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2016, un bilan en bleu (5/6) : l’attaque

Publié le 18 décembre 2016, mis à jour le 13 juin 2017

Elle a fait des étincelles cette année grâce à son trio de feu Griezmann-Giroud-Payet. Du coup, les petits derniers de 2015 ont momentanément disparu de la circulation. Et Gameiro a mis le pied dans la porte.

Le temps de jeu (en minutes) des titulaires est indiqué en blanc sur fond bleu (victoire), gris (nul) ou rouge (défaite). Celui des remplaçants est indiqué sur fond blanc selon le même code couleur. Le temps de jeu cumulé sur l’année est reporté en bout de ligne à droite. Les joueurs sont listés par ordre d’apparition (en haut, les titulaires lors du premier match de l’année, en bas les joueurs appelés en fin d’année).

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Dix attaquants, si on reclasse Dimitri Payet dans cette catégorie (il était milieu jusqu’en 2015) : c’est presqu’autant que l’an dernier (11) et plus qu’en 2014 (9). Autrement dit, Deschamps continue à chercher la bonne formule alors qu’il a perdu Karim Benzema (meilleur buteur en activité) et Mathieu Valbuena (meilleur passeur). Il tient pourtant son trio de titulaires avec Antoine Griezmann (15 matches sur 17, 13 fois titulaire), Olivier Giroud (15 matches dont 13 titularisations) et bien sûr Dimitri Payet (qui n’a manqué aucun match et qui en a débuté 14). Nous allons donc commencer par nous intéresser à ces trois-là, qui ont de plus inscrit 23 des 36 buts des Bleus cette année.

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Griezmann, à deux doigts du bonheur total

De ce trio-là, le plus évident il y a un an est évidemment Antoine Griezmann. Cette année 2016 aurait pu être la sienne, et il ne s’en est fallu de peu pour qu’il décroche un Ballon d’Or : un pénalty repoussé par la transversale en finale de la Ligue des Champions contre le Real de Ronaldo, ou une tête au-dessus le 10 juillet contre le Portugal de Ronaldo encore. Par la finesse de son jeu, sa facilité technique et sa grinta sud-américaine, l’attaquant de l’Atletico est désormais le meilleur joueur français, même si ses buts sont bien plus jolis que ses célébrations. Il lui reste à franchir le dernier palier en étant décisif le jour J. Didier Deschamps a eu l’intelligence de lui laisser la liberté de jouer plutôt dans l’axe, juste derrière l’attaquant de pointe (Giroud ou Gameiro), et sa marge de progression est conséquente.

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Giroud toujours là, Payet s’installe

Olivier Giroud avait une carte évidente à jouer en l’absence de Karim Benzema, et on peut dire qu’il l’a fait. Avec huit buts marqués cette année, l’avant-centre d’Arsenal a gagné une place de titulaire même s’il a été concurrencé depuis l’automne par Kevin Gameiro. Il a su conserver un état d’esprit irréprochable alors qu’une partie du public l’avait stupidement pris en grippe au printemps. Son impact à l’Euro aura toutefois été insuffisant, notamment en finale (mais il n’est pas le seul dans ce cas). Difficile de dire s’il sera toujours l’avant-centre des Bleus en 2017, surtout s’il ne regagne pas une place de titulaire à Arsenal.

Qui aurait pu dire, il y a un an, que Dimitri Payet serait l’attaquant le plus sollicité en 2016 ? Très décevant en sélection jusqu’alors, le joueur de West Ham a explosé entre mars et juin avant de ralentir sérieusement pendant l’Euro, puis de bien revenir à l’automne. Sa complicité avec Griezmann et Giroud l’a rendu indispensable, mais sa complémentarité avec Evra, Pogba ou Matuidi est moins évidente. Par sa technique et la qualité de ses coups de pied arrêtés, il occupe désormais le créneau laissé vacant par Mathieu Valbuena.

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Gignac ne sera pas le nouveau Wiltord

Hors de ce trio, que reste-t-il ? A vrai dire, pas grand chose. André-Pierre Gignac a disputé à Anthony Martial et Kingsley Coman la place de quatrième homme. Il s’en est fallu de quelques centimètres contre le Portugal dans le temps additionnel de la finale pour qu’il devienne l’héritier de Sylvain Wiltord, mais il restera pour l’histoire celui qui a tiré sur le poteau à la 94e. L’émergence de Kevin Gameiro à l’automne l’a fait sortir du groupe. Pas sûr qu’il revienne en 2017.

Qu’en sera-t-il de Kevin Gameiro ? Revenu de nulle part comme Lassana Diarra l’an dernier et Dimitri Payet en mars, l’attaquant de l’Atletico avait tout de la bonne idée en octobre, quand son association avec Griezmann a fait des étincelles dans la défense bulgare. Le problème, c’est que la suite n’a pas vraiment convaincu. A Amsterdam ou face à la Côte d’Ivoire (sans Griezmann), Gameiro ne s’est pas beaucoup montré et son retour pourrait bien n’être qu’éphémère, surtout si la jeune génération se réveille enfin en 2017.

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Martial/Coman, promesses non tenues

La grosse déception de cette année est venue des deux prodiges de 2015. Anthony Martial n’a pas existé et s’est contenté de bouts de matches, son temps de jeu maximum ne dépassant pas 57 minutes contre la Biélorussie. Sur quatre titularisations, il est sorti trois fois à la mi-temps, ce qui n’est jamais bon signe. Kingsley Coman n’a pas fait beaucoup mieux. Titulaire deux fois à l’Euro contre l’Albanie et la Suisse, il n’a rien créé de mémorable, hormis quelques minutes intéressantes lors de son entrée contre le Portugal.

La concurrence pour ces places sur le banc pourrait venir des deux nouveaux lancés cette année : Ousmane Dembélé et Thomas Lemar. On ne les a pas assez vus pour porter un jugement sur leur niveau réel, mais le fait qu’ils évoluent au sein de deux des plus percutantes attaques d’Europe (Dortmund et Monaco) plaide en leur faveur.

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