En attendant l’Euro : vivement les huitièmes !

Publié le 12 décembre 2015, mis à jour le 2 mars 2016

PNG - 21.7 koL’UEFA a lancé en grandes pompes (vernies) l’Euro 2016 au Palais des Congrès où le tirage au sort a accouché des six groupes du premier tour. Celui de la France n’est ni original ni très excitant.

En décembre en France, il y aura eu la Cop 21 et donc le tirage de l’Euro. Ce dernier aurait coûté, selon l’Equipe du 12 décembre, la modeste somme de 20 millions d’euros. L’équivalent du budget d’un club de Ligue 1 pour tirer 24 boules et les répartir dans six groupes de quatre. La crise, ce n’est visiblement pas pour tout le monde...

Tout ça pour ça. Déjà que cette formule destinée à faire plaisir à tout le monde (sauf au public, mais qui s’en soucie ?) n’était pas du tout sexy, la composition du groupe 1, celui de la France, est carrément soporifique avec des oppositions contre la Roumanie (le 10 juin à Saint-Denis), l’Albanie (le 15 à Marseille) et la Suisse (le 19 à Lille).

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Ne pas tomber dans la facilité

Après, l’expérience nous apprend que les bons tirages comme en 1992 (Suède, Angleterre, Danemark), en 2002 (Sénégal, Uruguay, Danemark) ou en 2010 (Uruguay, Mexique, Afrique du Sud) ne font pas pas toujours la qualification. D’autres fois, comme en 1982 (Angleterre, Tchécoslovaquie, Koweït) ou en 2006 (Suisse, Corée du Sud, Togo), il avait fallu transpirer jusqu’à la fin du troisième match pour passer par la petite porte.

Et n’oublions pas que les Bleus n’ont battu la Roumanie qu’une seule fois depuis dix ans (pour quatre nuls) et qu’ils n’ont pris qu’un point lors des deux derniers matches contre l’Albanie, pas plus tard qu’en 2014 et que l’été dernier. La Suisse reste un bien meilleur souvenir, avec une première mi-temps de folie côté Bleus au Brésil l’an dernier.

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Belgique-Italie, une vraie affiche

La probabilité d’un échec au premier tour est à peu près aussi élevée que de voir Diaby et Gourcuff dans la liste des 23. Autant dire que le centres d’intérêt de ce premier tour seront ailleurs, avec un Belgique-Italie aux airs de quart de finale (le 13 juin à Lyon), un Allemagne-Pologne revanchard (le 16 juin à Saint-Denis) ou un Espagne-Croatie pour la première place du groupe D (le 21 juin à Bordeaux).

Il faudra toutefois surveiller de près les groupes C, D et E d’où sortira l’adversaire des Bleus pour le huitième de finale du 26 juin à Lyon. L’Ukraine, la Turquie ou la République tchèque et la Suède ont le profil. Autant dire qu’il n’y aura là rien d’insurmontable, mais rien de facile non plus.

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L’Allemagne ou la Belgique en demi ?

En quart de finale le 3 juillet à Saint-Denis, l’équipe de France affrontera le vainqueur des deuxièmes des groupes B et F. Soit, si la logique est respectée, le vainqueur d’un Russie-Autriche très ouvert. Quart de finale jouable là encore, puisqu’aucun favori n’aura à ce stade croisé la route du pays organisateur.

Le 7 juillet, les Bleus retrouveraient le stade vélodrome (comme en 1984), avec comme adversaire possible les premiers des groupes C et E, soit le vainqueur d’un quart de finale Allemagne -Belgique qui aurait fait une très belle finale. Il n’est pas impossible que le futur vainqueur de l’Euro sorte de cette confrontation marseillaise.

Si cet obstacle de taille est franchi, la finale pourrait se jouer contre l’Espagne ou le vainqueur d’Angleterre-Portugal. Une affiche a priori plus facile que la précédente.

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Après le premier tour...

Risquons-nous à un pronostic pour les huitièmes de finale (en gras, les vainqueurs), en prenant des hypothèses classiques qui verraient les têtes de série finir toutes premières de leur groupe :
- Suisse-Pologne
- Espagne-Islande
- Angleterre-Albanie
- Portugal-Italie
- Allemagne-Pays de Galles
- Belgique-Croatie
- France-République tchèque
- Russie-Autriche

En quarts, on pourrait avoir les affiches suivantes :
- Pologne-Espagne
- Angleterre-Italie
- Allemagne-Belgique
- France-Russie

Le dernier carré pourrait ressembler à ça :
- Espagne-Angleterre
- Belgique-France

Je vous laisse imaginer la combinaison la plus excitante en finale. La Belgique aurait en tout cas un parcours très compliqué, avec l’Italie, l’Eire et la Suède au premier tour, la Croatie en huitièmes, l’Allemagne en quarts et la France en demi. Si elle va au bout, c’est qu’elle aura amplement justifié sa première place au classement Fifa. Pour que la France évite les Belges et les Allemands en demi, il faudrait que l’un des trois au moins finisse deuxième de son groupe et se retrouve dans le haut du tableau.

Début de réponse dans un peu plus de six mois...

A paraître le 8 novembre

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