Qui sont les survivants de France-Brésil 1958 ?

Publié le 26 mai 2018, mis à jour le 4 juin 2018

Après la disparition le 26 mai de Roger Piantoni, il ne reste plus que deux participants français de la demi-finale en Suède : les attaquants Fontaine et Wisniewski. Du côté brésilien, Pelé et Zagallo sont toujours là.

Actualisation d’un article initialement publié le 12 avril 2018.

Roger Piantoni, l’un des quatre membres du carré magique offensif de 1958, est le neuvième est le huitième Bleu titulaire du France-Brésil de Solna à tirer sa révérence, le 25 mai 2018, à 86 ans et 6 mois. Le premier avait été le défenseur Raymond Kaelbel le 17 avril 2007, suivi en 2008 du gardien Claude Abbes (le 11 avril) et du capitaine Robert Jonquet (le 18 décembre). Le 27 février 2012, c’était au tour du demi Armand Penverne, puis, le 13 août 2013, de l’attaquant Jean Vincent et, le 3 octobre 2014, du demi Jean-Jacques Marcel. Le 3 mars 2017, le football français (et mondial) perdait l’un de ses plus grands représentants, Raymond Kopa, avant le décès du défenseur André Lerond le 8 avril 2018.

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Il ne reste donc plus que deux titulaires français encore en vie : le plus jeune de la liste des 22, Maryan Wisniewski, âgé de 21 ans et 4 mois au moment de la Coupe du monde 1958 et Just Fontaine (né le 18 août 1933). Avec Jean Vincent et Raymond Kopa derrière eux et Roger Piantoni à gauche, ils formaient une attaque irrésistible (23 buts en 6 matchs).

Six remplaçants octogénaires

Parmi les onze remplaçants, les deux gardiens Dominique Colonna et François Remetter (89 ans tous les deux) sont toujours là, tout comme le défenseur Robert Mouynet (88 ans), le demi Bernard Chiarelli (84 ans) et les attaquants Yvon Douis (82 ans) et Raymond Bellot (88 ans).

Debout : Kaelbel, Snella, Chairelli, Mouynet, Douis, Wisnieski, Marche, Vincent, Lerond, Abbes, Laffont, Marcel, Bruey, Hnatow, Remetter et Jonquet. Assis : Penverne, Piantoni, Kopa, Batteux, Thépot, Nicolas, Fontaine, Colonna, Oliver, Bliard, Hainaut.
Debout : Kaelbel, Snella, Chairelli, Mouynet, Douis, Wisnieski, Marche, Vincent, Lerond, Abbes, Laffont, Marcel, Bruey, Hnatow, Remetter et Jonquet. Assis : Penverne, Piantoni, Kopa, Batteux, Thépot, Nicolas, Fontaine, Colonna, Oliver, Bliard, Hainaut.

Cinq autres sont décédés : le défenseur Roger Marche, le seul parmi les 22 à n’avoir pas vécu assez longtemps pour voir les Bleus devenir champions du monde (il est mort le 1er novembre 1997 dans sa 74e année) et le 21e siècle, les demis Maurice Lafont (le 8 avril 2005 à 77 ans), Casimir Hnatow (le 16 décembre 2010 à 81 ans) et Célestin Oliver (le 5 juin 2011, à 80 ans) et l’attaquant Stéphane Bruey (le 31 août 2005 à 72 ans). A noter les cas particulier de Robert Mouynet et de Casimir Hnatow, qui n’ont jamais disputé la moindre minute en sélection et qui n’ont donc pas le statut d’international.

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L’air scandinave, ça conserve

Enfin, il est intéressant regarder la longévité de ces vingt-deux là, tous nés entre le milieu des années 20 (mars 1924 pour le doyen Roger Marche) et la fin des années 30 (février 1937 pour le benjamin Maryan Wisnieski). Seuls quatre d’entre eux sont morts avant leur 80e anniversaire et trois autres ont dépassé 85 ans. Et les huit survivants vont de 81 ans et 2 mois pour le plus jeune (Wisnieski) à 89 ans et 8 mois pour le plus âgé (François Remetter). Rappelons que l’espérance de vie à la naissance pour un homme né en 2016 est légèrement supérieure à 79 ans.

Côté brésilien, ils ne sont plus que deux

Même s’ils étaient plus âgés que les Bleus, les Brésiliens ont vu leurs rangs s’éclaircir prématurément : sur les onze titulaires de Solna, deux sont encore en vie. Le premier est bien sûr le plus jeune de la bande, qui n’avait que 17 ans et 8 mois en juin 1958. A 77 ans, Pelé est toujours là, même si sa santé a été défaillante depuis quelques années et qu’en janvier dernier, il a été hospitalisé suite à un malaise. Le second, c’est Mario Zagallo, 86 ans, qui a gagné les éditions 1958 et 1962 sur le terrain et celles de 1970 (sélectionneur) et 1994 (adjoint) sur le banc.

Le Brésil après sa victoire en finale contre la Suède. Debout : Djalma Santos (à la place de De Sordi), Zito, Bellini, Nilton Santos, Orlando, Gilmar. Accroupis : Garrincha, Didi, Pelé, Vava, Mario Zagallo.
Le Brésil après sa victoire en finale contre la Suède. Debout : Djalma Santos (à la place de De Sordi), Zito, Bellini, Nilton Santos, Orlando, Gilmar. Accroupis : Garrincha, Didi, Pelé, Vava, Mario Zagallo.

Ils n’auront pas connu la fin tragique de leur alter ego Mané Garrincha, mort à 49 ans, en janvier 1983, fracassé par l’alcool. Didi a quitté ce monde en mai 2001 à 71 ans, suivi de près par Vava (en janvier 2002, à 67 ans). Le défenseur Orlando est le quatrième de la liste, en février 2010 (74 ans). L’année 2013 est terrible pour les champions du monde 1958, avec coup sur coup les disparitions du gardien Gilmar (83 ans) et du défenseur De Sordi (82 ans) en août, puis de Nilton Santos (88 ans) en novembre). Le capitaine Luis Bellini est mort en mars 2014 (à 83 ans) et Zito en juin 2015 (82 ans).

Côté remplaçants, quatre sont encore en vie : les milieu Dino Sani (85 ans) et Moacir (81 ans) et les attaquants Pepe (83 ans) et Altafini (79 ans). Les sept autres ont morts plutôt jeunes, hormis le défenseur Djalma Santos (en 2013 à 84 ans) : les défenseurs Zozimo (en 1977 à 45 ans) et Oreco (en 1985 à 52 ans), le gardien Castilho (en 1987 à 59 ans), les attaquants Dida (en 2002 à 68 ans) et Joel (en 2003 à 71 ans) et Mauro Santos (en 2002 à 72 ans).

pour finir...

Merci à Alain Dautel qui m’a fourni un récapitulatif complet des 22 Bleus de 1958 à partir duquel j’ai pu écrire cet article.

A paraître le 14 novembre

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