Michel Hidalgo, le jeu en héritage

Publié le 11 février 2017, mis à jour le 12 février 2017

Sélectionneur des Bleus pendant huit ans, le premier à être titré en 1984, le joueur de Reims a retenu la leçon d’Albert Batteux : le football est d’abord un jeu, et la technique prime sur le reste.

Le contexte de son arrivée

Avant d’être sélectionneur, Michel Hidalgo a été un joueur professionnel de bon niveau. Après des débuts au Havre, il est transféré au Stade de Reims à 21 ans, où il joue trois saisons. Il y fait deux rencontres décisives : tout d’abord Raymond Kopa, qu’il côtoie deux ans, et surtout Albert Batteux, nommé entraîneur quatre ans plus tôt. Essentiellement remplaçant, il dispute toutefois la finale de la première Coupe d’Europe des champions en 1956 contre le Real Madrid, et marque même le troisième but rémois (défaite 3-4).

Transféré à Monaco en 1957, il est appelé une fois en sélection le 5 mai 1962 à Florence contre l’Italie, où il remplace Stéphane Bruey à la mi-temps (1-2). C’est à la suite de cette défaite qu’Albert Batteux, entraîneur de l’équipe de France depuis 1955, démissionnera et sera remplacé par Henri Guérin. Michel Hidalgo retrouve ce dernier à la Direction technique nationale (DTN) créée par Georges Boulogne en 1970. Il devient adjoint de Stefan Kovacs en 1973, et lui succède en janvier 1976, à 42 ans.

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Michel Hidalgo (en bas à gauche) sous les ordres d’Albert Batteux (debout à gauche) à Reims, en 1956.

Son apport

Michel Hidalgo aura eu le grand mérite d’avoir absorbé ce qu’il y avait de spécifique dans ses prédécesseurs puis d’en faire la synthèse : le sens du jeu en mouvement d’Albert Batteux au Stade de Reims, la rigueur et la discipline de Georges Boulogne à la DTN, le football total de Stefan Kovacs. Il ne se fige pas dans un schéma-type (défense avec un libéro ou en zone, 4-3-3 ou 4-4-2) et s’adapte en permanence.

Il a aussi la chance de tomber sur un filon, l’exceptionnelle génération 1955 (Platini, Six, Bossis, Rocheteau, Tigana...). Enfin, il bénéficie d’un atout très important : la durée. Fernand Sastre, probablement le meilleur président de la FFF de l’histoire du football français, a su lui maintenir sa confiance quand lui-même était tenté de laisser tomber (dès 1978).

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En Argentine en juin 1978, une première coupe du monde compliquée.

On lui doit évidemment l’invention du carré magique [1], esquissé au printemps 1981 et lancé en pleine coupe du monde 1982 contre l’Irlande du Nord, puis perfectionné en 1983 avec l’arrivée de Luis Fernandez à la place de Bernard Genghini. Toute la philosophie de Michel Hidalgo est dans cette trouvaille de génie : jouer avec ses points forts, ne pas avoir peur d’additionner les talents. Il aura su aussi gérer des égos de bonne taille (Trésor, Tigana, Platini, Six, Fernandez) en les équilibrant avec des joueurs plus posés (Battiston, Bossis, Lacombe, Rocheteau).

Enfin, il aura apporté au football français une touche de romantisme perdue en route avec les apôtres du muscle et du béton (Verriest, Dugauguez, Guérin, Boulogne). Ses causeries, restées célèbres, ont été parfois moquées, mais elles font du bien : « si l’adversaire est plus fort, faisons du match une aventure », « quoi de mieux à partager qu’une utopie : aller ensemble aux limites du possible ? ». Il aura su, aussi, rééquilibrer son équipe pour la faire passer de championne du monde des matches amicaux (en 1978) à championne d’Europe (en 1984) sans renoncer à ses principes. Après le RFA-France de Séville, il y aura le France-Portugal de Marseille, preuve que s’il y a des défaites magnifiques, elles peuvent engendrer des victoires inoubliables.

Le tournant

Novembre 1981. Après deux premières saisons très encourageantes, les Bleus patinent entre l’été 1978 et l’été 1980. Les deux victoires à Chypre et contre l’Irlande démarrent idéalement la campagne qualificative pour le Mundial 1982, mais plus rien ne fonctionne à partir de novembre 1980. L’équipe de France est surclassée à Hanovre par la RFA (1-4) et va enchaîner une terrible série de six défaites en sept matches entre février et octobre 1981. Que ce soit en amical (Espagne 0-1, Brésil 1-3, Sutttgart 1-3) ou en compétition (Pays-Bas 0-1, Belgique 0-2, Irlande 2-3), à domicile ou à l’extérieur, tout semble partir en vrille.

L’attaque ne marque plus, la défense prend l’eau, Michel Platini est forfait (trois fois) ou se fait siffler par le public du Parc, des tensions se font jour dans le groupe. Sans la victoire contre la Belgique en avril (3-2) avec une option très offensive [2], les Bleus seraient probablement déjà éliminés. Il leur reste toutefois à battre les Pays-Bas au Parc le 18 novembre, alors qu’un nul suffit aux Hollandais.
 

Michel Hidalgo va s’en sortir avec une option très risquée, en alignant trois numéros dix au milieu (Genghini, Giresse et Platini), chacun d’eux se sacrifiant alternativement à la récupération. Et il abandonne le système du libéro pour revenir à la défense de zone avec Lopez et Trésor dans l’axe. Après une mi-temps très équilibrée, Platini trouve l’ouverture sur coup franc, son premier depuis deux ans avec les Bleus. Tout devient plus facile pour l’équipe de France peut jouer le contre. Tigana remplace Platini à un quart d’heure de la fin et Six assure le coup à la 82e (2-0). Ce n’est pas encore le carré magique, mais l’idée est là.

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Son bilan

Si le total est correct, sans plus, le grand mérite de Michel Hidalgo est de présenter un bilan en compétition très au-dessus de ses prédécesseurs, avec 20 victoires pour 9 défaites (dont quatre en phase finale, contre l’Italie et l’Argentine en 1978, l’Angleterre et la Pologne en 1982). A domicile, le bilan des matches de compétition est impressionnant : 13 victoires pour un seul match nul (contre la Suède en août 1978) et aucune défaite. Enfin, le qualificatif de championne du monde des matches amicaux ne se justifie pas sur la durée, avec 21 victoires pour 9 défaites, dont 4 à domicile (Brésil en 1981, Pérou, Galles et Pologne en 1982).

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Ses adversaires

Michel Hidalgo a rencontré 31 sélections étrangères en huit ans. Les plus fréquents sont la RFA, la Belgique, l’Espagne, l’Irlande, les Pays-Bas et la Tchécoslovaquie, avec quatre matches. Le Brésil, l’Italie, la Bulgarie, l’URSS ou la Yougoslavie (entre autres) ont été affrontés trois fois, alors que l’Angleterre et l’Argentine n’ont croisé la route des Bleus qu’à deux reprises entre 1976 et 1984. Dans les absents, on relève l’Uruguay, qui jouera contre la France en août 1985, la Roumanie ou la Norvège.
 

L’adversaire préférentiel, c’est le Portugal. Les Bleus d’Hidalgo le rencontrent trois fois, pour autant de victoires : au Parc en mars 1978 (2-0), à Guimaraes en février 1983 (3-0, trois passes décisives de Platini) et à Marseille en juin 1984 (3-2). C’est le seul adversaire que Michel Hidalgo a battu trois fois en tant que sélectionneur.

Le pire ? Deux sélections seulement ont battu les Bleus à deux reprises : la République d’Irlande à Dublin, en mars 1977 (0-1) et en octobre 1981 (2-3) en qualifications pour la coupe du monde. Et la Pologne, qui a corrigé l’équipe de France en juillet 1982 (2-3 à Alicante pour la troisième place mondiale) et un mois plus tard au Parc en amical (0-4). Les seules équipes à n’avoir pas été battues par les hommes d’Hidalgo sont l’URSS (deux nuls en 1977 et en 1983, une victoire en 1980), le Pays de Galles et le Pérou (une victoire au printemps 1982).

Les plus larges victoires ont été acquises à Chypre (7-0 en octobre 1980), aux Etats-Unis (6-0 en mai 1979) et contre la Belgique (5-0 en juin 1984). Les pires défaites ont été concédées à la Pologne (0-4 en août 1982) et à la RFA (1-4 en novembre 1980).

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Avec Michel Platini pendant l’Euro 84.

Ses joueurs

89 internationaux ont participé à au moins un des 75 matches de l’ère Hidalgo entre mars 1976 et juin 1984. Et parmi eux, 64 ont fait leurs débuts en sélection. Vous retrouverez la liste complète dans le tableau ci-dessous.

Si Hidalgo a donc opéré un énorme brassage, celui-ci s’est opéré en deux vagues. 21 nouveaux ont été lancés lors des 13 matches de 1976 et 1977, ce qui est considérable. Rien que lors du France-Tchécoslovaquie inaugural, ils étaient déjà sept (Michel Platini, Maxime Bossis, Didier Six, Patrice Rio, Gilles Rampillon, Gérard Soler et Robert Pintenat). Et 17 en 1981 et 1982 (en 23 matches, il est vrai).

Sur le graphique ci-dessous, sont indiqués le nombre de débutants par année, ainsi que le total de sélections obtenu par les joueurs les plus capés.

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Si bien sûr tous ne sont pas devenus des héros nationaux, loin de là, on peut noter que les erreurs de casting ont été plutôt rares : seuls huit d’entre eux n’ont été appelés qu’une fois : Jean-Louis Zanon, Jean-Marc Ferratge, Pierrick Hiard, Roland Wagner, Pierre Pleimelding, Francis Meynieu, Farès Bousdira et Gérard Farison.

Neuf gardiens, et puis Bats

Il y a tout de même un domaine où Michel Hidalgo a longtemps patiné, comme il le reconnaît volontiers lui-même [3] C’est celui du gardien de but. Là, il y a de toute évidence pléthore, puisqu’en huit ans se sont succédés pas moins de dix portiers, presque de quoi faire une équipe entière.

Si Dominique Baratelli (9 matches) et Jean-Paul Bertrand-Demanes (6) avaient débuté sous Boulogne et Kovacs, Hidalgo n’est convaincu sur la durée ni par l’un, ni par l’autre, et appelle Dominique Dropsy (17) en 1978, Philippe Bergeroo (3) en 1979, Jean-Luc Ettori (9) en 1980, Jean Castaneda (9) et Pierrick Hiard (1) en 1981.

En Espagne, conseillé par Ivan Curkovic, il opte au dernier moment pour le monégasque Ettori, provoquant la colère de Baratelli qui se voyait titulaire, Castaneda étant promu numéro 2. Après la coupe du monde, Hidalgo teste Jean-Pierre Tempet (5) à l’automne avant de choisir Joël Bats (12) en septembre 1983. Le dernier sera aussi le meilleur, malgré des débuts délicats (quatre buts encaissés lors des deux premières sélections, autant que lors des dix suivantes).

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Dominique Dropsy, décédé en 2015, aura été le gardien le plus souvent titularisé par Michel Hidalgo.

Son équipe-type

Pas vraiment de surprise de ce côté. Hormis le poste de gardien, qui échoit finalement à Dominique Dropsy. La défense est plutôt old-school, puisque Gérard Janvion et Christian Lopez n’ont plus été appelés après 1982, et Marius Trésor a jeté l’éponge fin 1983. Bernard Genghini (24 sélections avec Hidalgo) et Luis Fernandez (17) sont loin derrière le trio Platini-Giresse-Tigana, même si le dernier n’a débuté qu’à mi-parcours, en 1980. Et l’attaque est archi-classique. Même si Dominique Rocheteau n’était que remplaçant à l’Euro 84, il aura accompagné Hidalgo jusqu’au bout avant de briller au Mexique deux ans plus tard, Lacombe et Six ayant pour leur part arrêté en même temps que leur sélectionneur.

Sur ces onze-là, sept ont affronté l’Argentine en 1978 à Buenos Aires, neuf ont joué la demi-finale de Séville en 1982 contre la RFA et six celle de Marseille en 1984 face au Portugal. C’est dire à quel point, malgré un brassage de joueurs très important, Michel Hidalgo s’est appuyé sur une ossature stable pendant huit années.

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Son type dans l’équipe

Vous pensez évidemment à Platini. Ça paraît évident, tant le futur président de l’UEFA a semblé jouer le rôle de sélectionneur-bis au cours des deux dernières années d’Hidalgo. Mais pourtant, celui dont la carrière internationale a épousé quasi-parfaitement celle de son coach, c’est Didier Six. Appelé pour la première fois lors des débuts d’Hidalgo, en mars 1976 contre la Tchécoslovaquie au Parc, le Valenciennois joue son dernier match international le 23 juin 1984 face au Portugal à Marseille.

Quatre jours plus tard, Hidalgo quitte les Bleus avec la coupe Henri-Delaunay dans les bras. Six est sur la photo, mais son sourire est crispé. Il n’aura pas joué une minute de la finale, Bruno Bellone lui ayant été préféré en attaque. Gaucher surdoué capable du meilleur (amorti poitrine-sombrero-volée contre le Brésil en 1977) comme du pire (tir au but complètement raté contre la RFA en 1982, après un match brouillon), il aura apporté son grain de folie dans une équipe pleine de talents.

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Didier Six aura débuté et fini sa carrière internationale avec Michel Hidalgo.

Et après ?

A l’été 1984, tout le monde veut Michel Hidalgo. Le nouveau premier ministre, Laurent Fabius, lui téléphone pour lui proposer le ministère des sports. Hidalgo demande vingt-quatre heures pour se décider, ce n’est pas possible. Quelques jours plus tard, c’est le Real Madrid qui lui propose le poste d’entraîneur. L’ex-coach des Bleus hésite, puis refuse. En réalité, il regrette d’avoir promis le poste à Henri Michel un an plus tôt [4]. Il reste directeur technique national jusqu’en 1986 puis accepte la proposition de Bernard Tapie de devenir directeur sportif de l’OM. 

Il y retrouvera Alain Giresse, Bernard Genghini, Yvon Le Roux, Jean-François Domergue, Jean Tigana Philippe Vercuysse et Manuel Amoros au cours de ses cinq années passées au Vélodrome. Ce n’était pas une bonne idée : en 1998, il est condamné en appel à huit mois de prison avec sursis et 500 000 francs d’amende dans l’affaire des comptes de l’OM pour lesquels Bernard Tapie, Alain Laroche et Jean-Pierre Bernès sont également sanctionnés.

Le tableau de ses 89 joueurs

La colonne sel MH décompte le nombre de matches joués sous la direction de Michel Hidalgo, ainsi que les colonnes suivantes. La dernière rappelle le total de sélections obtenu par chaque joueur durant sa carrière internationale.

Nom sel
MH
Tps jeu G N P Buts Cap. Sel.
total
Maxime Bossis 60 5362 33 12 15 1 3 76
Michel Platini 53 4594 27 12 14 35 32 72
Didier Six 52 3431 29 11 12 13 2 52
Marius Trésor 40 3441 18 13 9 3 24 65
Gérard Janvion 39 3310 19 8 12 0 0 40
Christian Lopez 37 2987 21 4 12 1 9 39
Patrick Battiston 36 2875 27 5 4 2 1 56
Dominique Rocheteau 36 2453 23 6 7 10 0 49
Bernard Lacombe 34 2443 23 6 5 10 0 38
Jean Tigana 33 2535 20 4 9 0 0 52
Alain Giresse 32 2769 20 7 5 5 1 47
Bernard Genghini 24 1678 15 5 4 5 0 27
Manuel Amoros 23 1998 13 6 4 0 0 82
Dominique Bathenay 19 1638 9 7 3 3 0 20
Luis Fernandez 17 1522 12 4 1 2 0 60
Dominique Dropsy 17 1354 12 1 4 0 0 17
Bruno Bellone 17 1215 10 3 4 2 0 34
Patrice Rio 17 1510 8 6 3 0 0 17
Jean-François Larios 17 1244 7 0 10 5 0 17
Olivier Rouyer 17 867 7 6 4 2 0 17
Léonard Specht 16 1373 8 1 7 1 0 18
Gérard Soler 15 1045 8 3 4 4 0 16
Jacques Zimako 13 678 7 2 4 2 0 13
Jean Petit 12 799 10 1 1 1 0 12
Joël Bats 12 1082 9 2 1 0 0 50
Yvon Le Roux 12 1075 8 3 1 1 0 28
Thierry Tusseau 12 653 8 3 1 0 0 22
Loïc Amisse 12 920 8 2 2 2 0 12
Henri Michel 12 988 6 4 2 0 6 58
Alain Couriol 12 625 3 4 5 2 0 12
Jean-Marc Ferreri 11 664 7 3 1 1 0 37
Marc Berdoll 11 661 7 2 2 3 0 16
André Rey 10 854 5 4 1 0 0 10
Daniel Bravo 9 473 4 2 3 1 0 13
Jean Castaneda 9 764 4 0 5 0 0 9
Yannick Stopyra 9 396 4 3 2 3 0 33
Jean-Luc Ettori 9 794 4 3 2 0 0 9
Dominique Baratelli 9 755 3 3 3 0 0 21
Philippe Mahut 9 685 2 2 5 0 0 9
Jean-Marc Guillou 7 465 4 1 2 0 1 19
René Girard 7 300 3 1 3 1 0 7
Alain Moizan 7 587 3 0 4 0 0 7
Jean-François Domergue 6 464 6 0 0 2 0 9
Bruno Baronchelli 6 409 4 1 1 1 0 6
Omar Sahnoun 6 424 4 2 0 0 0 6
Jean-Paul Bertrand-Demanes 6 505 3 1 2 0 0 11
Didier Christophe 6 411 1 1 4 1 0 6
Jean-Pierre Tempet 5 450 3 2 0 0 0 5
Éric Pécout 5 232 3 1 1 1 0 5
Albert Gemmrich 5 280 3 2 0 2 0 5
François Bracci 5 234 3 1 1 0 0 18
Christian Dalger 5 355 2 2 1 2 0 6
Roger Jouve 5 301 2 3 0 0 0 7
Raymond Domenech 5 404 2 2 1 0 0 8
Albert Emon 5 389 1 1 3 1 0 8
Bernard Zénier 4 170 2 1 1 1 0 5
Christian Synaeghel 4 342 2 1 1 0 0 5
Francis Piasecki 3 241 3 0 0 0 0 3
José Touré 3 259 2 1 0 1 0 16
Patrice Lecornu 3 112 2 0 1 0 0 3
Philippe Bergeroo 3 162 2 0 1 0 0 3
Gilles Rampillon 3 181 1 2 0 1 0 3
Robert Pintenat 3 270 1 1 1 1 0 3
Jean-Michel Larqué 3 270 1 1 1 0 2 14
Laurent Roussey 2 142 2 0 0 1 0 2
Raymond Kéruzoré 2 180 2 0 0 0 0 2
Patrick Revelli 2 134 2 0 0 1 0 5
Philippe Anziani 2 81 1 0 1 0 0 5
Carlos Curbelo 2 130 1 0 1 0 0 2
Jean-Claude Lemoult 2 180 0 2 0 0 0 2
Patrick Delamontagne 2 121 0 0 2 0 0 3
Daniel Xuereb 2 71 0 1 1 0 0 8
François Brisson 1 22 1 0 0 0 0 2
Jean-Marc Ferratge 1 68 1 0 0 0 0 1
Roland Wagner 1 46 1 0 0 1 0 1
Pierre Pleimelding 1 57 1 0 0 0 0 1
Farès Bousdira 1 34 1 0 0 0 0 1
Gérard Farison 1 90 1 0 0 0 0 1
Claude Papi 1 46 1 0 0 0 0 3
Jean-Louis Zanon 1 90 0 1 0 0 0 1
William Ayache 1 90 0 1 0 0 0 20
Philippe Vercruysse 1 4 0 1 0 0 0 12
Jean-Christophe Thouvenel 1 90 0 1 0 0 0 4
Dominique Bijotat 1 46 0 0 1 0 0 8
Pierrick Hiard 1 90 0 0 1 0 0 1
Francis Meynieu 1 90 0 0 1 0 0 1
Jean Gallice 1 90 0 1 0 0 0 7
Christian Sarramagna 1 90 0 0 1 0 0 4
Jean-Pierre Adams 1 90 0 1 0 0 0 22

Le tableau de ses 75 matches

Seuls les matches officiels sont mentionnés. Michel Hidalgo a dirigé les Bleus contre la Roumanie (en février 1977 à Bordeaux, victoire 2-0, buts de Platini et Rouyer) mais le match n’a pas été reconnu par la fédération roumaine. L’équipe de France a également affronté des clubs en début de saison : Mönchengladbach en août 1976 (5-0, doublé de Six, buts de Platini, Lacombe et Rocheteau), Mineiro en juillet 1977 (1-3, but de Trésor), Hambourg en août 1977 (4-2, but de Pécout et triplé de Platini), Anderlecht en août 1978 (1-0, but de Six), le Bayern Munich en août 1979 (4-1, buts de Larios, Lopez, Zimako et Platini), la Juventus en septembre 1980 (1-0, but de Zimako), Stuttgart en août 1981 (1-3, but de Giresse), Auxerre en novembre 1981 (3-1, buts de Giresse, Platini et Lopez), Andorre en mai 1982 (2-1, buts de Platini et Lopez) la Real Sociedad en juin 1982 (3-1, buts de Platini, Rocheteau et Lacombe), Penarol en août 1983 (1-0, but de Ferreri) et Andorre en mai 1984 (9-0, doublés de Le Roux et Rocheteau, buts de Giresse, Ferreri, Bellone, Six et Bravo) [5]

# Genre Date Ville Adversaire score
439 Euro 27/06/1984 Paris (Parc) Espagne 2-0
438 Euro 23/06/1984 Marseille Portugal 3-2
437 Euro 19/06/1984 Saint-Etienne Yougoslavie 3-2
436 Euro 16/06/1984 Nantes Belgique 5-0
435 Euro 12/06/1984 Paris (Parc) Danemark 1-0
434 Amical 01/06/1984 Marseille Ecosse 2-0
433 Amical 18/04/1984 Strasbourg Allemagne 1-0
432 Amical 28/03/1984 Bordeaux Autriche 1-0
431 Amical 29/02/1984 Paris (Parc) Angleterre 2-0
430 Amical 12/11/1983 Zagreb Yougoslavie 0-0
429 Amical 05/10/1983 Paris (Parc) Espagne 1-1
428 Amical 07/09/1983 Copenhague Danemark 1-3
427 Amical 31/05/1983 Luxembourg* Belgique 1-1
426 Amical 23/04/1983 Paris (Parc) Yougoslavie 4-0
425 Amical 23/03/1983 Paris (Parc) URSS 1-1
424 Amical 16/02/1983 Guimaraes Portugal 3-0
423 Amical 10/11/1982 Rotterdam Pays-Bas 2-1
422 Amical 06/10/1982 Paris (Parc) Hongrie 1-0
421 Amical 31/08/1982 Paris (Parc) Pologne 0-4
420 CM 10/07/1982 Alicante* Pologne 2-3
419 CM 08/07/1982 Séville* Allemagne 3-3
418 CM 04/07/1982 Madrid* Irlande du Nord 4-1
417 CM 28/06/1982 Madrid* Autriche 1-0
416 CM 24/06/1982 Valladolid* Tchécoslovaquie 1-1
415 CM 21/06/1982 Valladolid* Koweït 4-1
414 CM 16/06/1982 Bilbao* Angleterre 1-3
413 Amical 02/06/1982 Toulouse Galles 0-1
412 Amical 14/05/1982 Lyon Bulgarie 0-0
411 Amical 28/04/1982 Paris (Parc) Pérou 0-1
410 Amical 24/03/1982 Paris (Parc) Irlande du Nord 4-0
409 Amical 23/02/1982 Paris (Parc) Italie 2-0
408 qCM 05/12/1981 Paris (Parc) Chypre 4-0
407 qCM 18/11/1981 Paris (Parc) Pays-Bas 2-0
406 qCM 14/10/1981 Dublin Rep. d’Irlande 2-3
405 qCM 08/09/1981 Bruxelles Belgique 0-2
404 Amical 15/05/1981 Paris (Parc) Brésil 1-3
403 qCM 29/04/1981 Paris (Parc) Belgique 3-2
402 qCM 25/03/1981 Rotterdam Pays-Bas 0-1
401 Amical 18/02/1981 Madrid Espagne 0-1
400 Amical 19/11/1980 Hanovre Allemagne 1-4
399 qCM 28/10/1980 Paris (Parc) Rep. d’Irlande 2-0
398 qCM 11/10/1980 Limassol Chypre 7-0
397 Amical 23/05/1980 Moscou URSS 0-1
396 Amical 26/03/1980 Paris (Parc) Pays-Bas 0-0
395 Amical 27/02/1980 Paris (Parc) Grèce 5-1
394 qEuro 17/11/1979 Paris (Parc) Tchécoslovaquie 2-1
393 Amical 10/10/1979 Paris (Parc) Etats-Unis 3-0
392 qEuro 05/09/1979 Stockholm Suède 3-1
391 Amical 02/05/1979 New York Etats-Unis 6-0
390 qEuro 04/04/1979 Bratislava Tchécoslovaquie 0-2
389 qEuro 25/02/1979 Paris (Parc) Luxembourg 3-0
388 Amical 08/11/1978 Paris (Parc) Espagne 1-0
387 qEuro 07/10/1978 Luxembourg Luxembourg 3-1
386 qEuro 01/09/1978 Paris (Parc) Suède 2-2
385 CM 10/06/1978 Mar del Plata* Hongrie 3-1
384 CM 06/06/1978 Buenos Aires* Argentine 1-2
383 CM 02/06/1978 Mar del Plata* Italie 1-2
382 Amical 19/05/1978 Villeneuve d’Ascq Tunisie 2-0
381 Amical 11/05/1978 Toulouse Iran 2-1
380 Amical 01/04/1978 Paris (Parc) Brésil 1-0
379 Amical 08/03/1978 Paris (Parc) Portugal 2-0
378 Amical 08/02/1978 Naples Italie 2-2
377 qCM 16/11/1977 Paris (Parc) Bulgarie 3-1
376 Amical 08/10/1977 Paris (Parc) URSS 0-0
375 Amical 30/06/1977 Rio de Janeiro Brésil 2-2
374 Amical 26/06/1977 Buenos Aires Argentine 0-0
373 Amical 23/04/1977 Genève Suisse 4-0
372 qCM 30/03/1977 Dublin Rep. d’Irlande 0-1
371 Amical 23/02/1977 Paris (Parc) Allemagne 1-0
370 qCM 17/11/1976 Paris (Parc) Rep. d’Irlande 2-0
369 qCM 09/10/1976 Sofia Bulgarie 2-2
368 Amical 01/09/1976 Copenhague Danemark 1-1
367 Amical 22/05/1976 Budapest Hongrie 0-1
366 Amical 24/04/1976 Lens Pologne 2-0
365 Amical 27/03/1976 Paris (Parc) Tchécoslovaquie 2-2

[1dont l’histoire est racontée dans l’article Les carrés magiques (1) : Tigana, Fernandez, Giresse, Platini.

[2Platini forfait, Hidalgo aligne Tigana, Genghini et Giresse au milieu.

[3Notamment dans le livre de Vincent Duluc, Au cœur des Bleus, Stock. Lire l’article De l’art compliqué d’être sélectionneur.

[4Comme il l’explique à Vincent Duluc dans Au cœur des Bleus.

[5Ces matches sont recensés sur le site SelectionA.

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