors du premier match… contre l’Angleterre.

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En 2006, les champions sont à peine plus nombreux que les doigts d’une main, et encore c’est grâce au retour providentiel de Zidane et Thuram, qui rejoignent en Allemagne Barthez, Vieira, Henry et Trezeguet. Le champion d’Europe Wiltord les accompagne pour une ultime aventure. Il ne s’en faut que de quelques centimètres pour que tout recommence.

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Deux ans plus tard, Raymond Domenech amène en Suisse un Thuram en fin de course, un Henry peu inspiré et un Vieira en pièces détachées. Un champion d’Europe tombé dans l’oubli fait son retour, Nicolas Anelka. Comme les nouveaux ne font pas mieux que les anciens, l’affaire tourne court.

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Ils ne sont plus que deux pour faire le voyage en Afrique du Sud : Thierry Henry, malgré l’épisode désastreux de la main contre l’Irlande en barrages, et Nicolas Anelka qui s’échine à ne pas vouloir jouer en pointe pour sa première participation à une coupe du monde. Le premier finit avec le brassard pour une défaite sans gloire, le deuxième est renvoyé au pays avant tout le monde. Sic transit gloria mundi.

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