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Pourquoi le 23 juin est un bon jour pour les Bleus

Publié le 23 juin 2015, mis à jour le 23 octobre 2016

Jusqu’en 2012, c’était le jour fétiche des Bleus, celui de France-Portugal 1984, de France-Togo 2006 et de la naissance de Jean Tigana, Jean-François Domergue, Zinedine Zidane et Patrick Vieira. La défaite contre l’Espagne à l’Euro ukrainien ternit à peine le bilan.

Il y a des jours comme ça, où les planètes s’alignent pour que tout se passe pour le mieux. Si vous consultez l’éphéméride du 23 juin, vous le constaterez tout de suite. Quatre internationaux sont nés à cette date. Il s’agit dans l’ordre de Jean Tigana en 1955, Jean-François Domergue en 1957, Zinedine Zidane en 1972 et Patrick Vieira en 1976. Quatre joueurs qui cumulent 276 sélections, quatre titres de champions d’Europe et deux titres de champions du monde. Excusez du peu !

Lilian Thuram et Patrick Vieira à l'Euro 2000 après France-Espagne

Mais ce n’est pas tout. Ce jour-là, l’équipe de France a disputé trois rencontres décisives : une contre le Portugal en 1984 à Marseille, en demi-finale de l’Euro, avec son invraisemblable retournement de situation dans les six dernières minutes de la prolongation, une autre face au Togo en 2006 à Cologne, prélude à l’épopée finale de la génération Zidane. Et une troisième à Donetsk contre l’Espagne en 2012, lors d’un quart de finale de l’Euro.

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Domergue et Tigana, cadeaux d’anniversaire

Impressionnant, non ? Ce n’est pourtant pas fini. Le 23 juin 1984 donc, le premier buteur des Bleus s’appelle Jean-François Domergue, arrière gauche de circonstance suite au carton rouge et à la suspension de Manuel Amoros. Et à six minutes de la fin des prolongations, alors que le Portugal mène 2-1, c’est encore Domergue qui est à la réception d’un ballon qui traîne dans la surface portugaise et qui égalise. Cinq minutes plus tard, alors que se profile une séance de tirs au but dont les Bleus ne veulent pas, Jean Tigana arrache le ballon dans les pieds portugais, sprinte et délivre un amour de centre en retrait que Platini transforme en force. Domergue fête ce jour-là ses 27 ans. Tigana souffle ses 29 bougies.

Derrière le but de Bento et les panneaux publicitaires, un ramasseur de balle nommé Zinedine Zidane, qui fête ce jour-là ses 12 ans, n’en croit pas ses yeux. Il ne le sait pas encore, mais c’est lui l’héritier de Platini, c’est lui qui gagnera quatorze ans plus tard la coupe du monde.

Vieira s’offre le Togo pour ses 30 ans

Nous sommes en 2006. Après deux nuls face à la Suisse et à la Corée du Sud, l’équipe de France doit l’emporter pour continuer son parcours mondial. Sans Zidane, suspendu après deux cartons jaunes. Quant à Patrick Vieira, son début de compétition n’est pas bon. Il est contesté par la presse qui l’estime insuffisamment préparé et pas au point physiquement. C’est pourtant lui qui, porteur du brassard de capitaine, va faire exploser la défense togolaise en cinq minutes : tout d’abord en ouvrant le score sur une passe de Ribéry, puis en déviant de la tête un ballon pour Thierry Henry. Qualifiés, les Bleus vont changer de braquet dès les huitièmes de finale contre... l’Espagne, emmenés par un Patrick Vieira monstrueux qui se souviendra longtemps de son trentième anniversaire à Cologne.

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M’Vila n’a rien compris

Le tableau serait donc parfait sans l’accroc du 23 juin 2012 à Donetsk, jour où les Bleus se sont inclinés face à l’Espagne en quart de finale de l’Euro, ce qui en soit n’avait rien d’anormal. C’est dans la manière et dans l’état d’esprit que l’équipe de France a failli ce soir-là. Défaillance tactique tout d’abord avec un blindage côté droit (Réveillère et Debuchy) qui n’empêchera pas les Espagnols de passer par là pour ouvrir le score, défaillance technique avec un jeu arrêté, brouillon et amorphe, à l’image d’un Malouda marchant sur un repli défensif loin derrière Xabi Alonso qui allait placer une tête victorieuse. Ne parlons même pas de l’attitude de M’Vila à sa sortie du terrain, ignorant son remplaçant (Giroud) et son sélectionneur. Pour lui, c’est ce jour-là que sa carrière internationale s’est terminée. Il y a une justice.

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Et pour finir...

Cet article a été initialement publié en juin 2012, juste avant le quart de finale contre l’Espagne à l’Euro.



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